goudaille

Comme dans "good eye Denis".

Infocalypse!

Oui, l’infocalypse.

Non, ça n’a rien à voir avec les cotes d’écoute de RDI. On parle plutôt ici de l’apocalypse de l’information en général.

C’est un terme qu’ils emploient dans un entretien du site Buzzfeed avec Aviv Ovadya où l’on démontre vers quel gros tas de chnoutte de post-vérité l’on se dirige.

Bien sûr, on connaît déjà la place que prennent les fausses nouvelles dans notre monde médiatique. Ces fausses nouvelles qui sont amplifiées par les géants de l’internet qui mettent la priorité sur les clics, les likes et les partages.

Une situation qui fait que ce sont souvent des contenus extrêmes qui sont les plus populaires.

Ce n’est pas pour rien que Marie-Chantal Toupin est devenue virale. 
Et là, je ne parle pas de sa petite grippe mais de ses statuts intempestifs en majuscule. Il n’existe aucun vaccin pour ça, malheureusement.

Les gens sont attirés par ces contenus-là. Ils tombent dans les pièges à clic.

Une femme enceinte d’un compteur d’Hydro-Québec? Si le courant passait entre les deux, ça s’peut.

Une pharmacienne qui devient millionnaire grâce à la pensée magique? C’est écrit dans un livre, ça doit être vrai.

Canadien va faire les séries? Renaud Lavoie l’a dit, alors pourquoi pas?

Même moi je me fais avoir parfois par les fausses nouvelles. Il y a quelques années, une capture-écran de TVA circulait et présentait le sous-titre suivant: “Déplacements difficiles en estie”, plutôt qu’en Estrie.

Or il s’agissait d’une image trafiquée.

Probablement que plusieurs personnes croient encore que c’est vrai et pensent que TVA n’est pas un média fiable. Le mal est fait. La réputation de Mario Dumont en est peut-être entachée.

Les gens se font avoir comme des petits pains chauds par les fausses nouvelles.

Et bientôt, ce sera encore pire grâce à l’intelligence artificielle et aux nouveaux applications qui pourront faire dire n’importe quoi à n’importe qui.

Vous direz peut-être qu’on peut déjà faire dire n’importe quoi à n’importe qui: suffit de mettre le bon montant sur la table. Richard Martineau n’est effectivement pas devenu conservateur par magie.

Mais on parle ici de faire dire n’importe quoi à n’importe qui à l’insu de son plein gré.

C’est même déjà possible. On est maintenant capable de synthétiser la voix de quelqu’un pour lui faire dire des mots qu’il n’a pas dit. Et faire fitter ça avec des images. À Standford, ils ont déjà réussi à faire de faux discours de Barack Obama assez réalistes.

Donc, on pourrait créer des vidéos du vrai Vladimir Poutine qui déclare la guerre à la Chine et faire circuler ça. On pourrait créer une vidéo de Gaétan Barrette qui annonce sa démission suite à une pétition et l’envoyer à LCN (fake news, malheureusement). On pourrait créer des vidéos où Donald Trump tiendrait des propos incohérents, racistes ou misogynes?

Imaginez ce monde-là.

Toujours à l’avant garde, le monde de la pornographie nous offre déjà de ce genre de vidéo où l’on voit les ébats sexuels d’actrices de tout nus auxquelles on a superposé le visage de Scarlett Johanson ou d’Ivanka Trump.

Et on n’y voit que du feu (à ce qu’il paraît). Ils appellent ça du “deep fake” d’ailleurs. Ç’est fou les choses qu’on essaie de nous rentrer dans le fond de la gorge de nos jours.

Le monde est en train de se transformer en un épisode de Black Mirror. On aurait tous préféré qu’il se transforme plutôt en épisode de Chambre en ville, où malgré leurs différences, les chambreurs de Louise Deschâtelets finissent par tisser des liens et former une belle grande famille.

Mais non, ce n’est pas ça.

Cette technologie-là va bientôt permettre à des faussaires de faire lire des fausses nouvelles par des gens crédibles. Genre un faux Patrice Roy qui reçoit un faux François Bugingo pour parler de la Libye. Ou un vrai François Bugingo. Dans ce cas-ci, ça revient au même.

Les fraudes seront bien sûr encore plus sophistiquées, selon Aviv Ovadya.

