La liberté d’être infecté par la diarrhée épidémique porcine

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Succès souvenir d’il y a 20 jours:

Pourquoi le gouvernement fédéral se refuse-t-il à obliger les camionneurs à laver, désinfecter et sécher leur camion-remorque à leur retour au Canada après une livraison aux États-Unis, comme le demandent les vétérinaires de la santé porcine au Québec?

« Parce que nous sommes dans un pays libre, répète Maxime Bernier. Il y a des droits à respecter, la liberté individuelle. On ne peut pas obliger un individu à prendre une douche, à changer de vêtements. Il y a une charte qui existe, la Charte canadienne des droits et libertés, et on la respecte. On incite fortement ces gens-là à suivre les mesures de biosécurité. »

On ne peut pas obliger quelqu’un à se laver, alors pourquoi obliger un camionneur à laver son truck pour empêcher que la maladie se propage? Logique.

Sauf qu’en fin de semaine:

Le ministère québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation annonce qu’un premier cas de diarrhée épidémique porcine vient d’être détecté au Québec, dans une ferme de la Montérégie.

Je ne sais pas s’il y a un lien, mais si oui, des cochons qui meurent pour des idées, c’est un peu jambon.

Les bateaux qui vont sur l’eau et l’économie

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Il y a deux semaines, Mario Dumont nous expliquait au 98,5FM que l’économie, c’est comme les bateaux sur l’eau.

“Tsé quand le niveau d’eau monte sur le fleuve, ça monte toute les bateaux, les petits bateaux comme les paquebots. Si tu lèves le niveau du fleuve d’un pied, tu montes tout le monde, c’est vrai aussi pour l’économie.”

C’est un peu la théorie du ruissellement (trickle down) qui dit que “les revenus des individus les plus riches sont in fine réinjectés dans l’économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l’investissement (notamment via l’épargne), contribuant ainsi, directement ou indirectement, à l’activité économique générale et à l’emploi dans le reste de la société.”

Hier, je suis tombé par hasard sur la caricature ci-haut qui fitte bien avec l’idée de Mario Dumont. Des fois, quand les exemples sont trop simples, ils sont aussi simples à caricaturer.

Le Canada, 6e économie la plus “libre” du monde

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Il y a quelques semaines, dans le cadre de ma chronique à “La soirée est (encore) jeune“, j’avais diffusé un extrait de Vincent Geloso de l’Institut économique de Montréal qui expliquait que les économies plus “libres” se remettaient plus rapidement d’un désastre naturel:

Les pays qui s’en sortent mieux sont soit des pays qui sont développés, soit qui sont très libres économiquement. Le meilleur exemple a été fourni en 2010 quand t’avais eu un gros tremblement de terre en Haïti. Haïti, c’est sur la même île que la République dominicaine. La République Dominicaine, ça avait pris quelque jours s’en remettre parce que y’avait plus de facilité de partir une business, d’avoir un permis de construction.

Je suis prêt à admettre que les barrières à l’entreprenariat puissent nuire à la reconstruction (je ne m’y connais pas assez pour juger de la chose), mais il me semble que dans ce cas-ci, d’autres facteurs ont pu faire en sorte que la “reconstruction” de la République dominicaine se soit faite plus rapidement.

Je dis ça comme ça, mais le fait que l’épicentre du tremblement de terre était situé près de Port-au-Prince et le fait qu’Haïti est un pays pauvre en mautadit ont peut-être influencé la vitesse de la reconstruction. Un peu plus que le délai nécessaire à obtenir un permis de construction, en tout cas.

Je suis plutôt pour qu’il soit facile pour un entrepreneur de se partir en affaire, mais cette comparaison ne constitue pas un argument en faveur du retrait des barrières à l’entrepreunariat. On peut sûrement trouver mieux.

Tout ça pour dire que le classement des pays les plus libres économiquement, réalisé par la Heritage Foundation, un think tank conservateur, vient d’être mis à jour et que le Canada se trouve au 6e rang.

