L’enseignement au temps des jeunes de nos jours

J’ai reçu quelques témoignages d’enseignants qui vont dans le même sens que celui de cette prof de sociologie au cégep, prise au dépourvu devant les réactions de ses étudiants lorsqu’il est question de sujets sensibles.

L’attention sensible que je crois avoir toujours eue s’est muée en crise existentielle. Je m’efforce de présenter les faits de la façon la plus objective possible et avec les nuances qui s’imposent. Cela est d’autant plus nécessaire en ces temps de polarisation idéologique. Il est ironique qu’à l’ère où l’on réclame légitimement la représentation de la diversité culturelle et sexuelle dans les médias, dans les arts et en politique, où l’on remet en question, à juste titre, les catégories binaires définissant l’identité sexuelle, les positions idéologiques deviennent, elles, de plus en plus rigides, jusqu’à être transformées en catégories binaires.

La crise existentielle d’une professeure de sociologie

Dans cette lettre, il est question de « rectitude politique », mais j’ai l’impression qu’il s’agit davantage d’une question de sensibilité. De refus d’être choqué. La nouvelle sensibilité de cette génération semble rendre la tâche difficile aux enseignants.

Ce n’est pas un défaut d’être hypersensible, mais ce n’est pas parce qu’une situation est choquante qu’il faut refuser de la voir non plus.

Avant d’adapter l’enseignement pour réconcilier ces deux objectifs, il reste toutefois à savoir si cette situation n’est le fait que d’une minorité.

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