Imaginez un arnaqueur qui serait allé espionner vos réseaux sociaux et qui vous fait croire qu’il est un de vos amis. Il vous demande de l’argent qui va permettre de vous aider plus tard.

Une technique digne d’Assurances Desjardins. À la fois horrible et inquiétant.

Les gens se faisaient avoir par les Prince nigérien, alors imaginez quand ce sera votre faux beau frère qui veut vous emprunter de l’argent.

L’infocalypse, c’est quand le faux aura l’air plus vrai que le vrai. C’est demain.

On mise sur la naïveté mais aussi sur l’apathie des gens qui s’en foutent un peu de savoir ce qui est vrai ou pas, tant que ça fitte avec ce qu’ils pensent.

À quoi va ressembler ce monde là? À un épisode des Squelettes dans le placard, on sait pas ce qui est vrai, on sait pas ce qui est faux, pis on comprend même pas les règles.

Pour écouter la version audio de cette chronique, c’est ici.

Traitement de canal – Semaine du 12 février 2018

Grosse semaine, c’est le début de la saison 6 de La voix.

Déjà six saisons. Ça passe vite.

En même temps, avec des juges comme Lara Fabian, Garou et Éric Lapointe, on dirait que c’est l’édition de 1998 qu’ils nous repassent.

Heureusement, il y a aussi Alex Nevsky qui a eu une promotion. Avant il était à La la la lalala la la voix junior.

Ne manquez pas non plus Cheval-serpent: mercredi 21h. Je l’ai jamais regardé, mais je crois que c’est un documentaire animalier mettant en vedette le serpent de Francisco Randez et la moufette sur la tête d’Élise Guilbault.

Les perruques dans les séries télé, c’est non. Les perruques en général, dans la vie, c’est non aussi.

Sinon, aux Feux de l’amour, encore une grosse semaine.

Après avoir réalisé que Daisy et Ryder sont les enfants de Sheila, Lauren tente de convaincre Daisy de ne pas laisser la situation se dégrader davantage et la police traite la mort d’Adam comme un homicide.

Il y a plus de rebondissements dans un épisode des Feux de l’amour que dans toute ma vie à date.

Plusieurs bons films cette semaine.

Air bagnard, dimanche 16h30 à Musique plus.

C’est l’histoire d’un avion de prisonniers. À ne pas confondre avec Bombardier qui est prisonnier d’un avion.

C’est avec l’excellent Nicolas Cage.

Nicolas Cage qui a fait faillite après avoir gagné environ 150 millions dans sa carrière d’acteur. Il s’est notamment acheté 15 villas, deux châteaux et des os de dinosaures valant plusieurs millions de dollars.

Clairement un qui n’a pas lu Pierre-Yves McSween.

Il aurait pu se poser la question: des os de dinosaures, en as-tu vraiment besoin?

Vous pourrez aussi voir Édouard aux mains d’argent, qui est aussi le surnom de Marc-Yvan Côté dans le milieu.

Marc-Yvan aux mains d’argent.

Johnny Mnémonique. Un film avec Keanu Reeves qui se plante une clé usb dans tête.

TFO cette semaine diffuse le film Ti-cul Tougas avec Gilbert Sicotte. Un film coup de poing.

Sinon, drôle de hasard, le film français La moustache sera diffusé cette semaine.

L’histoire d’un homme qui se rase la moustache après l’avoir portée toute sa vie et personne ne remarque rien.

Clairement, il n’avait pas de Jean-François Lisée dans son entourage, ce gars-là.

Pour les célibataires, le soir de la St-Valentin, je vous invite à regarder les reprises de Coup de foudre à V Télé. Ça devrait vous rassurer de ne pas être en couple.

La guerre des clans n’existe plus, mais vous pouvez continuer de regarder Family Feud tous les jours.

Comme disait Katerine Levac dans son spectacle, la guerre des clans, cette émission où tu dois te battre contre le manque de culture des gens. Fallait être là.

Au Temps d’une paix, 18h30 lundi: “Pendant que Mémère fait une sieste, Joseph-Arthur courtise Rose-Anna et Juliette se rend chez le curé pour lui parler de l’âge de Mémère Bouchard.”

L’émission dure le temps d’une sieste de Mémère. Le rythme en télé était différent à l’époque.

On apprenait cette semaine qu’Entrée Principale et Marina allaient présenter moins d’émissions l’année prochaine. Profitez-en pendant qu’ils sont encore là.

