Attaquée par un partisan d'Obama : chapeau pour la mise en scène

Drôle (ou pas) de voir que les médias états-uniens on fait tout un plat de cette histoire de jeune bénévole de John McCain attaquée par un brigand fan d’Obama qui lui aurait graver un “B” sur la joue.

Selon des sources policières,
Ashley Todd avoue avoir inventé l’histoire qui a
semé l’émoi dans la blogosphère de droite
hier. La Texane de 20 ans, qui travaille comme bénévole
au sein de la campagne de John McCain en Pennsylvanie, n’a pas
été volée ou agressée ou mutilée par
un partisan noir de Barack Obama devant un guichet automatique à
Pittsburgh.

Surtout que le “B” en question a clairement été écrit à l’envers, en se regardant dans le miroir.

Comme l’explique Andrew Sullivan, les blogues et médias de droite doivent regretter quelques commentaires…

Les moutons de Québécois

Je ne suis pas souvent d’accord avec les propos de Christian Dufour, mais pour ce qui est du “bilinguisme” des Québécois, j’ai l’impression que l’on pense sensiblement la même chose.

“Le titre de cet essai tout frais: Les Québécois et l’anglais, le retour du mouton. Avec, sous le titre, une photo du mouton, qui dit: «Je suis baaa-lingual».

Quel est le problème? Outre le fait que les Québécois soient incroyablement fiers de leur personne quand ils savent à peu près bien parler anglais, le problème, c’est que les Québécois sont trop gentils et que ce n’est pas innocent, selon M. Dufour. «L’ouverture et la tolérance dont on parle toujours de façon élogieuse (…) sont en partie l’envers d’une malsaine abdication identitaire, manifestation la plus récente d’un atavisme de conquis», écrit-il.

Les plus moutons des moutons? Les jeunes, avance l’auteur, citant à cet égard une étude de mai 2008 du Conseil supérieur de la langue française selon laquelle ils sont vraiment très prompts à passer à l’anglais dans une conversation. «La perspective d’entrée en conflit avec un non-francophone ne plaît guère, surtout s’il s’agit d’un nouvel arrivant», écrit M. Dufour.”

Rien ne m’énerve plus qu’un francophone qui “switch” à l’anglais pour “se pratiquer”, surtout quand l’interlocuteur anglophone se force pour parler français. Même chose pour les réunions en anglais lorsqu’il y a un anglophone pour neuf francophones dans la place.

Répondre à tous

Dans ma boîte de courriel de l’UQAM ce matin :

  • Un type envoie le menu du service de traiteur de l’UQAM, dans un fichier PDF de 4mo;
  • Quelqu’un répond à tous que c’est fou dans la tête d’envoyer un fichier de 4mo;
  • Quelqu’un d’autre répond à tous que c’est fou dans la tête d’envoyer un fichier de 4mo;
  • Quelqu’un d’autre répond à tous que c’est fou dans la tête d’envoyer un fichier de 4mo;
  • Quelqu’un d’autre répond à tous que c’est fou dans la tête d’envoyer un fichier de 4mo;
  • Une personne suggère à tous d’arrêter de répondre à tous;
  • Quelqu’un d’autre répond tous que c’est fou dans la tête d’envoyer un fichier de 4mo;
  • Une personne suggère à tous d’arrêter de répondre à tous;
  • Une personne suggère à tous d’arrêter de répondre à tous;
  • Une personne suggère à tous d’arrêter de répondre à tous.

C’est pas toujours vite, des professeurs d’université.

Et d’ailleurs, est-ce si grave un fichier de 4mo ? À ce que je sache, on n’est plus sur le 56k, à l’UQAM.

Retour sur les petites lignes vertes

On the media” discute des fameuses petites lignes vertes et oranges qui m’énervent pendant les débats sur CNN. Ils en concluent que ce n’est pas statistiquement pertinent et que ça a effectivement des effets sur l’opinion des téléspectateurs (en citant quelques études), mais expliquent que ce n’est pas nécessairement mauvais :

“We’re social animals. We process information in the context of the people around us. We do watch our debates with friends or at a bar or in some sort of group environment, frequently, in part because we want to hear the reactions of other people. That’s in part why Nora Ephron and you and I can’t stop looking at that CNN line on the bottom of the screen.

I think it’s hard to argue, necessarily, that it’s a bad thing. In fact, the people who do it – the professors at SMU – see it as a way of shifting some of the balance of influence from pundits, who have been shown to be able to have a pretty strong effect with their pre- and post-debate spin and how they set expectations and frame the debates to actual voters. And even if it’s not a statistically significant sample size, these are real people, and them versus Andrea Mitchell, I -you know, doesn’t necessarily mean that one is better than the other.”

Merci à Jean-Philippe pour le lien.

Plagiat sur le Grand Club RDS, la suite

Depuis jeudi soir, j’ai envoyé trois courriels à RDS à propos du texte plagié sur leur Grand Club RDS. Le texte y est toujours, et nous n’avons pas eu de réponse de la part de RDS.

Il faut croire que leur adresse de courriel n’est qu’une décoration.

De plus, nos enquêteurs ont découvert que l’utilisateur plagiaire (à ne pas confondre avec “utilisateur payeur”) avait aussi repris un texte de Normand Leblond.

Et notre ami plagieur se donne la peine d’effacer mes commentaires mettant au jour la supercherie. Effronté.

MISE À JOUR : RDS a retiré les textes et banni le plagiaire en question. Merci.

Obama – McCain : l'influence de la petite ligne verte

Je m’interroge sur l’influence des petites lignes vertes et oranges qui fluctuent sous la face des candidats pendant les débats entre John McCain et Barack Obama à CNN. Je suis toujours porté à y jeté un coup d’œil afin de voir ce que l’américain moyen pense de ce qui se dit. J’ai finalement changé de poste pour ne plus les voir.

Le problème, c’est que seules 25 personnes contribuent à ce processus. Est-ce que les millions d’états-uniens qui regardent le débat ne sont pas eux aussi influencés par cet échantillon de 25 personnes ?

Vous pouvez voir lesdites lignes dans la vidéo ci-dessous.