La privatisation de la sécurité

La ville de Dallas, installée dans le sympathique Texas, vient d’adopter une nouvelle loi qui oblige les compagnies de systèmes de sécurité à offrir un service de garde de sécurité. Ainsi, ce ne sera plus la police qui interviendra lorsqu’une alarme retentira à la suite d’un vol, mais plutôt les employés de l’entreprise de sécurité.

La « verified response policy » a été mise en place pour contrer le taux de 97% de fausses alarmes qui occupait beaucoup trop les forces policières. Une expérience semblable réalisée à Salt Lake City a eu pour conséquence de faire grimper le nombre de vols de 10% : « Verified response was never intended to deal with property crimes, it was intended to deal with the waste of police resources » explique une responsable de cette ville. Donc oui, le temps consacré aux fausses alertes à diminué, mais les vols sont plus nombreux. Il me semble qu’on ne s’engage pas envers les bons objectifs.

D’autre part, laisser le privé s’occuper de la sécurité publique peut engendrer plusieurs effets pervers en lien avec la responsabilisation, puisque les entreprises ne sont pas soumises aux mêmes règles que l’État. Aussi, on peut imaginer que leur dessein n’est pas la protection du public autant que la recherche du profit maximal, deux objectifs concurrents qui peuvent mener à de graves dangers. Faudrait pas que John James Charest ait l’idée d’un tel PPP par chez nous…

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