À Marina cette semaine, on apprend à curer une pipe et on cuisine de la crème Budgwig.

Sinon, y’a Judge Judy tous les jours, une Anne-France Goldwater plus raffinée qui passe tous les jours à ABC à 17h.

À Super Écran lundi à minuit, le drame de moeurs “Ma soeur est lesbienne”.

Pour vrai, c’est écrit “drame de moeurs”. Je présume que c’est l’histoire dramatique d’une fille qui sort sa soeur du garde-robe sans son consentement.

Y’a aussi l’émission Rire et délire à tous les jours à V Télé, pour ceux qui n’ont pas accès à Youtube pour regarder des vidéos cocasses, ou qui s’ennuient de Bruno Landry.

District 31 change d’horaire à cause des olympiques. Faites vous pas avoir. Vous allez pogner un down quand vous allez tomber sur du bobsleigh plutôt que sur Luc Picard.

Pour écouter la version audio de cette chronique, c’est ici.

Traitement de canal – Semaine du 5 février 2018

Grosse semaine de télé.

D’abord, selon TV Hebdo, l’émission Vendre ou rénover cherche des candidats.

C’est à Canal Vie. Parce que rénover, ça fait partie de la vie.

D’ailleurs, on apprenait cette semaine que Mariloup Wolfe et Guillaume Lemay-Thivierge avaient reçu une amende de 53,000$ pour avoir démoli un immeuble sans avoir demandé de permis.

Ça aurait pu être un bon cas pour “Vendre ou rénover”, mais ça risque plutôt de se ramasser à l’Arbitre d’Anne-France Goldwater.

Sinon, Mardi à 10h30 à TVA, vous pourrez voir “Pleins feux sur le carnaval de Québec”.

Enfin ils ont décidé de mettre le feu à ce carnaval-là!

Dans Unité 9 vous pourrez faire connaissance avec un nouveau personnage intitulé Boule de quille. On dirait qu’Unité 9 était devenue une parodie d’Unité 9.

Et si vous voulez voir les quilles à TQS, ça n’existe plus.

Sinon, après avoir été retiré des ondes, Taxi Payant est de retour avec Alexandre Barrette. À ne pas confondre avec les Téo Taxis pas payants d’Alexande Taillefer. C’est donc Mardi 19h30 à V télé pour Taxi payant, et deux heures plus tard pour Téo Taxi si vous l’appelez tout de suite.

Aux Feux de l’amour: « Victor annonce à Billy, à Phyllis et à Nick que le détective Pomerantz a ouvert une enquête sur les événements survenus au chalet. On ne sait pas s’il va leur dire: « c’est jamais arrivé, sauf une fois au chalet ». Grosse journée pour Billy, parce que peu après, il surprend Sharon au bal masqué et tente de la convaincre de quitter la ville avec lui.

On va de rebondissements en rebondissements.

Lundi 13h canal vie, beau hasard, vous pouvez voir L’appât avec Rachid Badouri: l’histoire d’un humoriste qui sert d’appât pour attirer des poissons dans une secte.

Canal vie diffuse des films puisque les films, ça fait partie de la vie.

Grosse compétition de vidanges en après-midi mercredi.

A&E présente l’émission Hoarders pendant que TLC nous offre Hoarding: buried alive. « Enterré vivant sous les vidanges ». Deux émissions sur du monde qui se ramassent pas et qui produisent des déchets sans arrêt. Un combat futile puisqu’en matière de vidanges, c’est Fox News qui remporte la guerre des cotes d’écoute.

Super écran présente mardi à minuit: Jeux de jambes dans la chambre.

Un film dirigé par le réalisateur français Greg Lansky dont je suis allé voir la fiche dans les annales du site IMDB pour voir qu’on lui doit aussi First Anal 5, la suite de first Anal 1-2-3-4 et aussi Naughty College School Girls 52.

Un réalisateur très prolifique.

Mardi: Point doc: National Geographic – Louve, chef de meute, l’histoire d’une louve qui a réussi à briser le plafond de verre en devenant chef de meute.

Une chef de meute donc, où ce que Justin Trudeau appelle une nounoune.

UNIS diffuse des reprises des Filles de caleb: Cette semaine, Ovila quitte sa femme et ses enfants après la mort de Louisa et Émilie donne naissance à un quatrième enfant.

