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Ubuntu : vers une démocratisation de Linux ?

À coup de millions de dollars, et après plusieurs années de développement, Microsoft vient de mettre sur le marché la nouvelle version de son système d’exploitation Windows. Vista, que certaines langues sales pourraient présenter comme une pâle copie (en plus énergivore) de Mac OS X, s’est en effet installé chez le revendeur dans ses multiples déclinaisons la semaine dernière. Quant à Apple, son choix d’utiliser les processeurs Intel permet maintenant d’installer Mac OS X sur n’importe quel ordinateur. En marge de la lutte que livre d’ailleurs Apple à Microsoft pour grignoter quelques parts de marché, on peut se demander comment se débrouille le système à code ouvert Linux.

Le système en question, réalisé par Linus Torvald en 1991 et repris par la communauté des programmeurs, se présente selon plusieurs « distributions » qui constituent une sorte d’emballage logiciel à Linux. Prenons par exemple le cas d’Ubuntu, une de ces plus populaires distributions (environ 8 millions d’utilisateurs).Ubuntu est financé par le milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth, qui a fait fortune en vendant sa compagnie de sécurité internet à la fin des années 1990. En 2005, il précisait que ses motivations étaient purement altruistes :

« Ma motivation et mon but sont de trouver une manière de créer un système d’exploitation à usage bureautique général qui soit libre et gratuit, mais également pérenne et d’une qualité comparable à tout ce que vous pouvez acheter. »

On peut se demander si Ubuntu est accessible au commun des mortels. Linux a toujours nécessité des connaissances informatiques qui empêchaient le néophyte de se familiariser avec le système. À première vue, et lorsqu’on ne se lance pas dans une personnalisation à outrance du système, Ubuntu surprend par la facilité de son utilisation et sa compatibilité matérielle.

L’installation de Linux a longtemps été un obstacle infranchissable pour plusieurs. L’installation d’Ubuntu, sur un ordinateur bas de gamme mais récent, dans ce cas-ci, ne pose aucun problème. Le système reconnaît le matériel, de la carte vidéo au iPod, sans poser trop de questions. Tout récemment a même été réalisé un lanceur permettant de démarrer l’installation d’Ubuntu directement de Windows.

Ubuntu vient avec les logiciels de base les plus utiles : navigateur Web, logiciel de messagerie instantanée, de gestion des courriels, lecteur audio, vidéo, traitement de texte, tableur, et quelques petits jeux. L’ajout ou la suppression de logiciels est un jeu d’enfant, encore plus facile que sous Windows ou Mac OS X lorsque l’on utilise le logiciel intégré qui permet de choisir lesdits logiciels à même une base fort complète. Et quand le logiciel que vous recherchez n’est pas disponible par l’entremise de ce lanceur, il suffit d’interroger un moteur de recherche pour qu’une des milliers de pages entretenues par la communauté des utilisateurs d’Ubuntu vous explique pas à pas comment vous en sortir. Pas d’inquiétude d’ailleurs, à peu près tous les logiciels disponibles sous Windows ou Mac ont leur équivalent sous Linux… à part peut être pour ce qui est des jeux. Le « gamer » ne trouvera pas son compte sous Linux, quoique certains produits comme SimCity, Quake ou Doom sont disponibles, et certains autres comme Warcraft peuvent être lancés grâce à l’émulateur Wine.

Maintenant, l’amateur d’effets spéciaux (ceux-là mêmes qui sont intégrés à Mac OS X depuis longtemps, et qui ornent Windows Vista depuis la semaine dernière) ne sera pas en reste. Bien que l’interface graphique d’Ubuntu (Gnome) soit des plus fonctionnelles, il est aussi possible d’ajouter sans trop d’encombres (bon, peut-être un peu) la panoplie de feux d’artifices qui rendent l’expérience plus agréable visuellement. Il suffit d’installer le logiciel Beryl qui n’a rien à envier aux interfaces de ses compétiteurs, et qui ralentit relativement peu le système.

Oh, et Ubuntu, c’est gratuit.

Reste à savoir si Ubuntu percera le marché du système d’exploitation qui est dominé par deux géants. Disons que les préjugés envers Linux sont encore grands et que bien peu de gens connaissent le système. On peut imaginer que les générations montantes qui n’ont pas peur de se perdre dans un ordinateur s’intéresseront au système d’exploitation, et que ce dernier gagnera peu à peu en visibilité.

À ce sujet, des initiatives comme celle de quelques Torontois qui ont quelque peu perturbé la sortie de Vista dans la Ville Reine sont un (petit) pas dans la bonne direction.

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