The Founder

Cette semaine j’ai regardé pour vous le film « The founder », le fondateur, un film sur la vie et l’oeuvre du gars qui a fait que McDonald’s, le magasin de hamburger, est devenu la multinationale qu’elle est aujourd’hui.
 
C’est un film sur l’entrepreneuriat, sur la détermination et sur les gras trans.
 
Ray Kroc, c’est le nom du gars, est joué ici par Michael Keaton.
 
Il est un vendeur itinérant de machines pour faire des milkshakes qui courre après le rêve américain. Il a 52 ans. Ça fait longtemps qu’il courre. Il est un peu loser.
 
Et lui, il trouve que le monde de la restauration, c’est un peu de la bouette jusqu’à ce qu’il se ramasse chez McDonald’s, un restaurant ouvert par les frères McDonald’s, Ronald et Grosse douceur.
 
Dans ce premier McDo, t’arrives à la caisse, tu passes ta commande et tu as tout de suite ton hambourgeois, parce que leur cuisine fonctionne au quart de tour, comme une chaîne de montage.
 
Y’a pas d’assiettes à gérer, pas d’ustensiles, tout est emballé et tu sacres l‘emballage aux vidanges quand t’as fini.
 
Ray Kroc lui, il convainc les frères McDo d’ouvrir plein de franchises et s’associe à eux. Il leur dit que l’arche dorée doit être vue comme la croix d’une église.
 
C’est comme une religion qui a beaucoup de disciples si je me fie au poids moyen des américains.
 
Donc c’est l’histoire de la standardisation des McDo.
 
La standardisation qui fait que tu peux aller partout dans le monde et manger la même cochonnerie que tu manges chez toi.
 
T’es pas dépaysé.
 
Parce que tout le monde sait que quand tu vas dans un autre pays, tu veux pas être dépaysé.
 
Et là, je sais ce que vous vous dites, comment diable un vendeur de milkshakes de 52 ans sur le retour peut-il bâtir un empire du fast-food? Réponse: “Je sais ce que vous vous dites. Comment diable un vendeur de milkshake de 52 ans sur le retour peut-il bâtir l’empire du fast-food à partir de rien. Avoir 1600 restaurants et un revenu annuel qui avoisine la modique somme de 700 millions de dollars? Ça tient en un mot: la persévérance.”
 
Voilà, la persévérance. Et ça la persévérance, ça veut dire être vraiment gossant et pas mal crosseur.
 
Parce qu’au début du film, on pense que ça va être une genre d’hagiographie, mais à la moitié, Ray Kroc commence à être crook.
 
D’abord, quelqu’un lui donne l’idée d’acheter les terrains sur lesquels sont bâtis les McDo pour faire de l’argent supplémentaire et garder le contrôle. Les frères McDo sont pas d’accord, mais il le fait dans leur dos.
 
Il se fout des ingrédients de qualité que privilégiaient les deux frères. Tout ce qu’il veut, c’est que ça coûte pas cher alors il introduit les milkshake en poudre. Des milkshakes avec pas de milk.
 
Il prend le contrôle de tout, jusqu’à ce que les frères McDo abdiquent et acceptent qu’il rachète leur part. Il leur promet aussi 1% des bénéfices de l’entreprises, mais ne leur verse jamais.
 
Il boit du whisky cheap sans arrêt, il est pas un bon comptable, il divorce de son épouse, il vole la femme d’un de ses associés, il se chicane avec d’autres collègues.
 
“Business is war”. Si mon compétiteur était en train de se noyer, j’irais vers lui et je lui mettrait un boyau dans bouche, qu’il dit.
 
Ça finit donc par être l’histoire d’un crosseur qui a propagé l’obésité à travers le monde et beaucoup de papiers de hamburger dans les vidanges.
 
C’est ça le rêve américain finalement.
 
Bref, un film qui donne un peu mal au ventre, comme manger du McDo, alors je donne 5 étoiles!

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