Business as usual chez les Pronovost, comme on dit.

Et enfin, vendredi, mettez votre réveil à 5h du matin ne manquez surtout par les cérémonies d’ouverture des Jeux OIympiques de Pyeongchang, parce qu’on a envoyé tellement de monde là-bas que ça serait dommage que personne écoute ça avec leurs taxes.

Pour écouter la version audio de cette chronique, c’est ici.

Traitement de canal – Semaine du 29 janvier 2018

Voici plusieurs belles choses que vous pourriez regarder à la télé cette semaine si vous ne passiez pas votre temps sur Netflix:

À 15h30 tous les jours à Télé-Québec, si vous êtes fans d’adultes qui parlent comme des enfants, et je ne parle pas de Sophie Cadieux, vous pouvez voir les reprises de Toc toc toc. Vous allez voir que Monsieur Crackpout, c’est tout un pistolet.

Aux Feux de l’amour, une autre semaine mouvementée: « Michael suspecte que Daisy a drogué Lauren. Sharon et Nick apprennent que Faith est bel et bien leur enfant. Jack se pose de plus en plus de questions au sujet du comportement d’Emily ». Je vous rappelle qu’on parle ici de la fausse Emily, parce que la vraie est morte parce qu’elle était allergique aux poils de chats.

À 15h à CTV tous les jours, c’est le Dr. Oz, qui est un genre de Doc Mailloux sur deux pattes, mais qui ne fait pas la promotion de l’eugénisme.

Un beau film cette semaine: L’homme à tout faire. Le synopsis: « Un couple, qui a acheté une maison décrépite pour la rénover et la revendre à profit, engage un contracteur qui cache un lourd passé. »

D’ailleurs, dans les bulletins de nouvelles cette semaine, vous pourrez tout savoir du témoignage de Tony Accurso à son propre procès.

Vendredi sera diffusé le long métrage Tobby le joueur étoile: « Un garçon adopte un chien abandonné qui s’avère doué pour le basketball ». La prémisse est intéressante.

Ils ont fait trois autres films avec Tobby. Un où il joue au football, un autre au soccer et un autre au baseball. Un cinquième serait en préparation où Tobby jouerait sur le premier trio de Canadien. Ce sera le plus réaliste des cinq films.

Vous pourrez aussi voir le film La bamba aussi cette semaine.

Et vous savez, le comédien principal, Lou Diamond Philips a été arrêté pour conduite en état d’ébriété, au Texas récemment.

Ce qui est drôle, c’est qu’il s’est arrêté lui-même derrière une voiture de police pour aller lui demander des indications. Le policier a vu qu’il était paqueté ben raide, alors il l’a arrêté. À ne pas confondre avec André Boisclair qui lui jouait dans la Rumba avant de se faire arrêter.

Vous pouvez aussi regarder Danser pour gagner à 19h30 à V télé mercredi.

Je l’ai écouté la semaine passée. C’est pareil comme Soirée canadienne, mais avec un autre genre de musique.

À la joute, tous les jours à LCN à 15h58, vous pourrez voir Caroline St-Hilaire se faire mansplainer par ses collègues.

À Un chef à la cabane vendredi à 20h: on suit les aventures d’un gars qui lutte pour ne pas faire une crise cardiaque.

Dans les reprises du Temps d’une paix: « Lionel apprend à Siméon Desrosiers qu’il a retrouvé Noëlla et une dispute survient entre Juliette et son mari au sujet de la liste d’invités pour l’inauguration de la buanderie ».

Et quand la buanderie va ouvrir, au moins, ils vont pouvoir laver leur linge sale en famille.

Jeudi à 18h à Canal D, on vous présente Le grand rire de Québec 2007

Pas “le Grand, rire de Québec”, mais le “Grand rire, de Québec”.

Sexplora vendredi 22h, Lili Boisvert s’entretien avec un couple qui se dit “bitophile”. Probablement des amoureux de l’informatique.

Enfin, le 31 janvier à minuit 30, Super écran présente le film de foufounes Épouse débutante 2.

C’est le 2 pis elle est encore débutante. Peut-être un petit retard d’apprentissage ici.

Pour écouter cette chronique en format audio, c’est ici.

Onze autres perles de sagesse d’André Arthur

Semble-t-il qu’après avoir parlé d’un certain « boulevard sida » dans le quartier gai de Québec, André Arthur ait encore une fois perdu son micro.

