Lettre d’un chercheur dans Le Devoir:

Contrairement à ce que certains laissent entendre, la péréquation n’est pas un transfert d’argent des provinces « riches » vers les provinces « pauvres ». L’argent provient du budget fédéral et le programme est financé par les impôts et les taxes de l’ensemble des Canadiens. De plus, la péréquation est un transfert parmi d’autres et toutes les provinces reçoivent des transferts du gouvernement fédéral, même l’Alberta et la Saskatchewan. Parmi ces transferts, dont certains varient selon les provinces, notons le Transfert canadien en matière de santé et le Transfert canadien en matière de programmes sociaux.

Si on veut présenter un portrait juste et honnête de la situation, il est donc préférable de s’attarder à l’ensemble des transferts du gouvernement fédéral. En procédant ainsi, on s’aperçoit que, pour l’année financière 2017-2018, le Québec a touché environ 22 milliards de dollars en transferts fédéraux (dont 11,1 milliards de dollars en péréquation), soit 20,7 % de ses revenus totaux évalués à 106,3 milliards de dollars. Quant à elle, l’Ontario a reçu 25,7 milliards de dollars en transferts fédéraux (dont 1,4 milliard de dollars en péréquation), soit 18,1 % de ses revenus totaux évalués à 141,7 milliards de dollars. Pour la même année, les revenus de transfert ont représenté 18,9 % des revenus de l’Alberta, 17,3 % en Saskatchewan et plus de 30 % à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick.

Hier, Mario Dumont était fâché contre Radio-Canada à ce sujet, les accusant de faire dans les fake news.

Source: www.ledevoir.com/opinion/idees/524733/pourquoi-se-priver-d-une-partie-des-transferts-federaux-auquel-le-quebec-a-droit