Éducation: l’obsession de la bonne note

Les jeunes de nos jours, à tous les niveaux, sont obsédés par leurs notes. Il leur faut un A, sinon, c’est un échec.

Pourquoi cet effritement du français ? Une piste parmi d’autres : « Ce qui prime depuis les années 2000, c’est l’évaluation, ce n’est pas l’enseignement, et encore moins l’apprentissage. L’examen de français de 5e secondaire, c’est à pleurer ou à se tordre de rire, c’est une fumisterie totale. On commence à préparer les élèves en 4e secondaire pour rentrer dans la grille du ministère. Ce sont des examens très faciles à réussir si on a appris la recette. Or, les profs enseignent la recette. »

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a beau avoir interdit formellement les notes gonflées, Suzanne-G. Chartrand affirme que les profs de tous les niveaux, du primaire jusqu’à l’université, subissent une « pression quotidienne » pour qu’il y ait de bonnesmoyennes de groupe et éviter les échecs. « C’est la course à la diplomation », dit-elle.

À lire: www.ledevoir.com/societe/education/530221/les-indignes-de-l-education

Laisser un commentaire