Voici onze autres grands moments de sa carrière.

La fois où il est allé à Montréal:

« La mentalité montréalaise, je la vomis. Montréal, c’est une ville de losers. Une ville remplie de Joe connaissants qui savent rien. […] On empêche le virage à droite sur le feu rouge parce que les gens sont trop niaiseux. C’est une ville où le tiers monde gouverne la circulation, pour toutes sortes de raison y compris l’immigration. C’est une ville invivable. C’est une ville où les gens sont poignardés le samedi soir à la sortie des bars et les journaux n’en parlent pas le lundi matin, c’est pas bon pour l’image. » (écouter)

La fois où il a chialé contre les vélos en hiver:

« Ça c’est la définition d’un idiot, aujourd’hui, quelqu’un en bécique, frappez-le, soulagez-le quelque chose. » (écouter)

La fois où il découvert la source du mouvement écologiste:

« Avez-vous remarqué qu’une grande partie de l’énergie du mouvement écologiste trouve sa source dans le féminisme? Et la majorité des environnementalistes sont des nunuches. » (écouter)

La fois où il a prouvé que les changements climatiques n’existaient pas grâce à la météo du jour:

« Au cours des prochaines nuits, le mercure à Québec va descendre, -22. Fak quand y vont vous parler du réchauffement de la planète pis qu’il faut éviter d’avoir une tondeuse, pis un souffleuse, pis faut pas de pétrole quitte à crever de faim pis crever de froid, bin vous pourrez dire à ces gens-là, qui soient Castro junior ou qui soient n’importe qui d’autre: eille, s’il-vous plait, voulez vous me débarquer de sur le dos, je veux juste vivre en paix. » (écouter)

La fois où il s’est défini comme un angry white man:

« Y’a décidé d’attaquer les angry white man. Tapeu, j’en suis ptête un homme pas blanc pas content. Parce que je suis blanc, je suis pas content. Pis je suis un homme. Ça doit être moi ça. » (écouter)

La fois où il a parlé des autochtones de Val-d’Or:

« Dans le lobby du principal hôtel de val d’or, je me suis en fait offrir une pipe pour cinq piasses par une Amérindienne. Pis en plus elle n’avait pas de dents, ce qui était quand même rassurant. Pis y’a des policiers qui vivent là qui auraient payé deux-cents piasses? On a probablement affaire à une fabrication. » (écouter)

La fois où il s’est senti envahi:

« L’immigration sans assimilation, c’est une invasion. » (écouter)

La fois où il nous a parlé de son gaydar:

« Y’a été un bout de temps que des hommes avaient des sacoches, mais on s’est aperçu que c’était une bonne façon de déceler les tapettes fak les gars on arrêté d’en porter. » (écouter)

La fois où il a traité les gens de Mégantic de bougons:

« Et cette attitude de bougons qui est très répandue à Lac Mégantic. Ceux qui ont vu les voyages des bougons du sud vers le Saguenay au temps des fêtes ont vu à quel point ça peut être bougon, profiteur. N’importe qui d’un peu honnête sait quand t’as un drame, essaie de retrouver le cours de ta vie le plus tôt possible. » (écouter)

La fois où il a parlé de sa vision de la politique:

« Un dictateur en politique, c’est bin pratique, à condition que les gens vous laissent faire. » (écouter)

La fois où on s’est rendu compte que Donald Trump a rien inventé:

« Ils arrivent de leur pays de cul, parce que c’est toute des pays de cul, pis ils décident d’imposer leurs valeurs de pays de cul à nous autres, parce que ça leur fait plaisir. » (écouter)

Le steak

Aujourd’hui, Patrick Lagacé nous parle de « steak électoral« :

Mais malgré ce dévouement des militants, le steak électoral du Parti québécois est constamment grugé depuis 20 ans, exception faite d’une hausse de sept points lors de l’élection de 2008.

Pourquoi ce steak électoral péquiste est-il constamment grugé ?

La Coalition avenir Québec (CAQ) – dirigée par un ancien péquiste ! – le gruge. Québec solidaire aussi. Pendant ce temps, le steak électoral du Parti libéral du Québec, lui, reste de la même taille : petite chute de 2,88 % entre 1994 et 2014.

