Se faire tuer dans sa langue

Les Forces armées canadiennes ont décidé de ne pas permettre aux francophones d’utiliser leurs nouveaux joujoux (les sympathiques systèmes de canon mobile), parce qu’il en coûterait trop cher de traduire les manuels en français.

Selon des officiers de la grandiose armée canadienne, l’armée états-unienne « tentait de réduire la « canadianisation » des 66 véhicules afin qu’ils puissent être livrés plus rapidement et à moindre coût ». Ce qu’il faut comprendre de cette dernière explication, c’est que la seule différence entre les États-Unis et le Canada réside dans la présence d’une minorité francophone (mais ça, on le savait déjà). À moins que la « canadianisation » d’un tank réside plutôt dans le sabotage de sa mécanique, histoire que son état soit harmonisé à celui du reste de la flotte décrépite.

D’autre part, on apprenait ce dimanche que l’ami Dick Cheney avaitmalencontreusement vidé son chargeur sur un de ses potes de 78 ans lors d’une gentille partie de chasse. Sans le vouloir, Cheney aurait atteint l’éclopé millionnaire, Harry Whittington, dans la joue, le cou et dans le haut du corps (ouille). Peut-être cet événement forcera le vice-président des États-Unis à réfléchir sur le concept de « tir ami ». D’ailleurs, tout le monde devrait avoir le droit de se faire tiré dans sa langue.

Laisser un commentaire