Ça commence mal pour Harper

En voulant faire plaisir à tout le monde, Stephen Harper n’aura réussi qu’à se mettre à dos une partie de la population… et de ses supporters. D’abord, voilà que le chef des Conservateurs nomme au ministère du Patrimoine une unilingue anglophone, la diminutive Bev Oda, et un secrétaire parlementaire à la francophonie qui n’est même pas capable de prononcer « francophonie ». Selon Ted Menzies, « We have two official languages in this country. Not just French. not just English. We have two official languages ».

D’autre part, la nomination du vire-capot David Emerson (autoproclamé « pire cauchemar de Stephen Harper » avant de changer de côté) entaille, selon plusieurs, les valeurs conservatrices, émises dans la lointaine contrée de l’Alberta. D’ailleurs, après l’école de Chicago, l’école de Los Angeles et l’école Montarville à Saint-Bruno, voici que l’école de Calgary prend le haut du pavé, semble-t-il. Un sitea déjà fait son apparition pour demander le renvoi de M. Emerson.

Quant au Québec, on nous présente la nomination de Michael (prononcez Mi-ka-el) Fortier comme nécessaire pour que Montréal soit représenté au cabinet. Seulement voilà, il paraît que le grand Michael – ami personnel de Jean Charest – n’aura aucun lien avec la métropole :

Michael Fortier may be Montreal’s representative in the newly elected Conservative cabinet, but the Senate riding he will represent in Quebec doesn’t include any part of the city in its boundaries.

Enfin, je dois vous dire que j’ai décidé de ne pas aimer Maxime Bernier. Déjà, ses déclarations sur la nuisance que sont ces environnementalistes qui font monter le prix de la gazoline étaient d’une mauvaise foi crasse. Mais son sourire en coin au moment de jurer allégeance à la Reine d’Angleterre aura définitivement sellé l’absence de sympathie que je lui voue.

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