Bizarrement, le steak comme métaphore semble être à la mode par les temps qui courent. Son ex-collègue des Franc-tireurs, Richard Martineau, expliquait son travail ainsi, il y a quelques semaines:

« Chroniqueur, c’est la sauce piquante, la sauce pimentée qu’on met sur le steak. Le steak étant la nouvelle. Le steak étant la grosse job faite par des journalistes d’enquête qui travaillent d’arrache-pied et souvent dans l’anonymat pour sortir des grosses nouvelles. Moi tout ce que je fais, c’est que je met ma p’tite sauce sur la nouvelle pour lui donner un peu de piquant. »

Reste juste à voir si le PQ sera tenté de rehausser le goût de son steak en adoptant la sauce Martineau…

Traitement de canal – Semaine du 22 janvier 2018

Plusieurs émissions à ne pas regarder cette semaine.

Dimanche à 19h30, c’est le deuxième épisode de La Magie des Stars, « une compétition entre des personnalités qui effectuent des numéros de magie à grand déploiement ».

Philippe Bond est l’invité. On se croise les doigts pour qu’ils le fassent disparaître à tout jamais.

Autre grosse nouveauté: Face au mur jeudi soir à TVA.

Animée de main de maître par Maripier Morin.

Un concept adapté de l’émission américaine The Wall. Maripier Morin a eu l’aide de son frère pour la traduction. Elle a dit en entrevue: “Mathieu a aidé à traduire tout le jargon anglais en termes que je peux prononcer avec naturel. Il me connaît assez pour savoir que jamais je ne dirais le mot «cagnotte», par exemple. Il a donc utilisé «gains accumulés».

Pourtant, on imagine bien Maripier Morin dire le mot « cagnotte ».

On l’imagine moins bien dire les mots anticonstitutionnellement, herméneutique et vernaculaire.

C’était pas supposé être le cas au départ, mais l’émission est diffusée le jeudi soir.

Ils ont déplacé Face au mur le jeudi pour faire compétition à l’émission Danser pour gagner à V télé produite par Productions J.

On dit que ça n’a rien à voir avec les relations acrimonieuses entre Julie Snyder et son ex. Ou pas.

Danser pour Gagner a donc déménagé le mercredi.

Sinon, dans les feux de l’amour, tous les jours à 15h30, les choses se bousculent.

Cette semaine, « la fausse Emily accepte d’évaluer l’état mental d’Adam. Il va sans dire que ses conclusions surprennent beaucoup Victor, Nicholas, Sharon, Phyllis et Ashley ».

La « fausse Emily », voilà qui est intrigant. Après enquête, l’histoire veut qu’en 2009, une certaine Patty a copié le visage d’Emily grâce à la chirurgie esthétique. Emily est décédée parce qu’elle était allergique aux poils de chats, et Patty a pris sa place.

C’est donc elle, la fausse Emily. Aussi simple que ça.

Ça ferait une bonne invitée pour Denis Lévesque, tous les soirs de semaine à LCN.

450 chemin du golf joue à Prise 2 à tous les jours. Cette semaine, François Massicotte, fait des blagues de tondeuses à gazon.

Au canal Zeste, on a le Cuisinier rebelle, mercredi à 18h.

Antoine Sicotte prépare cette semaine les classiques de son père Gilbert: La soupe au lait, la crème fouettée, et surtout, la tempête dans un verre d’eau.

Vendredi à 14:00 à Historia, vous pourrez regarder l’émission “Nos ancêtres les extraterrestres”, suivit de pas moins de dix épisodes de l’émission Pawn Stars: prêteurs sur gages.

L’histoire avec un grand Ouach, comme on dit.

Jeudi à minuit à Super Écran diffuse “Les Gros seins de ma coloc” mettant en vedette Mam Steel, Bella Knockers. C’est un court métrage. Seulement 15 minutes. Alors faudra faire vite.

D’autres bons films à la télé cette semaine: Bataille navale, un film basé sur le jeu Battleship. Un film probablement réalisé par un réalisateur qui a coulé son cours de cinéma.

Espion en herbe 4. Un film inspiré de la dernière année de l’UPAC.

Et enfin, tous les jours à l’Antichambre de RDS cette semaine, vous pourrez voir Guy Carbonneau faire une dépression en direct. À ne pas manquer.

Pour écouter la version radio de cette chronique, c’est ici.

