Observatoire de campagne électorale

Les Français commencent à l’avoir pas mal en termes d’utilisation efficace de l’autoroute de l’information. Le site Politique2.fr est un observatoire ajustable de la campagne électorale française qu’il serait sans doute pertinent d’imiter de par chez nous.

À voir: Politique2.fr – Actualités et débats politiques liés aux éléctions présidentielles sur une page

Mauvaise foi

Dans le Devoir de ce matin, Louis Cornellier déboulonne assez efficacement les mythes véhiculés par le documentaire de Joanne Marcotte, “L’illusion tranquille“. Il s’attaque aussi à “l’ubiquiste” Richard Martineau qui aurait vanté ledit documentaire récemment.

“L’ubiquiste Richard Martineau, qui les a trouvés bien bons, tentait de désamorcer, cette semaine, d’éventuelles critiques à leur égard. «Ils vont dire, annonçait-il en parlant de ceux qui dénonceront ce document, que c’est de la vulgaire propagande de droite, un brûlot antisyndical écrit et mis en scène par des militants de l’ADQ, du Conseil du patronat et de l’Institut économique de Montréal.» Eh bien oui, on va le dire, parce que c’est ça.”

Il me semble que les ficelles de la propagande de droite sont beaucoup plus grosses que celle de la gauche, dans la guerre entre “lucides” et “solidaires”.

À lire: Essais québécois – L’imposture tapageuse

La procrastination en hausse

Une étude du professeur Piers Steel de l’Université de Calgary conclut que la procrastination augmente au sein de la société et qu’elle rend les gens “plus pauvres, plus gros et malheureux”, rapporte l’AP.

Selon l’auteur de l’étude, en 1978, seuls 5% des États-Uniens se disait “procrastineur chronique”, un taux qui est maintenant passé à 26%. M. Steel, qui a par ailleurs terminé son étude cinq ans en retard, estime que le PNB des États-Unis pourrait augmenter de 50 milliards de dollars si on interdisait l’utilisation du courrier électronique.

En voilà un avec qui Lucien Bouchard s’entendrait bien.

Dans le même ordre d’idées, le désormais célèbre site des Têtes à claques vient d’être banni par le conseil scolaire d’Ottawa. On invoque dans ce cas-ci l’impertinence des vidéos, mais on peut penser que le temps perdu à visionner ces clips à l’école ou au boulot pèse dans la balance. Il en va de même du temps consacré à YouTube et ses émules, qui sont loin d’être garants d’un contenu de qualité, comme l’explique Michel Leblanc.

Parions que les filtres utilisés par les entreprises pour bloquer l’accès à certains sites se feront dans l’avenir beaucoup plus restrictifs.

Via: Smart Mobs: Procrastination a growing trend: Diversions like electronics at work, home are to blame, study shows

Mythes et réalités dans l’histoire du Québec (tome 1), de Marcel Trudel

Professeur émérite de l’Université d’Ottawa, Trudel offre un nouvel éclairage sur quelques événements marquants ou pas de l’histoire du Québec, des expéditions de Jacques Cartier à la conquête, en passant par les prétentions de Jean Talon et les élucubrations de Madeleine de Verchères. Il en profite aussi pour dresser le portrait de la société « canadienne » à différentes époques, et selon différents thèmes.

Entre autres, le professeur nous entretient avec force détails des dangers d’une traversée de l’Atlantique au XVIIIe siècle. On se rend compte que le succès d’une chevauchée maritime de nos ancêtres était aussi aléatoire que sa durée et que survivre aux éventuels naufrages, maladies et attaques de pirates relevait de l’exploit. Il est aussi question dans Mythes et réalités dans l’histoire du Québec, des conséquences de la conquête anglaise, qui selon l’auteur, n’aura pas apporté que des inconvénients.

Quant à l’intendant Jean Talon qui sévit en Nouvelle-France entre 1665 et 1672, Marcel Trudel appelle à une réévaluation de ses exploits. Selon lui, Talon aura eu « beaucoup de chance en historiographie », alors que les historiens à Chapais, Groulx, Lanctôt et Rumilly l’élevaient au rang de « génie ». Or, Trudel rappelle que Talon s’est déclaré malade sur une grande partie des quelques années passées en Nouvelle-France. Toujours indisposé, Talon n’a donc pu exercer ces fonctions sur de grandes périodes et n’aura visité Montréal qu’une fois. Piètre administrateur, l’intendant aurait aussi grandement exagéré les statistiques sur l’État de la colonie, se serait attribué les réalisations des autres, et aurait détourné des fonds de l’État.

Pour l’historien, la légende de Madeleine de Verchères aurait aussi grandement été amplifiée par… Madeleine de Verchères. En 1692, âgée de 14 ans, la demoiselle aurait repoussé une attaque iroquoise envers le fort de Verchères, puis raconté son histoire sur 279 mots. 40 ans plus tard, la même Mme. de Verchères rédigeait une seconde version de 1900 mots de son aventure. C’est toutefois cette version remplie d’invraisemblances qui aura plus tard été reprise par divers historiens et écrivains, se désole l’auteur.

