CentPapiers, la suite des choses

Comme je l’expliquais il y a quelques mois, Jean-Philippe et moi sommes trop pris par le Sportnographe pour nous occuper de CentPapiers, cette plateforme de journalisme citoyen que nous avons fondée en 2006. Nous avions donc, depuis le début de 2009, sous-traité la gestion du site à mon frère qui a fait du très bon boulot pour garder le navire à flot.

Mais cette situation ne pouvait durer. Nous sommes donc partis à la recherche de quelqu’un pour prendre la relève. Pas évident de trouver la bonne personne pour faire avancer le projet. Une personne qui connait bien le web, l’édition, mais surtout, une personne qui a du temps. Pas évident, ou plutôt, impossible.

À défaut de trouver cette personne experte des internets, nous avons opté pour un contributeur de longue date et organisateur efficace : Pierre JC Allard. Le monsieur n’est plus très jeune, mais il a bien compris l’intérêt du Web et de l’expression citoyenne. Il possède de nombreux contacts dans plusieurs milieux et s’est allié à plusieurs blogueurs d’ici et d’ailleurs qui pourront redonner une seconde vie au site.

Nous avons quelques divergences quant aux priorités à donner dans le développement du site. Je crois que CentPapiers doit tirer parti des réseaux sociaux et s’exporter, pour qu’il ne soit plus qu’un “site” mais plutôt une “organisation” qui joue sur plusieurs plateformes. M. Allard a d’abord envie de revoir la disposition et l’apparence du site. On ne peut vraiment lui reprocher de vouloir redécorer sa nouvelle maison…

Nous avons songé à fermer la shop complètement, mais pourquoi ne pas donner la chance à la communauté de poursuivre l’expérience tout en gardant des parts dans l’entreprise ?

De “plateforme de journalisme citoyen”, CentPapiers ressemble maintenant plus à un vaste blogue collectif, une plateforme de diffusion. Pas que le journalisme citoyen soit un mythe, mais disons qu’il demande une bien plus grande implication et organisation que ce que nous avons pu y mettre. Il demande aussi une masse critique de participants qui n’était pas encore au rendez-vous.

Pierre Allard parviendra peut-être à s’approcher de ces conditions, mais peu importe, dans tous les cas, CentPapiers reste un lieu de débat et de rencontre des idées utile. Avec la fermeture de Quebec89, la place est libre au Québec pour ce genre d’endroit, et les expériences étrangères démontrent que la chose est possible.

Voyons voir ce que ça donnera et rien ne dit qu’un jour nous n’aurons plus le temps de recommencer à nous impliquer…

Une réflexion sur « CentPapiers, la suite des choses »

  1. En tant qu’ex-pusher de contenu, j’écrase une larme en tournant la page. J’aurais voulu que CentPapiers prenne la place qu’il mérite. Je continuerai d’y jeter un coup d’oeil, et, pourquoi pas, d’y publier des affaires.

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