Canoë victime de pirates ?

Le portail Canoë de la compagnie Québécor aurait été victime de pirates informatiques, au beau milieu de la crise au collège Dawson.

Drôle de hasard qu’au moment où les sites de tous les médias du Québec tournent au ralenti parce que surchargés, Canoë cesse de répondre parce victime d’un pirate. Ça sonne comme une excuse du gars du service technique au boss pour expliquer la défaillance de ses installations…

Via Radio-Canada: Accueil – Le carnet techno de Bruno Guglielminetti

Internet en six temps

Excellente analyse, inspirée entre autres de Manuel Castells, du toujours pertinent Martin Lessard, sur les six cultures d’Internet. Les cinq premières cultures seraient celles des militaires, de l’élite technico-scientifique académique, des programmeurs, des communautés virtuelles (à l’époque des bon vieux BBS), des entrepreneurs.

Nous voici maintenant dans le Web 2.0, la vague des “opérateurs de symboles”:

La nouvelle culture et ses outils ne sont pas sans danger. Elle n’estpas non plus universelle, car seule une minorité sera toujoursintéressé à communiquer. Mais elle est différente des précédentes etc’est elle je crois qui donne ce sentiment que nous passons à autrechose aujourd’hui, à une version 2.0 du web… ou à Internet 6.0.

Une minorité est intéressée à diffuser ou interagir, mais il reste que cela ouvre un éventail de messages et de choix différents que le consommateur d’information n’avait pas auparavant. S’agit de séparer le grain de l’ivraie…

ZERO SECONDE: Les 6 cultures d’Internet (par Martin Lessard)

CKOI se lance dans les blogues

La compagnie Corus, par l’entremise de la station de radio CKOI dont elle est propriétaire, se lance dans les blogues. Est-ce une bonne nouvelle que les Québécois puissent héberger leurs blogues autrepart qu’à l’étranger ? Peut-être. Est-ce une bonne chose que ça viennent de Corus ? On peut en douter.

On peut espérer que sous peu, chacun puisse publier soi-même son information sans intermédiaire, qui comme dans le cas de Corus, souhaite profiter de la collectivité pour faire des profits…

via:Hou-Hou Blog : Ckoi ton blogue

Le Festival Western de St-Tite est décadent et dépravé

A lieu du 7 au 17 septembre la 39e édition du Festival western de St-Tite, en Mauricie. Pour l’occasion, la petite ville de 4000 habitants se transforme en vaste terrain de camping où se bousculent les tentes-roulottes ornées de leurs plus beaux vernis en forme de fresques western. Le budget pour ce festival, un des plus prestigieux en Amérique du Nord, s’élève à 3,1 millions de dollars et contribue pour 16 millions de dollars en retombées économiques pour la région.

Il y a quelque chose de surréaliste dans cette masse de cowboys et cowgirls déambulant dans les rues fermées de la ville au son de la guitare de vedettes inconnues de la chanson country, qui pour l’occasion auront transformé leur garage en salle de spectacle ou, pour les mieux organisés, installé un petit kiosque pour vendre leurs albums aux couvertures faites à la main.

Outre ces artistes, qui vivent probablement à St-Tite leur moment de gloire, se sont aussi installées au travers des pommes de route une multitude de cantines improvisées qui offrent toutes un menu tournant plus ou moins autour du roteux ou de la poutine. Néanmoins, certains restaurateurs de l’extérieur savent aussi profiter de la manne. À preuve un restaurateur rapide libanais de Montréal qui se plaît à siroter le narguilé avec ses visiteurs casqués, ou le typique buffet de mets chinois et canadiens qui a pour l’occasion sorti ses réchauds.