Si les “enverdeurs” et autres “environnementeurs” ont raison, on va pouvoir se reconstruire vite vite. Fiou.

Le vortex de l’analyse des changements climatiques

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Il est commun chez certains chroniqueurs de tirer des conclusions sur les changements climatiques après une journée de temps froid ou de chaleur intense. Richard Martineau racontait en mai dernier à LCN:

J’avais une discussion l’autre jour avec ma fille de 14 ans, y faisait froid pis j’y disais: regarde le réchauffement de la planète là, la planète se réchauffe pas…

C’était une semaine après ces déclarations de Jérôme Landry de Radio X:

J’espère que ceux qui pensent qu’y’a un réchauffement climatique ce matin vont se fermer la boite pour 24 heures pis se faire geler tout seul. Y fait deux à matin chers amis qui nous parlez du réchauffement climatique.

Éric Duhaime (et d’autres) en remettaient cette semaine suite au fameux vortex polaire.

Évidemment, on ne peut analyser les changements climatiques en regard de la météo du jour et ces gens le savent sans doute (c’est ce qui est triste). À ce sujet, il vaut la peine d’écouter cette belle discussion entre Sylvain Bouchard de Cogeco et Patrick Bonin de Greenpeace. La science vs les “j’pense que” et les “selon moi”.

Heureusement, nous ne sommes pas les seuls à avoir des commentateurs de l’actualité qui font la guerre aux “environnementeurs” et aux “enverdeurs“. Le Daily Show de Jon Stewart a fait un pas pire segment là-dessus cette semaine (dommage, ça ne s’embed pas ces vidéos-là).

Quand on se compare, on se console… mais pas tant que ça.

Se rétracter sur Facebook en six étapes faciles

Dominic Maurais de Radio X a eu maille à partir avec les internets hier. Voici comment se rétracter d’un statut Facebook douteux en six étapes faciles (mais pas vraiment).

1. Avoir un collaborateur et ami Facebook médecin qui croit qu’on peut mourir d’une overdose de pot (ok, j’avoue, faut pas être chanceux).

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2. Trouver que ça fitte pas mal avec notre opinion sur la légalisation de la marijuana et partager la bonne nouvelle. Utiliser des MAJUSCULES.

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3. Se rendre compte que le Daily Currant est un site de fausses nouvelles et vouloir sauver les apparences.

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4. Aller encore plus loin en suggérant que d’avoir partagé le lien n’avait pour but que de faire de l’argent (via Matthieu Bonin, ici).

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5. Effacer les publications compromettantes.

6. Faire rire de soi, puis menacer les gens de censure.

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Voilà, aussi simple que ça.

On suppose que M. Maurais a des méthodes plus rigoureuses dans la préparation de son émission de radio ou de ses chroniques dans le Journal de Québec. Mais surtout, on aimerait bien avoir son truc pour faire 200$ avec 60 commentaires sur Facebook (MISE À JOUR: il aurait écrit que c’est à la suite d’une gageure).

MISE À JOUR: pas mal plus de détails dans ce court métrage.

P.S.: notez qu’il s’agit d’une version romancée de l’histoire puisque les publications en question ont été retirées.

La guerre contre la classe moyenne

Je viens de finir de lire “Le sel de la terre” de Samuel Archibald, un essai sur la classe moyenne. “La classe moyenne est instrumentalisée par les politiciens et les commentateurs médiatiques“, peut-on lire dans la description.

Extrait du livre:

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Or voilà-tu-pas que j’apprends chez Dominic Maurais que la classe moyenne est effectivement en guerre, mais contre le PQ:

Toute est dans toute.

Qui suivre sur Twitter en matière de sport

large-sports-twitter-iconsLe Huffington Post m’a demandé il y a quelques semaines de lui soumettre quelques noms de personnes à suivre sur Twitter en 2014. Les vedettes montantes des médias sociaux, en matière de sport.

Vous pouvez voter ici.

