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Comme dans "good eye Denis".

La Une de La Presse, à quoi sert-elle ?

En recevant mon journal La Presse ce matin, j’ai réalisé que je ne regardais jamais ce qu’il y avait en une. “Si j’avais un blogue, ce serait sûrement une anecdote intéressante à raconter”, me suis-je dit, avant de me souvenir que j’en avais un, blogue.

C’est que La Presse ne présente plus aucun texte en page frontispice. Que des titres et des images. Considérant le fait que je parcours le journal d’un bout à l’autre, il ne me sert à rien de regarder ce qu’on me présente en Une.

Je préfère tant qu’à ça mon Devoir (je reçois la Presse parce qu’ils s’obstinent à me la donner gratuitement, au grand dam de mon bac de recyclage), surtout que je n’ai qu’à “flipper” le journal pour avoir la suite des textes en Une.

C’est drôle, parce que j’ai l’impression que La Presse tente de reproduire une page d’accueil du Web, mais le Web est déjà passé à autre chose. Rares sont les sites auxquels j’accède par la page d’accueil…

Commentaires

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5 Comments

  1. Francois Coutu

    9 May 2009 at 16 h 04 min

    Tiens, je ne suis pas le seul à faire du recyclage forcé. Les copies gratuites doivent être comptées dans statistiques utilisées pour négocier le prix de la pub.

    Pour ce qui est de la une, ce n’est pas le clin d’oeil de Laporte qui va me faire lire ses textes.

    Finalement, je commence à trouver que vous n’invitez pas assez de gens de Radio-Canada à la Ligue du vieux poil.

  2. “C’est drôle, parce que j’ai l’impression que La Presse tente de reproduire une page d’accueil du Web, mais le Web est déjà passé à autre chose. Rares sont les sites auxquels j’accède par la page d’accueil…”

    Comme c’est bien dit!

    Faudrait expliquer ça à Radio-Canne aussi…

  3. @François : t’as raison, va falloir qu’on invite France Castel bientôt 😉

    @Olivier : en effet, mais je pense que de leur côté, le problème est plus profond… je sais de quoi je parle.

  4. J’ai travaillé au Service des TI de La Presse de 1992 à 1996. À cette époque, les patrons commençaient déjà à parler de contenu sur internet. Toutefois, le Journal de Montréal avait tenté l’expérience de mettre le journal en ligne et les résultats n’avaient pas été probants. Faut dire qu’il n’y avait pas vraiment de revenus publicitaires. La direction de La Presse avait décidé de passer son tour.

    De toute façon, il y avait d’autres priorités comme, informatiser l’édition du journal, remplacer les vieux systèmes mainframe (Vente du journal, finances, Ressources humaines…) par des progiciels. Ils avaient aussi un gros défi qui consistait à trouver une solution pour le remplacement des vieilles presses. Bref, l’internet était loin dans la liste des priorités et ne faisait certainement pas partie de la mission de l’entreprise.

    Aujourd’hui, le contexte a changé. L’internet prend de plus en plus de place. Les journaux ont de la misère, la télé aussi. Dans les deux cas, les missions d’entreprise changent. La preuve, La Presse donne ses copies papier, mais commence à vendre (2 $ par mois) sa nouvelle version intégrale sur internet. Est-ce un hasard si le format de la une ressemble à une page d’accueil Web? En tout cas, depuis quelques mois, ils affichent beaucoup de postes Web, dont un poste de Directeur du contenu Web. C’est la même chose pour Radio-Canada qui compte de plus en plus de contenu Internet. La BD du Sportnographe, Les chroniques d’une mère indigne…

    Maintenant, est-ce que La Presse est à la page avec sa une qui ressemble à une page Web? Probablement pas… Est-ce que Radio-Canada offre une bonne plate-forme pour la BD du Sportnographe ? Probablement pas… Est-ce que c’est difficile et frustrant de faire bouger les choses dans de grosses entreprises? Absolument! Surtout pour deux jeunes Oliviers surdoués du Web habitué à se tourner sur un 10 ¢. Toutefois, la mission de ces entreprises change et ils injecteront bientôt des millions dans le contenu Web. Ça risque donc de devenir de plus en plus intéressant. Pour sûrs, ils ont besoin de gens avec une vision comme la vôtre. En tout cas, si je n’avais pas 46 ans et une job plaisante et très bien payée, laissez-moi vous dire que je ne manquerais pas le bateau et je vous ferais de la compétition. Et qui sait, dans une dizaine d’années, plutôt que de prendre ma retraite, je pourrais me recycler et vous faire de la compétition pendant que vous gérerez les crises de vos ados connectés à journée longue?

    Finalement, pour ce qui est de France Castel, je l’ai déjà rencontré au café Cherrier après la première d’une pièce de théâtre. Elle a passé la soirée à chanter « Ils ont des chapeaux ronds… » debout sur sa chaise. À la fin, sur le trottoir, elle nous a frenchés, mes chums et moi… Donc, si jamais vous l’invitez à la ligne du vieux poil, n’en parle pas à la copine.

  5. geez que de confidences.

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