Les succès du péage urbain et la situation montréalaise

Le journal Aftonbladet de Stockholm, relayé par le Courrier International, rapporte les résultats d’une étude d’experts et d’économistes sur le péage urbain instauré dans la capitale suédoise. Selon ces spécialistes, le péage urbain est un succès et dépasse parfois les objectifs qu’il visait.

Plus d’une voiture sur cinq a été soustraite à la circulation en ville, dépassant la baisse prévue de 10% à 15%, tandis que les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 14%. De nombreux opposants au projet auraient même changé d’idée en l’expérimentant, ce qui laisse présager que le référendum sur sa survie pourrait être remporté par les tenants du oui. Quelques villes, comme Singapour, Londres, Oslo et Bergen, ont adopté un système de péage urbain. La ville d’Édimbourg en Écosse a quant à elle rejeté par référendum la pérennisation du système.

À Montréal, la promotion de l’implantation d’un péage urbain est soutenue par le parti politique municipal Projet Montréal et son controversé chef Richard Bergeron. La plateforme électorale (PDF) du parti suggère de « Financer l’essentiel du projet de développement durable de Montréal en opérant un transfert de l’économie de l’auto et du pétrole vers l’économie durable, sans hausses de taxes pour les contribuables montréalais ». Projet Montréal préconise l’instauration du péage sur les ponts reliant l’île de Montréal à ses banlieues nord et sud.

La superficie de la zone tarifée (la plus grande au monde) à Stockholm est de 34,5km carrés, tandis que la superficie de l’île de Montréal est de 500km carrée. Néanmoins, certains estiment que Montréal, par son caractère insulaire, bénéficie d’une situation idéale pour instaurer un tel système.

Selon Luc-Normand Tellier, un des premiers à proposer l’idée d’imposer un système de tarification sur les ponts montréalais, les nouvelles technologies permettent de rendre plus efficace son opération, et d’obtenir de meilleurs résultats :

« En somme, un péage urbain intelligent aurait pour effet de réduire les dépenses en infrastructures de transport, de réduire la congestion, de réduire l’étalement urbain et ses coûts, d’augmenter les densités et d’augmenter le bien-être collectif tout en prélevant des fonds pour le trésor public. » ( Tellier, L.-N. (2005). Ville immobile, ville mobile et fiscalité. La (…))

Les inconvénients d’une telle initiative résident surtout dans le fait qu’elle constitue une taxe et que le citoyen a souvent comme intérêt premier celui de ne pas trop en payer. De plus, certains problèmes de vie privée sont évoqués puisque le système de tarification permettrait de déterminer les allées et venues de ceux qui franchissent les zones tarifées.

Au-delà de ces considérations pratiques, il est intéressant de constater que ce sont les partis de gauche qui prônent généralement l’instauration de péages urbains alors que le principe de l’utilisateur-payeur relève de l’équité horizontale et du néo-libéralisme, qui stipule que l’usager doit payer selon ses moyens.

On peut imaginer que ce paradoxe est le fruit d’une association tacite entre la gauche et les environnementalistes. Seulement, un autre inconvénient du péage urbain qui ne devrait pas plaire aux sociaux-démocrates réside dans le fait qu’il sera plus difficile pour les moins nantis d’accéder au centre-ville. En ce sens, l’installation d’un péage devra être complétée par un réseau de transport en commun efficace et peu coûteux, ce que l’on retrouve peut-être à Stockholm, mais qui ne correspond certainement pas à la situation montréalaise.

En définitive, il faut se demander s’il est nécessaire de sacrifier l’accessibilité universelle à l’île de Montréal pour sauver la qualité de l’air. Dans les circonstances actuelles du sous-financement municipal, la question doit malheureusement se poser.

La Tribu du Verbe attaqué

Le populaire (enfin, je pense) site Web de gauche (enfin, je crois) “La Tribu du Verbe” a fait l’objet d’attaques de pirates qui l’ont un peu amoché:

“Pour la sixième fois en autant de semaines, le site a été victime d’une attaque de type DoS (Denial of Service). [...] Ils utilisent le système de commentaires du site pour créer unesurchauffe du serveur qui nous héberge, avec 25 000 demandes à laseconde.”

La Tribu du Verbe: Attaques contre La Tribu

Comment gagner son procès contre la RIAA

Selon TechDirt, pour gagner un procès intenté par la RIAA (Recording Industry Association of America) pour transfert illégal de fichiers, il suffit de plaider qu’une adresse IP n’est pas une personne et ne peut servir qu’à déterminer qui a payé pour pour l’accès au réseau. En ce sens, il conviendrait au pirate peureux d’ouvrir son réseau sans fil à tout le voisinage, histoire que la RIAA ne sache plus où donner de la tête. Deux cas ont déjà été abandonnés par la RIAA suite à ce plaidoyer.
Source: Techdirt: RIAA Will Drop Cases If You Point Out That An IP Address Isn’t A Person

La gestion de projet sur Mac avec Omni Plan

Le groupe Omni a tendance à réaliser de jolies applications, comme Omni Outliner, Omni Web et Omni Graffle qui finissent par s’endormir dans le fond de votre machine. Les voilà qui nous proposent Omni Plan, un logiciel de gestion de projet à la MS Project qui pourrait se révéler utile, puisque l’offre pour le Mac en la matière est plutôt restreinte. Il est possible de télécharger la version beta du logiciel, mais son prix lorsque mis en vente sera de 150$, ce qui n’est quand même pas donné.
The Omni Group – Applications – OmniPlan