Un documentaire assez fascinant de la BBC.
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La droite et son système parallèle
David Frum, qui n’est assurément pas un “sale gauchiste”, s’inquiète du sort des Républicains qui ont entre autres bâti un “système médiatique parallèle avec ses propres faits, sa propre histoire et ses propres règles économiques” :
But the thought leaders on talk radio and Fox do more than shape opinion. Backed by their own wing of the book-publishing industry and supported by think tanks that increasingly function as public-relations agencies, conservatives have built a whole alternative knowledge system, with its own facts, its own history, its own laws of economics. Outside this alternative reality, the United States is a country dominated by a strong Christian religiosity. Within it, Christians are a persecuted minority. Outside the system, President Obama—whatever his policy errors—is a figure of imposing intellect and dignity. Within the system, he’s a pitiful nothing, unable to speak without a teleprompter, an affirmative-action phony doomed to inevitable defeat. Outside the system, social scientists worry that the U.S. is hardening into one of the most rigid class societies in the Western world, in which the children of the poor have less chance of escape than in France, Germany, or even England. Inside the system, the U.S. remains (to borrow the words of Senator Marco Rubio) “the only place in the world where it doesn’t matter who your parents were or where you came from.”
Est-ce que c’est ce qu’on commence à voir ici avec les Duhaime, Dumont, Elgrably et autres Martineau ? Du haut de l’observatoire du jambon moderne qu’est le Sportnographe, où l’on écoute beaucoup ces gens discuter, on a l’impression que oui.
Steve Jobs : comme John Lennon, mais pas vraiment
Les réalisations de Steve Jobs méritent d’être soulignées. Il est celui qui a rendu accessibles de nombreuses technologies qui nous facilitent aujourd’hui la vie. “Accessible” comme dans “pas besoin d’être un geek pour comprendre”. Il n’a rien inventé, mais a réussi à améliorer des inventions afin d’offrir le meilleur produit possible. Mais il a surtout réussi à vendre ces produits grâce à un sens du marketing assez pas pire.
Bref, chapeau pour ça.
Mais me manque-t-il un bout de la biographie de Steve Jobs pour comprendre la vénération dont il fait l’objet depuis sa mort ? “C’est un peu comme quand John Lennon est mort” a dit quelqu’un. “Je ne suis pas capable d’arrêter de pleurer”, ai-je lu sur Twitter. Sans compter les gens qui se sont rendus devant la Boutique Apple pour allumer des lampions. Des lampions. Devant une boutique.
On célèbre ici un président d’entreprise. Un vendeur quoi. Oui, il vendait de maudits bons produits. Mais il n’oeuvrait pas à faire la paix dans le monde (par exemple). Il oeuvrait à mettre de l’argent dans ses poches. Un objectif tout à fait louable par ailleurs. C’est juste bizarre de voir les gens ne pas se rendre compte qu’ils célèbrent quelqu’un parce qu’il est bon à faire de l’argent.
Les gens ont beaucoup de difficulté à mettre les choses en perspective. Est-ce parce qu’on n’a pas suivi suffisamment de cours d’histoire ? Lors du décès de Jack Layton, j’ai lu sur Twitter que “les Canadiens allaient se souvenir ce qu’ils faisaient quand Layton est mort comme les Américains se souviennent de ce qu’ils faisaient quand Kennedy est mort” (ça n’entre pas en 140 caractères, mais ça ressemblait à ça). Euh, non. Layton n’est pas Kennedy (même Kennedy est peut-être over-raté un peu).
