Couper dans les espaces de stationnement

Paris veut éliminer la moitié des stationnements sur rue. Là-bas, la voiture compte pour 13% des déplacements, mais 50% de l’espace public.

À Montréal, bien sûr, la situation est différente. Le transport en commun est moins développé. Mais améliorer la desserte et réduire le nombre de places de stationnement permettrait aux citoyens de s’approprier ces espaces.

Catherine Morency, de la Chaire Mobilité à Polytechnique Montréal, croit que, tôt ou tard, Montréal devra s’engager dans une réforme majeure : « Le défi de la Ville, c’est qu’il y a beaucoup de résistance, mais on ne sait pas d’où elle vient vraiment. » Elle évoque un reportage dans lequel une automobiliste de Sainte-Thérèse s’insurgeait contre la création de la voie réservée sur l’avenue Papineau qui a eu pour effet d’allonger son temps de déplacement : « Pour moi, c’est la représentation parfaite de la question qu’on ne se pose pas : qui est en position légitime de se prononcer sur ce qu’on fait dans une rue ? »

Le stationnement, ce véhicule de vifs débats

Le problème avec les reformes majeures, c’est la résistance au changement, malheureusement.

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