140865-maire-saguenay-jean-tremblayJ’ai utilisé cet extrait dans ma chronique à La soirée est (encore) jeune, mais je pense que ça vaut la peine de le partager avec le monde entier.

Jean Tremblay, maire de Saguenay, qui nous parle de l’acte sexuel à Radio-Canada (merci à Philôme La France pour le tuyau):

C’est merveilleux l’acte sexuel, que deux êtres humains qui se pénètrent… le mot, la pénétration, c’est tellement significatif. R’garde quand on mange par exemple, tu vas prendre une pomme. Plus est belle, plus tu veux la manger… plus c’est beau, plus tu veux la manger. C’est la même chose pour l’eucharistie, tu veux mettre Dieu dans toi, c’est ça, l’air faut qu’à pénètre… si y’a rien qui pénètre dans toi, tu meurs.

AJOUT: Pour ceux que ça intéresse, l’extrait est tiré d’une entrevue qu’a accordée Jean Tremblay à Radio-Canada au Saguenay.

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Il est commun chez certains chroniqueurs de tirer des conclusions sur les changements climatiques après une journée de temps froid ou de chaleur intense. Richard Martineau racontait en mai dernier à LCN:

J’avais une discussion l’autre jour avec ma fille de 14 ans, y faisait froid pis j’y disais: regarde le réchauffement de la planète là, la planète se réchauffe pas…

C’était une semaine après ces déclarations de Jérôme Landry de Radio X:

J’espère que ceux qui pensent qu’y’a un réchauffement climatique ce matin vont se fermer la boite pour 24 heures pis se faire geler tout seul. Y fait deux à matin chers amis qui nous parlez du réchauffement climatique.

Éric Duhaime (et d’autres) en remettaient cette semaine suite au fameux vortex polaire.

Évidemment, on ne peut analyser les changements climatiques en regard de la météo du jour et ces gens le savent sans doute (c’est ce qui est triste). À ce sujet, il vaut la peine d’écouter cette belle discussion entre Sylvain Bouchard de Cogeco et Patrick Bonin de Greenpeace. La science vs les “j’pense que” et les “selon moi”.

Heureusement, nous ne sommes pas les seuls à avoir des commentateurs de l’actualité qui font la guerre aux “environnementeurs” et aux “enverdeurs“. Le Daily Show de Jon Stewart a fait un pas pire segment là-dessus cette semaine (dommage, ça ne s’embed pas ces vidéos-là).

Quand on se compare, on se console… mais pas tant que ça.

Ça se passe comme ça.

Dominic Maurais de Radio X a eu maille à partir avec les internets hier. Voici comment se rétracter d’un statut Facebook douteux en six étapes faciles (mais pas vraiment).

1. Avoir un collaborateur et ami Facebook médecin qui croit qu’on peut mourir d’une overdose de pot (ok, j’avoue, faut pas être chanceux).

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2. Trouver que ça fitte pas mal avec notre opinion sur la légalisation de la marijuana et partager la bonne nouvelle. Utiliser des MAJUSCULES.

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3. Se rendre compte que le Daily Currant est un site de fausses nouvelles et vouloir sauver les apparences.

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4. Aller encore plus loin en suggérant que d’avoir partagé le lien n’avait pour but que de faire de l’argent (via Matthieu Bonin, ici).

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5. Effacer les publications compromettantes.

6. Faire rire de soi, puis menacer les gens de censure.

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Voilà, aussi simple que ça.

On suppose que M. Maurais a des méthodes plus rigoureuses dans la préparation de son émission de radio ou de ses chroniques dans le Journal de Québec. Mais surtout, on aimerait bien avoir son truc pour faire 200$ avec 60 commentaires sur Facebook (MISE À JOUR: il aurait écrit que c’est à la suite d’une gageure).

MISE À JOUR: pas mal plus de détails dans ce court métrage.

P.S.: notez qu’il s’agit d’une version romancée de l’histoire puisque les publications en question ont été retirées.

Capture-d’écran-2013-05-27-à-06.23.07Pour ma revue de l’année à La soirée est (encore) jeune, j’ai décidé de revenir sur certaines déclarations de commentateurs de l’actualité afin de voir si elles avaient bien vieilli (ok, j’avais seulement choisi celles qui n’avaient pas bien vieillies).

Une autre option aurait été de parler de ces faits divers qui n’ont pas vraiment marqué l’année, mais qui ont alimenté les radios d’opinion en masse.