Dans le concert d’apologies de Steve Jobs se noient quelques voix discordantes. Rima Elkouri dans La Presse de samedi m’a un peu rassuré :
«Think different», nous disait une pub d’Apple qui utilisait habilement des images révolutionnaires. On y voyait défiler des gens qui ont changé le monde, dont Gandhi et Martin Luther King. «Les gens qui sont assez fous pour croire qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui y arrivent», disait la pub. En tentant de penser différemment, comme Apple nous ordonne de le faire, on finit peut-être par penser comme tout le monde. On ne peut s’empêcher de songer au génie de Jobs, enfant adopté, décrocheur entêté, qui, dans le garage de sa maison, a créé l’une des entreprises les plus florissantes de la planète. Une entreprise, aussi habile qu’une secte, qui a réussi à nous faire croire qu’en achetant un logo de pomme, on achetait finalement un état d’esprit. Et peut-être même une révolution…
Révolutionnaire, Steve Jobs? Ça dépend bien sûr de quelle révolution on parle. Mais il me semble plus juste de le qualifier d’as du marketing. Le hisser sur un piédestal comme s’il était Gandhi ou un prix Nobel de la paix a quelque chose de profondément troublant. D’autant plus que, dans le concert d’éloges suivant sa mort, on a balayé un peu vite le côté plus sombre d’Apple, le ver qui grugeait la pomme. Le peu d’égards que Steve Jobs semblait avoir, par exemple, pour le bien-être des ouvriers fabriquant ses produits en Chine. L’an dernier, l’usine de Foxconn, à Shenzhen, a été surnommée l’usine du suicide après que 14 employés s’y furent donné la mort. Des jeunes de 18 à 25 ans, travailleurs migrants ruraux sans espoir, se sont jetés par la fenêtre les uns après les autres.
Voilà. Merci.
Glutenberg et marketing
Mon petit (mais grand) frère Julien a démarré récemment une brasserie, les Brasseurs sans gluten, avec son ami David. Évidemment, les moyens sont inexistants, alors pas question d’acheter un panneau pour faire la promotion de la Glutenberg sur le pont Jacques-Cartier.
C’est là que les réseaux sociaux deviennent utiles, surtout pour un produit de niche comme une bière destinée aux personnes intolérantes au gluten (mais très bonne pour les autres, par ailleurs).
Le marketing de la Glutenberg se fait presque exclusivement sur Facebook, le bouche à oreille des temps modernes. Avec seulement un peu plus de 400 “fans”, la rumeur de la Glutenberg se répand à tel point que les Brasseurs sans gluten ne satisfassent pas à la demande.
Ce sont là 400 personnes très bien ciblées qui vont assurément se garrocher au dépanneur le plus près pour goûter à cette nouvelle bière conçue spécifiquement pour eux…
Il n’existe pas d’application Twitter idéale (pour moi)
Je n’ai toujours pas trouvé d’application Twitter sur le Mac qui répondrait à tous mes besoins.
Je veux pouvoir gérer plusieurs comptes, avoir constamment ma “timeline” à porter de vue et donc que la colonne soit mince, et je veux pouvoir être averti lorsque certains mots-clés sont twittés.
- Twitterrific : impossible de réduire la largeur de la TL à mon goût et elle ne se rafraichit pas en temps réel.
- Twitter (officiel) : demande trop de clics pour passer d’un compte à l’autre et pas possible d’avoir plusieurs colonnes.
- Echofon : même affaire que le Twitter officiel
- Tweetdeck : utilise Adobe Air, ce qui est un peu gossant, et n’offre aucune possibilité de réduire la taille des polices.
Les autres applications ont toutes un petit quelque chose du genre qui m’énerve.
Y’aurait pas quelqu’un qui pourrait me programmer un logiciel qui a les options de Tweetdeck, le design du Twitter officiel, la possibilité de choisir les polices, mais pas en Adobe Air ? Merci.
The Antlers – Every Night My Teeth Are Falling Out
FIREWORKS OUTLET JUNE 2009
FIREWORKS OUTLET JUNE 2009 (par cantotre)
Game of Thrones
Plutôt bon, Game of Thrones.
Bon Iver – Calgary
Bon Iver – Calgary (official music video) (par boniver)
Montréal 1992 : Nina Simone – I Put A Spell On You
Montréal 1992 : Nina Simone – I Put A Spell On You (par MrTickle)
