Une affaire de crédibilité

Une citation qui en dit long sur la productrice de « L’illusion tranquille », Joanne Marcotte:

« Je ne lisais pas les journaux il y a trois ans. »

Ce à quoi Marc Larendeau a répondu qu’il a suivi, lui, l’actualité depuis 30 ans et que ce sont bien plus les économistes néo-libéraux que les syndicalistes qui forment un nouveau « clergé » au Québec.

Une entrevue à écouter chez Christiane Charette (même si elle est plutôt moyenne).

2 commentaire

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  • Ça me paraît évident que la réalisatrice n’a pas commencé à lire les journaux il y a trois ans. J’imagine qu’elle voulait dire qu’elle avait commencé à les lire de manière plus critique, ou sous un autre angle, j’sais pas. Sinon, voyons… Comment aurait-elle pu produire un film aussi riche que L’Illusion tranquille?

    C’est un pamphlet, soit. Il prend position d’une seule manière: en osant poser des questions tabous. Et la preuve que ces questions sont tabous, c’est la réaction é-pi-der-mi-que, presque violente (y compris celle de Marc Laurendeau, qui se vante d’être objectif, sinon neutre), des gens qui lui accordent une note de 1 ou de 2 sur 10. Les mêmes, peut-être, accordent une note parfaite ou quasi parfaite aux films de Michael Moore et à celui de Al Gore. Ce serait mon cas, si je les notais. Vous voyez. Je trouve inadmissible que les voitures prennent autant de place dans nos vies, particulièrement dans les zones urbaines. Ça m’écÅ“ure que des entreprises n’aient aucune autre valeur que l’argent et le développement aveugle (donc irresponsable), sans penser aux conséquences sur le développement à long terme et sur les communautés. Vous aimerez sans doute The Corporation, si vous pensez comme moi. Et parlant des corporations, elles inspirent fortement les centrales syndicales du Québec, qui ont tout intérêt (oui, oui : intérêt financier) à ce qu’un plus grand nombre de gens soient syndiqués (ils rapportent plus). Les clauses orphelins, imaginées par ces mêmes centrales et dénoncées par l’ADQ, étaient un bel exemple de discrimination et de non-solidarité des corporations syndicales. Si on revient au film L’Illusion tranquille, je trouve étonnant que des gens n’aient pas noté les (très) nombreuses données (des faits, oui : des faits et des faits) qu’il nous livre, déclarant avec toute la malhonnêteté intellectuelle qu’ils affichent que le film L’Illusion tranquille ne donne que des opinions. Je ne suis pas économiste, ni prof de philosophie, ce serait donc très (très, très) présomptueux de ma part de mettre en doute les données (et les opinions) des chercheurs de haut niveau que les réalisateurs du film nous présentent.

    Ce film est un pamphlet. Je ne collerai aucune étiquette traditionnelle (gauche ou droite) aux auteurs du film, même si le producteur (Denis Julien) se considère de « droite fiscale » (par opposition à droite morale, ce qui n’a rien à voir). Dans mon livre à moi, comme disent les anglophones, les gens de droite sont des réactionnaires conservateurs qui craignent tout changement. Or, c’est exactement le contraire que fait L’Illusion tranquille : il remet en question un establishment qui refuse tout questionnement depuis plus de quarante ans. Ils ont eu le courage financier de le produire eux-mêmes, en puisant uniquement dans leur compte de banque. En fait, ils n’avaient pas le choix : au Québec, aucune institution publique n’aurait accepté de produire un film qui remet en question le système.

    Comme à Cuba, en Corée du Nord ou en Chine, aucun producteur n’aurait pu avoir un coup de pouce (financier ou autre) pour tourner un film qui dénoncerait les abus des institutions de ces pays.

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