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Osheaga, jour premier

En fin de semaine se déroule au Parc Jean-Drapeau de Montréal le festival « musique et arts » Osheaga. Les organisateurs, qui comptent miser sur la bouillonnante scène musicale montréalaise pour faire du festival un incontournable sur la côte Est, ont laissé une large place au contenu local. On peut se réjouir de cette dernière initiative. La première journée du festival a démontré que Montréal regorge de talents.

Le site du festival s’est rempli tranquillement au cours de l’après-midi. Néanmoins, plusieurs personnes auront pu apprécier la performance des londoniens des Magic Numbers, inégale, à l’image de leurs pièces parfois fort dansantes, souvent peu originales.

À 2h offraient concurremment leur musique le New-Yorkais Joseph Arthur et les Français de Hushpuppies. Comme c’était un début d’après-midi, l’atmosphère était moins à la berceuse, d’autant que le genou était encore frais. Le choix se vera donc du côté du groupe français, plus rock, au détriment de l’harmonica d’Arthur. Sur la petite scène MEG, circonscrite par plusieurs arbres et de longues files du côté des toilettes des dames, les Hushpuppies livrèrent avec entrain leur rock and roll qui n’a rien de français (outre le veston à rayures). Leur performance fut suffisamment intéressante pour qu’on ait envie de se procurer leur album.

Vinrent ensuite les Vulgaires Machins, dignes représentants du punk-pop-rock de chez nous, qui présentaient leur album tout neuf à un auditoire qui semblait bien les connaître. Excellent spectacle, énergisant, pas trop facile pour les tympans, et assez provocant. « Vous ne semblez pas tous d’accord, mais c’est pas grave », a dit le chanteur après avoir interprété leur pièce « Légaliser l’héroïne ». Néanmoins, avec leurs paroles qui ne sont pas toujours perceptibles, on avait parfois l’impression que plusieurs pièces se ressemblaient.

The Stills, un groupe montréalais qui a déjà été qualifié du prochain groupe de l’heure, n’a pas su capter très longtemps notre attention. Nous nous sommes donc jetés sur les Dirty Tricks, un autre groupe de la métropole. Le guide du festival décrit leur musique comme étant « du rock qui a des couilles », et on doit en venir à la même conclusion. Ça déménage, et ça nous plaît.

Dinosaur Jr. fut un excellent prétexte pour s’étendre dans la butte en fond de site, un passage nécessaire pour espérer tenir jusqu’à la fin. C’est Malajube qui marqua notre retour vers la scène. On attendait beaucoup du groupe dont on avait entendu beaucoup de bien de leurs prestations. Malgré la déception de certains habitués, la musique entraînante du groupe, la qualité de leur interprétation, et l’implication des membres nous séduisirent (voir la vidéo ci-dessous). Toutefois, quelqu’un pourrait-il suggérer au claviériste des cours de chant ?

Sur la scène de la Montagne se produisait juste après le groupe torontois Metric qui n’est certainement pas dénué d’intérêt. On voulait toutefois se pencher sur le cas de We Are Wolves de Montréal, dont on a entendu beaucoup de bien également. Leur musique, qui est moins chaotique (ouf !) que celle des Georges Leningrad dont ils étaient les « compagnons de route « , nous a rapidement plu. « Nous sommes les Nous Sommes Loup », clamèrent ces trois francophones entre deux pièces électroclash additionnées d’une mélodie qui a permis à de nombreux festivaliers de se déhancher savamment. Un autre album à se procurer.

L’ennuyant K-OS força un retour à la butte qui, malheureusement, n’était pas assez loin pour permettre de ne pas entendre le hip-hop dub machin de l’artiste. On attendait donc avec impatience les Clap Your Hands Say Yeah qui, pour une raison inconnue se pointèrent après un long retard. Suffisamment pour que la performance agaçante d’Amon Tobin soit devancée (on s’ennuie de Supermodified). Finalement, le groupe états-unien s’installa sur scène et nous offrit une prestation, disons, désabusée. Les pièces sont sans contredit très bonnes, le chanteur se donne un peu, sans doute mû par une quantité importante de boisson, mais il nous a semblé que la passion n’y était pas. Faudra continuer à se contenter du baladeur pour les apprécier.

Aujourd’hui dimanche, le festival se poursuit et les attentes sont élevées : Islands, Wolf Parade, Final Fantasy, Bell Orchestre Kid Koala… et la pluie.

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