Étudier les utilisateurs de Facebook, oui. Étudier Facebook, non.

Jean-Hugues Roy:

L’application que j’avais commencé à programmer était d’une tout autre nature. Si vous aviez consenti à participer à mon projet de recherche, l’application vous aurait demandé votre âge, votre genre et votre région de résidence afin de constituer un échantillon représentatif de la population québécoise. Elle vous l’aurait demandé directement, sans puiser dans votre profil Facebook. Elle ne serait pas allée chercher votre liste d’amis ni aucune autre donnée personnelle possédée par Facebook.

Elle se serait ensuite contentée de recueillir uniquement les publications apparaissant dans votre fil d’actualité. Pour chacune de ces publications, elle aurait enregistré 14 variables relatives à ces publications (titre, date, contenu, provenance de la publication, nombre de « j’aime », de commentaires et de partages, etc.). C’est tout.

En somme, je ne m’intéressais pas à vous. Je m’intéressais à Facebook. Je m’intéressais à l’information que Facebook trie et vous sert dans votre fil d’actualité.

L’application d’Aleksandr Kogan et de Cambridge Analytica s’intéressait à vous,
à vos données personnelles.

Un exemple révélateur: plus.lapresse.ca/screens/45d2ac30-8704-4dd7-91c9-f3bdf27469a0|_0.html

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