Respecter les mesures sanitaires n’est pas gratifiant

Intéressant article dans le Soleil qui explique pourquoi les mesures sanitaires, même si on sait quelles sont nécessaires, ne sont pas toujours suivies.

C’est d’ailleurs là un aspect particulièrement problématique de la lutte contre la COVID-19, renchérit Mme Bélanger-Gravel. «Quand on décide de changer nos habitudes de vie, dit-elle, souvent les gens vont se demander : est-ce que c’est avantageux pour moi? Si la réponse est oui, ils vont souvent l’essayer et, dans nos modèles, on voit que les gens poursuivent le nouveau comportement s’ils ont des gratifications. Or dans le cas de la COVID-19 et des mesures sanitaires, l’avantage est de ne pas tomber malade, mais ce n’est pas une gratification, ça, c’est un non-événement. Et il demeure possible de ne pas tomber malade même sans respecter les règles, alors du point de vue de la gratification, c’est plus ambigu. C’est sûr que l’idée d’aider la collectivité peut être une gratification en elle-même, l’être humain est altruiste, mais il y a des limites à ça aussi.»

Semble-t-il que le bien commun n’est pas un incitatif suffisant.

Bizarrement, on peut lire dans l’article que les gens qui suivent le plus les mesures sanitaires sont ceux qui « se soucient davantage de leurs finances personnelles, de l’économie de leur pays et d’un «retour à la normale».

Pourtant, ceux qui en ont contre les mesures sanitaires invoquent la plupart du temps leurs effets néfastes sur l’économie. Ne comprennent-ils pas que c’est de mater la pandémie qui permettra de rouvrir l’économie?

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