Pour les nostalgiques des BBS

Martin Leclair de iWeb et moi discutons par billets interposés de ce que sont devenus ceux qui fréquentaient les BBS dans notre jeune temps. Il nous semblait que peu de nos amis virtuels de l’époque avaient fait la transition vers le blogue. Depuis, quelques-uns se sont manifestés dans les commentaires: Mathieu, Jason, Vincent et CFD. Je me suis aussi rendu compte qu’un pote de l’époque était passé de l’ANSI artist à l’artiste tout court (Mise-à-jour: ah, tiens, un autre !).

Ça aura donné l’idée à Martin de constituer une liste des ex-SysOps devenus blogueurs (ou devenus n’importe quoi). Pas fou. Manque seulement quelqu’un pour la construire.

En passant, faut voir BBS The Documentary

Échelle de participation

J’avais dans un onglet depuis hier matin une étude de Forrester sur la participation dans les médias sociaux qui traînait, parce que je voulais vous en mentionner l’existence. Mais si Marc Snyder et Michel Leblanc en font déjà mention, à quoi ça sert ? J’ai simplement fermé l’onglet.

De toute façon, je suis déjà assez empêtré dans les multiples échelles de la participation citoyenne à cause de mon mémoire que ça risque de me mêler.

Les limbes n'existent plus

Le Vatican vient d’abolir les limbes:

“Les théologiens du Vatican sont convenus après des mois de travaux que les limbes n’existent pas et que les petits enfants morts sans baptême vont directement au paradis, mettant fin à une tradition multiséculaire qui a tourmenté des générations de mères.”

Quelqu’un se demandait hier à la table: Est-ce rétroactif ?

Association d'images

Dan Gillmor rapporte que certains médias se sont plaint de l’appropriation par NBC des images (avec le petit logo dans le coin) du tueur de Virginia Tech. Toutefois, selon lui, ils devraient au contraire s’en réjouir:

“Why? Because NBC has loudly tied its brand to this psychopath’s ravings. People who remember the visual images will also remember NBC — not that the network had an exclusive but rather that the network spashed its own brand on top of nearly pure evil.”

En effet, ce ne sont pas des images auxquelles on voudrait être associé.

NBC

D’autre part, il faut lire la chroniques divagatoire (si le mot existait, il ne faudrait pas le considérer comme péjoratif) du samedi de Jean Dion qui cite de faux extraits d’un “média” qui s’examine la conscience en regard de sa couverture de la tuerie en question.

«Dans presque tous les autres cas, les tueurs ne laissaient qu’une lettre d’explication, ou alors rien du tout. On pouvait toujours citer leurs propos ou fouiller dans leur passé pour trouver des motifs et faire de la psychologie à cinq cennes, mais ça ne fait pas de la bonne TV. Cette fois, on a un document vidéo avec des fusils, tout le kit. Bien sûr, la décision de diffuser, ça ne se prend pas comme ça, on y réfléchit pendant quelques secondes, mais on s’est dit que ça permettrait aux gens de mieux comprendre. Notre objectif, je le rappelle, est d’expliquer, de faire ressortir toute la complexité de la chose, et si la vue d’un forcené qui hurle des insanités tout en brandissant des armes à feu légalement acquises peut aider à mieux comprendre, je ne vois pas comment on pourrait faire autrement»

Projet Journalisme

Le Projet Journalisme vient de lancer un observatoire du journalisme au Québec et dans la Francophonie. Je me demande s’ils se pencheront sur le journalisme citoyen (différemment de Stéphane Garneau, si possible). Si ses gestionnaires peuvent mettre le site à jour régulièrement, ça risque d’être intéressant.

Ça risque d’être intéressant, mais je risque d’oublier d’y aller: le site ne possède pas de fil RSS. D’ailleurs, le site de la FPJQ duquel Bruno Guglielminetti a repris cette nouvelle n’en possède pas plus.

C’est quoi, je vais les mettre dans mes marques-pages et aller voir chaque jour s’il y a du nouveau, comme dans l’ancien temps ?

Il ne faut pas manger de la viande hachée à la mort-aux-rats

J’ai un ami qui apprécie particulièrement les vieilles séries, qui sont maintenant facilement téléchargeables illégalement. On s’est ainsi tapé quelques épisodes de Chop Suey, de Peau de banane et du Vagabond.

Hier, nous avons réécouté (oui, “ré”: avec pas de hockey, faut s’occuper autrement), une séquence du premier épisode du Vagabond, où ce dernier averti les autorités en place qu’un gamin vient de manger un tartare de boeuf pimenté à la mort-aux-rats. On ne sait pas trop si c’est la maladie du hamburger ou la mort-aux-rats qui fait que le petit garçon aura eu quelques troubles de digestion par la suite…

Mais rassurez-vous, le petit s’en sortira puisque par la suite, le garde forestier enfourche son avion pour aller chercher un docteur dans la ville voisine. Au retour, la tempête fait rage (en fait, pas vraiment, mais les effets spéciaux n’étaient pas forts à l’époque), et la seule solution disponible est de pitcher le Vagabond avec un parachute et l’antidote qui sauvera, en définitive, le petit enfant. Émouvant.

Pour les nostalgiques, le thème d’introduction du Vagabond:

Ce que peut être le journalisme civique

En mars 2006, trois étudiants de l’Université Duke à Durham en Caroline du Nord, étaient accusés de viol sur une jeune fille.

Le blogueur et professeur d’histoire KC Johnson s’est intéressé à l’affaire, à un point tel qu’il est en grande partie responsable de l’acquittement des jeunes hommes. En faisant des recherches, en interrogeant des avocats et des policiers, Johnson se sera imposé comme la référence dans cette affaires, inspirant les avocats de la défense qui auront fait acquitté les accusés.

“So he began to blog. The more he learned, the more astonished and outraged he became. Before long, the blog was a priority. Without the restraints of an editor, word limit, newspaper deadline or the guise of impartiality, his writing flourished.”

Nous ne sommes pas toujours satisfaits de ce que l’on retrouve sur Cent Papiers, mais il est clair que l’objectif est d’exercer un journalisme amateur dans ce genre là. J’ai plusieurs idées de comment opérationnaliser la patente, de comment favoriser un tel journalisme, et les prochains mois devraient être déterminants. Parce que si M. Johnson est capable d’en arriver là, à la gang, on peut sûrement en faire autant…

Via Dan Gillmor.