Traitement de canal – Semaine du 15 janvier 2018

À voir (ou pas) cette semaine à la télé:

Au canal Unis, si vous êtes un nostalgique et vous voulez mieux comprendre pourquoi ceux qui étaient ados dans les années 90 sont complètement buzzés, vous pouvez regarder les reprises de Watatatow à tous les jours à 17h30.

Cette semaine, Chicoine vole une palette de chocolat à Michel Couillard pis ça brasse à la Cellulose. Genre.

À tous les jours, 24h sur 24h, vous pouvez savoir combien il fait dehors en regardant Météomédia. Vous pouvez aussi savoir combien il fait dehors en ouvrant la porte de votre maison.

À Mario Dumont cette semaine: Luc Lavoie sera là tous les jours vers 11h pour nous rendre nostalgiques de Jean Lapierre. Un bel exploit.

Vous pourrez voir Le déclin de l’empire américain: lundi 2h25 sur la chaîne Cinépop et pas mal 24h sur 24h sur la chaîne CNN.

C’est aussi le retour des Pays d’en haut cette semaine. L’histoire d’un village sous l’emprise d’un réalisateur un peu trop crinqué.

Sur Fox News tous les matins, vous pourrez savoir ce que le président des États-Unis tweetera avant même qu’il le fasse en regardant Fox and friends. C’est plus précis encore que Météomédia.

Denis Lévesque recevra probablement cette semaine un ex-tôlard transgénique qui essaie de retrouver la santé après être tombé amoureux d’un aspirateur central. À ne pas manquer.

Le 17 janvier à 2h20 de la nuit, Super écran présente le documentaire: “Une vicieuse à la ville”. Le synopsis: “Dani Daniels a tout ce qu’une jeune professionnelle peut souhaiter : un emploi de rêve, une magnifique maison et un mari parfait. Malgré tout, elle décide d’explorer les charmes défendus de la ville.” Ça ressemble un peu à l’histoire de Marilou et d’Alex Champagne, sauf pour la partie 18 ans et plus.

Les feux de l’amour continuent d’être présentés à TVA à 15h30.

Pour ceux qui auraient perdu le fil de l’histoire depuis les débuts de l’émission en 1973, voici ce qui arrivera cette semaine: « Avec la complicité de Sharon, Victor et Jack parviennent à forcer Adam à admettre les torts qu’il a causés à son entourage. Après avoir fait la paix avec Kay, Tucker accepte de lui vendre assez d’actions. »

C’est suivi de Top modèle où « Zende demande Nicole en mariage pour lui montrer à quel point il tient à elle. Pendant ce temps, Ridge met la touche finale à une grande surprise. »

Beaucoup de suspense donc.

Notez enfin que les téléromans Lâcher prise, L’échappée, et Ruptures passent pas mal tous un à la suite de l’autre. Fallait y penser.

La version audio de cette chronique est disponible ici.

Peut-on faire confiance aux robots?

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Chronique (pseudo) scientifique telle que diffusée à La soirée est (encore) jeune du 12 mars 2016.

Plusieurs nouvelles sur les robots dans l’actualité récemment.

Le Georgia institute of Technology a développé un système d’intelligence artificielle appelé Quichotte qui peut lire et comprendre une histoire pour apprendre comment agir devant un dilemme éthique.

Peut-être justement qu’en lisant Don Quichotte, un robot fera de meilleurs choix éthiques que le présumé lobbyiste Jean Charest qui lui, a L’art de la guerre de Sun Tzu comme livre de chevet.

Peut-être que Jean Charest devrait lire Don Quichotte d’ailleurs. Il serait encore meilleur pour se battre contre les éoliennes et pour les pipelines.

Par contre, le Devoir s’est récemment demandé ce qui allait arriver quand les robots allaient tout faire à notre place.

Parce que selon les chercheurs de l’université Cornell, d’ici 2020, les machines intelligentes se seront entièrement fondues dans nos sociétés. Elles vont prendre des décisions à notre place et nous vivrons en symbiose avec elle.

Même que selon la société américaine de technologie Narrative Science, dans quinze ans, 90% des articles de journaux seront écrits par des robots.

Y’a déjà quelques journaux qui publient des textes sur le sport ou la finance rédigés par des robots.

Heureusement, ils ne prévoient remplacer les chroniqueurs par des robots. On en a déjà en masse, des chroniqueurs qui sont programmés pour dire toujours ce que leur propriétaire veut entendre.

