La critique sportive

Foglia ce matin :

Ouache, la critique qui nous empêche d’avoir du fun. Beurk, la critique. Fuck la médiation. Allez chier, messieurs les enculeurs de mouches. On n’a pas besoin de vous pour consommer. On a une vraie job, nous, O.K.? Quand on va au cinéma, c’est pour se reposer, O.K.?

Ici aussi, on est dans le gros sens. Cette fois culturel.

Ce que j’ai contre le gros bon sens?

Plein de choses. Mais surtout ceci: il se présente toujours penaud. Pauvre, pauvre petit gros bon sens, toujours attaqué, dévalué, humilié par les intellos… Mais tadam! Il finit toujours par triompher, parce qu’il est le goût, la volonté, le coeur du peuple.

Alors que, dans la réalité culturelle, le gros bon sens est impérial, dictatorial, il commande à tout (à toutes les subventions, surtout), ne souffre aucune médiation, aucun filtre entre lui et la consommation.

Ça fait beaucoup penser à la manière dont les experts sportifs voient le Sportnographe. “Engagez des critiques gentilles” nous dit Martin Lemay…

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