Je n’ai pas choisi cette option, mais je vous ai fait un petit montage des commentaires autour de mes faits divers préférés:

Dans l’ordre:

  • Alex Perron admet avoir voulu foncer sur des manifestants, et Dominic Maurais le nomme “gay of the year”.
  • Josée Morissette et Jeff Fillion trouvent pas mal dégueulasses les pubs pour lutter contre l’homophobie.
  • Carl Monette réalise une entrevue avec un gars qui a le talent de lancer son caca très loin.
  • Sylvain Bouchard, suite à l’histoire d’une femme qui a noyé ses enfants, réclame un registre des baignoires pour ridiculiser le registre des armes à feu.
  • Jean-Nicolas Gagné et Éric Duhaime, lors du jour de la terre, invitent les gens à venir à Radio X avec leurs pickups en échange d’un t-shirt.
  • Un itinérant fait popo dans un parc avant de se faire agresser, et Éric Duhaime ne trouve pas ça banal, chier dans un parc.
  • Un homme congédié parce qu’il pue se rend chez Denis Lévesque et Stéphane Dupont en profite pour nous annoncer que le Doc Mailloux sent le swing.
  • Peter Sergakis se fâche contre des manifestants et Denis Gravel le veut comme prochain maire. “Go fucking travaille”.
  • Jérôme Landry explique qu’on veut bannir la malbouffe près des écoles, mais qu’on ne le fait même pas avec les pédos.
  • Magnan congédie une employée parce qu’elle a le cancer et Éric Duhaime trouve ça tout à fait correct. Même chose pour les femmes enceintes.
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En faisant du ménage, je suis tombé sur une de mes premières factures d’internet. En 1995. Chez Odyssée Internet. 25$ pour 120 heures par mois. 120 heures, c’est ce que je passe sur internet par jour, asteure.

Bigge Pif était mon alias sur les BBs. Oui, c’est très élogieux.

zoom0Entendu il y a trois semaines dans une chronique de 10 minutes de Richard Décarie, ancien conseiller de Stephen Harper, à Radio X.

La gau-gauche veut avoir le volant, mais pas avoir la responsabilité du véhicule:

Visiter la gau-gauche “dans le coeur de la bête”:

La gau-gauche radicale, le pétrole albertain et le pétrole saoudien:

Une conférence de presse de la “gue-gauche”:

Le problème de la gauche, c’est que tout le monde parle, mais personne agit:

La gau-gauche environnementaliste:

Notre gau-gauche “qui va venir représenter le point de vue”:

Terminons avec un succès souvenir d’il y a un mois, soit la phrase qui parle de cohérence qui est la moins cohérente au monde:

Le serveur de baladodiffusion de Radio-Canada est encore en panne. Voici donc l’émission en MP3. Vous pouvez l’écouter ou la télécharger en cliquant sur le lien avec le bouton de droite et en choisissant “télécharger” (ou quelque chose comme ça).

Télécharger le MP3.

vero-eau
joel-eau

mario-recoit-lauteur-du-livre-dans-lantre-de-norbou_scruberthumbnail_1Fin octobre, Arlette Cousture et Marie Laberge annoncent qu’elles vont diffuser leurs oeuvres uniquement sur internet, sans passer par l’intermédiaire d’un éditeur (ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose).

Mario Dumont y va toutefois d’une comparaison alimentaire:

C’est comme si une pizzeria attaquait le monde dans une cour de centre d’achat si dans leur panier y’ont de la pâte à pizza, du pepperoni pis du fromage pis y disent, nous on la fait nous-mêmes la pizza ce soir, et que la pizzeria dirait, non non non, moi je suis un intermédiaire dans la fabrication de la pizza et passez par moi.

Livre et pizza, même combat.

Mais on ne peut pas réduire le livre qu’à la pizza. Parce que le livre, c’est aussi un peu comme du thé, comme l’a expliqué Dumont suite à l’annonce du PQ au sujet du prix du livre.

Soit dit en passant, moi la dernière fois que je suis allé à la librairie j’ai acheté du thé… mais si l’épicerie fine chez nous sur la rive sud, part en guerre contre les librairies et demande au ministre de l’Agriculture: “eille comme ministre vous devez me protéger parce que l’écoeurant de libraire y’est rendu qui vend aussi du thé, pis moi le thé, c’est mon marché pis Dumont a acheté son thé chez le libraire pis moi j’ai perdu une vente de cinq piasses de thé…”

En complément: le livre et les rideaux de douche.