Enfin, Marcel Trudel consacre un chapitre fort intéressant aux pratiques religieuses plutôt rigoristes de nos ancêtres :

« Depuis d’ailleurs le XIXe siècle, on vivait dans une peur maladive de tout ce qui se rapportait au sexe. Les gens ne pouvaient pas communier le jour de leur mariages, à cause, ai-je compris, de ce qui va se passer le soir même. On a dû vous mentionner déjà ces jaquettes trouées par-devant, à l’endroit stratégique, pour éviter que l’épouse ait à dévoiler son corps, jaquettes dont j’ai vu un exemplaire dans une exposition historique ; et plusieurs fois, on a entendu parler de ces maris d’autrefois qui n’auraient jamais vu complètement nu le corps de leur trop chaste épouse. »

Le premier tome de Mythes et réalités dans l’histoire du Québec est tout à fait accessible et des plus pertinent. Il ne sert à rien de rappeler l’importance de connaître l’histoire de son pays, et cet ouvrage, comme probablement les deux tomes qui le suivent, y contribue avec éloquence.

Mise à jour de Cent Papiers

Je viens de terminer une mise à jour de Cent Papiers. Plusieurs modifications mineures sur la forme du site ont été effectuées, ainsi que quelques changements dans la structure. Voici une liste (peut-être non exhaustive) des modifications:

  • Passage à Spip 1.9.1.
  • Augmentation de la largeur du site.
  • Distinction entre les articles et les brèves.
  • Intégration du moteur de recherche interne de Spip (plutôt que Google).
  • Nouvelles icônes (source).
  • Mise à jour du système de votation (source).
  • Affichage du dernier vidéo, d’un nuage de mots-clés, des derniers commentaires et de la liste des sympathisants en Une.
  • Plus grande emphase sur les sites Web personnels des rédacteurs pour leur donner plus de visibilité et encourager la participation.
  • Palmarès des rédacteurs sur plusieurs pages du site, pour motiver les rédacteurs.
  • Les rédacteurs sont reconnus dans les commentaires.
  • Décompte du nombre de commentaires.
  • Incitation à s’enregistrer pour commenter.
  • Système rudimentaire de plaintes.
  • etc.

Bon, ce n’est sûrement pas au point, mais ça avance pas à pas ! Aussi, quelques petits partenariats sont en préparation.

Fanatique.ca paiera ses rédacteurs "citoyens"

Émile de fanatique.ca et humourqc.com planifiait depuis quelques temps redistribuer les revenus publicitaires de fanatique.ca aux rédacteurs du site. Comme Cent Papiers, Fanatique offre la possibilité à tous de s’inscrire et de soumettre des nouvelles. Puisque le site présente de la publicité, il est tout à fait logique de partager les revenus publicitaires.

“Je vais donc diviser les revenus publicitaires mensuels de la manière suivante :

  • 30% me reviennent, afin d’assurer le maintient du site, son hébergement et tous les à-côtés;
  • 70% redistribués parmi la communauté, sous forme de tirages mensuels.

Les tirages en question se feront avec un système de jetons de participation qui seront égaux au nombre d’articles postés par un membre au cours de la période déterminée. Par exemple si un utilisateur a posté 8 articles en janvier, il aura 8 chances de gagner – et pourra incidemment gagner plus d’une fois! Chaque mois il y aura 5 gagnants qui se partageront chacun une part de égale (20%) des revenus redistribués.”

Il s’agit certainement d’un concept intéressant. Certaines études (citées dans Yochai Benkler, The Wealth of Networks, il me semble) ont démontré que payer de petites sommes aux contributeurs d’un site n’avait pas d’ascendence sur leur motivation. Leur offrir la possibilité de remporter un montant substantiel est probablement beaucoup plus motivant. Il s’agit là d’un facteur qui favoriserait un “produit” diversifié, même si considérer aussi la qualité des articles sera peut-être un critère dont il faudrait tenir compte.

Nous avons fait le choix chez Cent Papiers (que je suis d’ailleurs en train de rénover) de ne pas, pour l’instant, présenter de publicité par soucis d’indépendance. Néanmoins, s’il advenait qu’il soit un jour nécessaire d’en arriver là, la proposition d’Émile sera sans doute à considérer.

L’annonce: Gérant d’estrade » Blog Archive » Grande annonce!

Les logiciels piratés

Nicolas Ritoux nous résume quelques films qu’il s’est tapé durant le temps des fêtes, en mettant l’emphase sur les anachronismes qu’ils présentent à propos du piratage de logiciel.

Il est en effet assez drôle de voir la panoplie des logiciels volés s’empiler dans un garde-robe, dans le très bon film “Le couperet”. Quant à “Miami Vice”… je ne me suis probablement pas rendu au moment où ils mettent coke, héroïne et logiciels piratés dans un même paquet.

Ça me fait penser au film culte de l’époque où j’avais entre 16 ans et 16 ans et demi: Hackers. On s’est regardé quelques extraits l’autre jour, en français, et c’est assez rigolo. On y voit entre autre Angelina Jolie et ses comparses appeler à un “piratage de la planète”, et “l’élite” des hackers se passer sous la table de gigantesques livres expliquant le fonctionnement de Unix.

En tout les cas, on ne peut pas soupçonner “Hackers” d’être victime du complot évoqué (comiquement) par Nicolas.

Vu Lu Su » Blog Archive » Coke, héroïne, logiciels piratés

RBO et tout

À la demande générale de personne, je me prononce sur le Bye Bye de RBO: c’était pas mal bon. Particulièrement Zouf Story et Pénétration Double, les faces de mépris, et Jacques Demers (la muse du Sportnographe).

Infoman aussi était bien, quoiqu’un peu trop complaisant envers le Hezbollah. Mais bon, Jean-René Dufort n’est pas un “journaliste”. Sinon, c’eut été bien de n’avoir que des reportages inédits…

Quant à Laflaque, c’est toujours aussi pourri. Ça a pourtant tellement de potentiel. On verrait plus un mélange des Guignols et de Colbert, mettons.