Ils en ont choisi cinq, les moins “mainstream, disons. Et c’est tant mieux. Mais voici la liste complète que j’avais soumise:

Martin Sasseville
Commentaires incisifs sur le hockey, pendant les matchs, mais pas seulement de la LNH. Portrait d’anciens joueurs sur son blogue.

Guillaume Lefrançois de SRC
Va au-delà des tweets que tous les autres journalistes font (mais pas toujours) et propose des jeux-questionnaires avant chaque match.

Gabriel Béland de La Presse
Pour tout ce qui touche la boxe et les sports de combat.

Olivier Tremblay
Journaliste pigiste qui tweete principalement sur le soccer et l’Impact.

Guillaume St-Onge
Humoriste, il tweet beaucoup pendant les matchs du Canadien. A le sens du punch.

Définitivement Pierre
Plus actif sur Facebook, mais offre un humour incisif.

Benoît Melançon
Professeur d’université qui s’intéresse au langage, notamment au langage du sport.

Math Roy
Animateur à NRJ d’une émission sportivo-fantaisiste. Touche d’humour et d’ultrapartisanerie.

Martin Leclerc de SRC
Points de vue différents et fouillés sur les nouvelles du sport. Hockey amateur et professionnel.

Simon Boisvert
Mis sur la map par Mathias Brunet, se spécialise dans l’évaluation de prospects.

Patrick Leduc de RDS
Pour tout ce qui a rapport avec l’Impact et le soccer en général. Connaisseur et très accessible.

Minatoires
Un humour sportif assez classique et toujours pertinent.

Pierre Trudel
Parle de tous les sports avec l’expérience qui lui permet d’être assez malcommode.

F-E Corbin de RDS
Très bon sens de l’humour.

Vous remarquerez que je n’ai pas soumis la candidature de Denis Coderre.

Le speed dating libertarien

Joanne Marcotte du Réseau Liberté Québec racontait la semaine dernière être allée, aux frais de l’Institut économique de Montréal, au “Forum Liberté” de la Fondation Atlas, à New York.

Au sein de ce forum avait lieu une séance de speed dating afin d’échanger sur les meilleures pratiques en matière de promotion des idées de liberté:

Y’a pas que les assemblées de l’ASSÉ où il se passe des choses comiques, faut croire…

Reductio ad KKK

kkkHasard, ce matin, Patrick Lagacé appelle à slaquer sur les comparaisons douteuses dans le débat autour de la charte:

Parce que rien ne se compare à l’Holocauste, à Hitler, aux nazis, à l’étoile jaune, aux camps de concentration, dans le débat actuel sur la Charte en particulier et au Québec en général.

Pour le reste, googlez donc Reductio ad Hitlerum. Mon latin est rudimentaire, alors je traduis au pif, et ça veut dire quelque chose comme : « Laissez donc Hitler moisir dans sa grotte. »

De l’autre côté, Richard Martineau compare le niqab aux masques des membres du KKK:

Si on interdit le port du niqab dans les garderies en Tunisie, voulez-vous bien me dire pourquoi on l’accepterait ici?

Pour montrer à tout le monde qu’on est cool, ouverts, généreux?

Pourquoi ne pas accepter le costume du Ku Klux Klan, tant qu’à faire, avec la cagoule blanche pointue?

«Non, ce n’est pas la même chose, le costume du KKK a une signification idéologique, il transmet des valeurs inacceptables dans notre société…»

Idem pour le niqab et la burqa!

Je sens que ce débat tire à sa fin (not).

Une madame conteste le fait qu’il est trop long de contester une contravention

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La madame a eu une contravention qu’elle n’aurait pas dû avoir. Elle doit la contester et va sans doute gagner sa cause. Mais elle a trouvé ça trop long que de remplir le formulaire.

Aussitôt arrivée chez elle, vendredi dernier, Mme Popescu a rempli la demande de contestation de son amende et l’a envoyée par courrier recommandé à la cour municipale. Mais elle ne digère pas qu’on lui fasse perdre son temps ainsi.

Tout ça, c’est une nouvelle, ça l’air.