Une des attractions majeures du festival reste sans contredit le rodéo, titulaire du prix de « meilleur rodéo d’Amérique du Nord  » pour la septième année de suite (ou quelque chose comme ça). Le béotien sera peut-être impressionné par la foule des admirateurs de ce genre d’événement et de l’atmosphère survoltée émanant des estrades d’acier. Toutefois, il pourra difficilement être surpris (scandale des commandites oblige) de l’omniprésence des commanditaires qui se manifestent par tous les moyens possibles. D’ailleurs, il est assez cocasse de voir le président des Caisses Desjardins, Alban D’amours, inaugurer la soirée en récitant la fameuse prière du cowboy, qui implore le petit jésus de veiller à ce qu’aucune corne ne s’incruste entre les côtes de qui que ce soit.

Les compétiteurs du Québec sont assez nombreux, dignes représentants de « l’Association des cow-boys de l’est du Canada », mais certains viennent de très loin pour se perdre dans la brousse boréale de St-Tite. À preuve, cet australien qui aura fait vingt heures d’avion, sera éliminé après trois secondes sur sa monture, et retournera chevaucher un 747 non sans, on l’espère, avoir visité un peu la banlieue de Grand-Mère. On a justement l’impression que les résultats de ce type de compétition restent assez aléatoires, dans la mesure où un cavalier peut très bien tomber sur une docile pouliche et s’en tirer fort bien, alors qu’un autre peut avoir à faire à un mastodonte en furie. Il en va ainsi pour cet États-Unien, le seul portant un casque (et sans doute le plus lucide), qui fut éjecté de son taureau sauvage après un instant. D’ailleurs, la conduite du taureau sauvage semble une activité plutôt risquée.

Si le robineux montréalais s’en donnerait à coeur joie en terme de collecte de bouteilles consignées jonchant la route, le festival western de St-Tite n’est peut-être pas « décadent et dépravé » à ce point. Néanmoins, on ne peut s’empêcher de penser au récit d’Hunter S. Thompson sur le Derby du Kentucky : « Contrairement à la majorité de nos distingués collègues, nous nous foutons éperdument de ce qui se passe sur la piste. Nous sommes venus voir les vraies bêtes faire leur numéro ». Et il n’y a pas à dire, le soleil couché (ou pas), le cow-boy est beau à voir avec son halène de cheval et sa Molson Ex greffée à la main, parcourant l’enclos du festival en quête de la nouvelle frontière qu’il ne trouvera jamais, réduit qu’il est au périmètre de St-Tite pour exhiber sa tenue chevaleresque pendant ces deux petites semaines annuelles.

Ségolène plagiaire ?

L’éventuelle candidate à la présidence de la France, Ségolène Royal, semble avoir volé ses “commandemants” à une autre auteur. Ça me fait penser un peu à cette histoire qu’aucun média n’a encore récupéré.
Source: Le chapitre 14 de la réédition de “La Prétendante” de Cassandre, ELYSEE 2007

OhMyNews au Japon et dans Le Devoir

Le Devoir publie ce matin un texte de l’AFP sur le média citoyen OhMyNews qui vient d’ouvrir une succursale au Japon. Les chiffres sont plutôt impressionnants. À quand une petite nouvelle sur le média citoyen du Québec ?

Le Devoir: Internet – Ohmynews, portail sud-coréen de «journalistes citoyens»

Le géoréférencement et la mobilité

Il est passionnant de voir comment les nouvelles technologies peuvent avoir des impacts sur l’urbanisme et la gestion des villes. Quels impacts auront la réduction de la nécessité de se déplacer, sur l’organisation des transports, ou la faciliter de communiquer et d’interroger le citoyen, sur la gouvernance ? Quelle forme prendra la ville dans la société de l’information ?

Une expérience réalisée à Barcelone montre un très bon exemple de ce qui peut changer dans la façon dont s’organise la ville à l’ère d’Internet. Munies de leurs téléphones cellulaires, des personnes à mobilité réduite peuvent maintenant photographier ce qui fait obstacle à leurs déplacements, et géoréférencer ces photos de façon à bâtir une carte des barrières physiques que leurs concitoyens pourront maintenant éviter. Ce n’est sans doute là que le début d’innovations qui permettront à plus de gens de participer à la vie de leur ville.

Via: Smart Mobs: Barcelona’s inaccessibility mapped by mobile phones