D’ailleurs, on fait trop confiance aux robots. Selon une étude de la Georgia Institute of Technology (encore eux), on fait plus confiance aux robots qu’à nos propres instincts.

Pour une expérience, dans une situation d’urgence, la plupart des gens ont suivi les indications d’un robot qui leur disait de fuir dans une direction, même si leur instinct leur disait d’aller dans l’autre direction.

Ils ont même refait le test en disant que le robot était défectueux et les gens trustaient quand même plus le robot que leur instinct et finissaient par aller se pitcher dans le feu.

De là l’expression “agir comme un robot de Panurge”.

D’ailleurs, d’ici 2037, les moutons, seront remplacés par des robots et nous pourrons acheter des chandails de laine d’acier.

Il va nous falloir un robot qui a lu Isaac Asimov pour nous avertir qu’il ne faut pas toujours faire confiance aux robots.

Enfin, un ordinateur de Google, AlphaGo qui vient de battre le champion du monde du jeu de Go.

C’est un jeu qui a beaucoup beaucoup de positions possibles. 1,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000,000 possibilités, pour être précis.

Lee Se-Dol (c’est le champion du monde de Go) était plutôt confiant, mais il s’est fait planter dans les trois premiers matchs d’une série 5. Il a abandonné alors qu’il restait encore 28 minutes au premier match.

AlphaGo en a profité pour continuer sa lecture d’À la recherche du temps perdu.

La limpidité de Trump, l’ambiguïté de Trudeau

Selon les chercheurs, une partie du succès de Donald Trump, candidat à la chefferie du Parti républicain aux États-Unis serait dû à la limpidité de ses propos.

Une certaine catégorie d’individus serait en effet très inconfortable avec l’ambiguïté et préférerait se faire dire des choses offensantes et négatives qui sont très claires plutôt que des affirmations positives, mais nuancées.

C’est ce que les psychologues appellent l’intolérance à l’ambiguïté. Beaucoup moins à la mode que l’intolérance au gluten, mais beaucoup plus répandu si l’on se fie à la popularité de Trump, qui ne donne pas sa place lorsque vient le temps de dire des choses offensantes.

Cela expliquerait peut-être pourquoi la nuance est en voie de disparition chez les politiciens, mais aussi dans nos médias qui laissent de plus en plus de place à des chroniqueurs qui abusent du CAPS LOCK.

Bizarrement, si la nuance perd du terrain, ceux qui disent des choses qui ne veulent rien dire continuent de tirer leur épingle du jeu.

Ne venons-nous pas, au Canada d’élire le politicien le plus vague au monde en la personne de Justin Trudeau? Il y a eu la vague Trudeau. Nous avons maintenant « le » vague Trudeau. Même lorsqu’on fait abstraction de la syntaxe déficiente de ses phrases, il est difficile de saisir l’essence de ses propos.

Le premier ministre utilise souvent les mots « vision », « monde meilleur » et « prochaines générations » pour parler du Canada. Ça sonne bien, mais ça ne fait pas des enfants forts.

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C’est bien beau de vouloir devenir le « plusse » meilleur pays, mais il faut un plan. Quelque chose de concret. Pas juste des esquisses.

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De même, Pierre-Karl Péladeau, qui n’est pas particulièrement subtil, ne donne pas sa place en matière de phrases difficiles à suivre. Il a particulièrement abusé de pléonasmes pour défendre son utilisation (ou pas) de paradis fiscaux.

Comme la fois où Pierre Arcand lui a demandé s’il avait demandé à Québécor de ne pas faire d’évitement fiscal.

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Au chapitre du vide intersidéral, la ministre Francine Charbonneau (oui oui, elle est encore ministre), ne donne pas sa place.

Ses phrases sont souvent harmonieuses, mais vides.

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Elle dit tout et son contraire, mais personne ne s’en rend compte tellement elle est ambiguë.

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Malgré tout, nous avons élu ces personnes.

Peut-être que la catégorie d’individus qui sont séduits par la rhétorique d’un Donald Trump qui mise sur la limpidité plutôt que sur la nuance est moins présente au nord de la frontière américaine. Peut-être est-ce seulement que le Canada est en retard sur les États-Unis en matière de populisme.

Dans tous les cas, entre les phrases énigmatiques et creuses et les phrases clairement offensantes, personne n’en sort gagnant.

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