Quelques changements sur CentPapiers

Publié sur le blogue de CentPapiers :

Vous aurez peut-être constaté que CentPapiers n’arbore plus la bannière de Branchez-Vous ! en en-tête. C’est que notre entente avec Branchez-Vous ! tire à sa fin et que nous avons décidé d’adapter notre collaboration afin qu’elle reflète mieux nos besoins respectifs.

Bien que ce partenariat nous ait apporté une belle visibilité, la bannière portait à confusion sur le statut de CentPapiers face à Branchez-Vous ! et prenait sans contredit beaucoup d’espace. De plus, les revenus publicitaires n’étaient pas au rendez-vous (ce qui n’a rien à voir avec Branchez-Vous !), et nous croyons qu’il est peut-être temps d’imaginer un nouveau modèle publicitaire. Notre association avec Branchez-Vous ! se voit réduite un peu, mais nous sommes à planifier une nouvelle forme d’échange dont nous vous expliquerons les termes sous peu.

Nous n’en sommes qu’à l’état de réflexion (et nous vous invitons grandement à y participer), mais nous songeons à instaurer un système de publicité “communautaire” qui permettrait aux participants de CentPapiers d’installer leurs bannières sur le site, selon certaines conditions. Nous garderions peut-être un petit espace publicitaire afin de payer les coûts d’opération (plutôt bas).

De fait, la redistribution des revenus s’est avérée un exercice complexe pour le peu de revenus engendrés. Nous croyons qu’il s’agit toujours d’une bonne idée et n’excluons pas de réinstaurer un tel système dans un avenir où le volume des visites serait suffisant.

D’autre part, nous aimerions mettre en place une interface technique qui permettrait aux membres de choisir les articles à publier. L’idée est d’injecter un peu plus de démocratie dans le processus, et d’alléger la tâche d’éditeur qui peut être parfois plutôt lourde.

En plus de quelques petites rénovations, nos objectifs à court terme sont donc de mettre en place un système publicitaire communautaire ainsi qu’un outil pour permettre aux membres de juger des articles à publier. D’ici là, n’hésitez pas à nous faire pas de vos commentaires, à nous faire des suggestions… ou à nous proposer vos services.

J’ajouterais que je trouve CentPapiers plus beau “avec pas” de jaune. La nouvelle bannière de Branchez-Vous est moins pire, mais je ne suis pas sûr si les deux teintes de bleu auraient été en harmonie.

Un autre travail d'étudiants où il est question de CentPapiers

J’imagine que c’est assez positif quand des étudiants traitent de CentPapiers dans leurs travaux.

En avril dernier, un étudiant suisse nous contactait pour nous pointer son travail à propos de CentPapiers. Aujourd’hui, je constate par l’entremise de Projet J que des étudiants des HEC parlent à quelques reprises du site dans leur travail de recherche sur l’impact du numérique sur l’industrie de la presse.

Pas encore lu, mais je le ferai sûrement sous peu, en espérant qu’il n’y aura pas autant de fautes que cette phrase le laisse présager :

“Par contre, pour l’instante, à l’extérieur des sites de journalismes citoyens comme CentPapiers, ils sont très peu à le faire.”

Leur blogue a l’air plutôt intéressant… hop dans le Google Reader.

Le consommateur d'information

Comme l’expliquait Philippe, c’est souvent le terme “journaliste” qui pose problème lorsqu’il est question de “journalisme citoyen”. Le fait que les journalistes professionnels butent sur ce point me décourage, pour la simple et bonne raison que personne ne prétend vouloir les remplacer, et personne ne se prétend journaliste. Personnellement, ça ne me dérangerait pas d’appeler ça “quelqu’un qui écrit des affaires”, si ça permettait de passer à autre chose.

Mais en lisant ce matin Seth Godin, gourou du marketing, je me suis dit que c’était peut-être l’autre terme, “citoyen”, qui posait problème :

“Citizen recognized the power of this individual. Citizens are no longer the weak, isolated pre-consumers in front of a TV set in 1971, with few options. Now, citizens appear to be holding all the cards. It sounds a bit pretentious, but then, so do most terms marketers use.”

Possiblement que le citoyen, du point de vue du journaliste, reste encore un simple consommateur d’information et qu’on ne réalise pas encore le changement qui prend forme. Peut-être que cette logique de marché doit être revue pour qu’on accepte qu’un nobody puisse poser un acte journalistique.