La lutte à la désinformation passe par les patrons des médias

Tant que la désinformation rapporte, les patrons des médias gardent leurs animateurs en ondes. Ç’a l’air que ce n’est plus le cas.

« Nous devons contribuer à induire le calme à l’échelle nationale, maintenant », a indiqué aux animateurs de ses 416 stations à travers le pays Brian Philips, vice-président au contenu de Cumulus Media. Le groupe, qui emploie plusieurs figures ultra-populaires du monde de l’opinion radiophonique aux États-Unis, dit ne « plus vouloir tolérer les discours » haranguant les foules sur le thème des « élections volées » ou de la « guerre civile », et encore moins « les commentaires sous-entendant que la désobéissance violente est justifiée ».

Des animateurs empêchés de promouvoir la théorie du complot électoral

Je me suis toujours demandé quel genre de personne fait ça, engager des animateurs malhonnêtes qui ont une influence négative sur la société, dans le seul but de faire des profits…

Reste que le concept de liberté d’expression évolue. Les patrons d’entreprises ont maintenant des responsabilité à cet effet. Il y a une bonne description de la situation dans ce texte.

Face à ces pratiques de désinformation, la protection de la liberté d’expression paraît mal calibrée. L’environnement dans lequel circulent les informations est très différent de celui qui prévalait lorsque les protections prévues par nos lois ont été mises en place. Dans beaucoup de pays, notamment au Canada et aux États-Unis, la protection contre les violations de la liberté d’expression est orientée vers les mesures émanant de l’État. Or, les activités expressives se déroulent de plus en plus dans des environnements relevant d’entreprises privées comme Facebook, Parler ou Twitter. Ces entreprises disposent d’un droit de vie ou de mort sur les activités expressives. Le pouvoir de supprimer les comptes utilisés par des groupes conspirationnistes pour diffuser des propos incendiaires ou délirants se trouve aux mains d’entreprises qui peuvent agir à leur guise au fil de ce qu’elles perçoivent être ou non dans leur intérêt.

Je suis inquiet moi aussi que l’on laisse ces entreprises décider de ce qu’on peut consommer comme information ou pas. C’est lorsqu’il est question de diffuser de fausses informations qui ont des impacts réels que j’ai l’impression qu’il faut agir, même si je ne suis pas sûr que de bannir complètement soit le bon mécanisme.

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