Téléchargements de musique québécoise en p2p : mouain

Selon une étude de l’INRS, les Québécois téléchargent de la musique québécoise sur les sites de P2P :

“Les contenus musicaux d’artistes québécois y constituent 21% des produits musicaux disponibles sur ce site P2P administré par des Québécois – et dont ses observateurs ne peuvent dévoiler l’identité. Essentiellement francophones, ces contenus québécois représentent 51% des téléchargements de contenus musicaux effectués par des usagers québécois. Établi au printemps 2009, ce pourcentage est supérieur à la part de marché des CD québécois vendus au Québec en 2008, c’est-à-dire 43%.”

Est-ce moi, ou ça ne marche pas vraiment cette histoire ? Limiter l’échantillonnage à un site québécois de P2P (présumons torrent) ne permet pas d’extrapoler la consommation d’un internaute.

Les Québécois vont sur un site de torrents québécois POUR télécharger des torrents québécois qu’ils ne trouvent pas sur les autres gros sites de torrent. C’est bien évident que la proportion de musique d’ici téléchargée sera plus grande.

Les “téléchargeurs” ne se limitent pas à une source. Il faudrait analyser leur consommation totale de musique pour avoir un portrait intéressant de la situation…

J’imagine qu’il s’agit là d’un facteur externe expliqué dans l’étude de Martin Tétu. Faudra voir.

Antiintellectualisme et népotisme

Au Sportnographe, on s’est dit qu’on n’allait pas commencer à répondre à toutes nos critiques. Mais des fois, c’est tentant.

Par exemple, la semaine dernière, Christian Tétreault et Pierre Pagé de NRJ nous ont solidement rentré dedans.

D’abord, on nous traite d’universitaires. C’est une critique qui revient souvent depuis que le Sportnographe est sur la place publique. Oui oui, une critique. C’est péjoratif d’être éduqué. C’est ce qui me frustre le plus. Qu’est-ce qu’on peut répondre à ça ?

Ensuite, on nous reproche d’être méchants. Venant de personnages (Tétreault et Pagé) qui ont passé plusieurs années à frapper sur certaines vedettes québécoises, et de façon pas toujours élégante, c’est surprenant. Mais c’est aussi un mot (“méchant”) qui n’est pas juste. On critique le travail bâclé des experts sportifs, et on recense leurs erreurs de langage. On ne traite personne de gros, de laid, ou de mal peigné, même si ce serait très facile de le faire.

Enfin, Pierre Pagé tente de nous avertir : “les ptits gars, j’espère que vous avez un contrat à long terme, parce que l’ascenseur revient tout le temps”. Qu’est-ce que ça veut dire ? Si vous voulez faire long feu dans le milieu, restez amis avec tout le monde et ne dénoncez pas l’incompétence ? Comme si on aspirait à remplacer Benoît Brunet. Et comme si c’était une bonne chose que nos médias soient peuplés d’artisans qui s’entre-couvrent (en supposant que ça se dise).

Semble-t-il qu’il ne faut pas niaiser avec ça le sport, au Québec. C’est du sérieux. On ne rit pas des experts sportifs.

Eille, c’est rien que du sport, bondance.

Ça me fait du bien d’en parler.