Faille de sécurité

Quand le gouvernement investit des millions de dollars en sous-traitance pour la construction de ses sites Web, qui sont pour le moins, assez laids et plutôt simples, on se dit que c’est sans doute parce que les grosses compagnies profitent de l’ignorance des politiciens et des gestionnaires pour vendre à gros prix leurs services bancals. On se dit que les décideurs doivent voir dans l’exorbitance des tarifs un gage de qualité. On se dit enfin qu’au moins, s’ils ne sont pas intuitifs ou agréables à regarder, ces sites doivent être sécuritaires. Erreur.

On apprenait récemment qu’un ancien webmestre du Centre des armes à feu du Canada avait averti le gouvernement que le site pourrait facilement être piraté, et que la liste des propriétaires d’armes à feu pourrait se retrouver dans les mains d’individus mal intentionnés.

« M. Hicks a indiqué avoir pour la première fois fait part de ses préoccupations aux responsables du Centre des armes à feu en 2002. Certaines mesures de sécurité ont été améliorées, mais le site présente encore des lacunes en cette matière, d’après lui. »

Il existe un réel fossé numérique entre les générations. « L’État-nation perd beaucoup de son pouvoir à cause des politiciens de l’ancienne génération qui n’ont pas encore compris les défis d’adaptation qu’imposent les nouvelles technologies et la nouvelle économie à leurs institutions« . Ils se réveilleront peut-être trop tard, quand le citoyen aura lui-même pris l’initiative de bâtir des structures numériques parallèles…

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