Journalisme et réseaux sociaux: perdre le contrôle pour gagner en visibilité?

Un passage qui m’interpelle dans le texte de Dominic Tardif sur le comportement des journalistes sur les réseaux sociaux:

Après la fermeture en 2020 de Voir Québec, où il signait une chronique, Mickaël Bergeron choisit de mettre en ligne, sur sa page personnelle, des microbillets décortiquant l’actualité. « Ça m’a fait beaucoup réfléchir, parce que j’avais cette impression d’avoir plus d’impact en les mettant simplement sur Facebook que lorsque je publiais dans Voir », se rappelle l’auteur de l’essai Tombée médiatique (Somme toute), désormais chroniqueur au quotidien sherbrookois La Tribune. « Encore aujourd’hui, j’ai l’impression que certaines de mes chroniques, même si elles ont une belle vie, circuleraient mieux si je les publiais directement sur Facebook. »

Depuis le début de 2021, j’essaie de faire ma « revue de presse » quotidienne ici plutôt que de partager des articles directement sur Facebook, ce qui aurait plus d’impact. C’est d’abord pour garder un contrôle sur mes archives en constituant une base d’informations sur les sujets qui m’intéressent. Une pratique que l’algorithme de Facebook n’apprécie pas nécessairement. Mais quand Facebook n’existera plus ou sera remplacé par le nouveau réseau à la mode, je n’aurai rien perdu…

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