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Astérix: le secret de la potion magique

Ben moi hier soir je suis allé au cinéma avec mes enfants voir le film Astérix et le secret de la potion magique. C’est le tout nouveau film d’Astérix en dessins animés.

Astérix qui, faut le dire, est pas mal une des seules personnes à qui ça fait bien, une moustache.

On est allé au cinéma Guzzo, mais pour compenser le fait qu’on encourage ce monsieur là, on avait caché des palettes de chocolat dans nos bobettes pour éviter de payer dix piasses pour une barre mars.

J’avais plusieurs variétés de chocolat.

Évidemment, moi j’ai choisi la Mr Big. J’ai laissé la mirage à mon plus jeune. Je voulais pas que les gens découvrent que j’avais un mirage dans les culottes.

Et les nouveaux Astérix, c’est pas tout à fait comme les Astérix de notre jeunesse. C’est en animation 3D et ils ont remplacé la toune de Plastic Bertrand, “Astérix est là” par une chanson en anglais “You spin me right round” de Dead or alive.

C’est beaucoup plus français comme ça.

En gros, c’est l’histoire de Panoramix qui se pète une jambe en marchant sur un trottoir montréalais et qui se rend compte qu’il est peut-être passé date et devrait trouver un successeur plus jeune à qui transmettre le secret de la potion magique.

Y’a certains vétérans animateurs de Ici Première qui devrait aller voir ce film-là.

D’ailleurs, la potion magique, j’ai un ptit bogue avec elle. On dirait que c’est la seule potion magique qui n’a pas de qualificatif. Y’a rien qui dit dans son nom elle sert à quoi.

Y’a la potion magique qui fait gonfler les romains à l’hélium, la potion magique qui fait pousser les arbres ou la potion magique qui fait disparaître l’eczéma.

Mais la potion magique, est juste magique. Ça marche pas pantoute.

Ça m’a fait du bien d’en parler.

Donc Panoramix se promène dans toute la Gaule et fait des auditions pour se trouver un successeur. Et là y’a un druide misanthrope qui veut lui voler la recette de la potion magique avec la complicité des romains qui profite de la tournée de Panoramix pour attaquer le village déserté par les hommes.

Pour défendre le village, il ne reste que les femmes et le barde Assurancetourix.

Et à la fin, ça ressemble un peu au film Transformer et au Seigneur des anneaux mélangés. Ç’a l’air qu’ils pensent que ça prend ça pour intéresser les jeunes de nos jours, qui pourtant, écoutent en boucle les vieux Astérix avec beaucoup de plaisir.

Je vous en dis pas plus, vous pourrez le voir à Ciné-cadeaux dans 25 ans.

Je donne cinq étoiles.

Captain Marvel

Ben moi je me suis attardé à l’oeuvre féministe de l’heure. Non, je ne parle pas du nouveau livre de Judith Lussier, mais bien de Capitaine Marvel, le dernier volet de l’univers des Avengers.

C’est le premier des 20 films de cette série-là qui met en vedette une superhéros féminine.

Et évidemment, ça a fâché ben du monde, une superhéros femme. Les trolls masculinistes de tous les pays se sont unis pour attaquer le film sur les réseaux sociaux, avant même sa sortie.

Si même les superhéros sont pu des hommes blancs, il va nous rester quoi?

Donc, grosse campagne anti Capitaine Marvel avant sa sortie. Résultat: un box office qui dépasse les attentes.

Ce qui veut dire, comme la plupart du temps avec les trolls, c’est qu’ils sont peu nombreux mais qu’ils ont une grande influence sur les médias.

En gros, ce film-là, c’est l’histoire de la naissance de la superhéroïne Capitaine Marvel.

La capitaine des Merveilles.

Aucun lien de parenté avec Alice au pays des merveilles, même si paraît que les deux sont très bonnes aux cartes.

Ça sonne toujours moins bien en français des noms de super héros. L’homme fourmis, les tortues mutantes adolescentes ninja, et l’homme super.

Y’en a même un qui s’appelle piscine morte.

Capitaine Merveille est interprétée par Brie Larsonn. Brie comme le fromage. Comme Camembert Wilson, et Feta Riddez, la soeur de Mia et Sita.

Elle vient d’une autre galaxie, madame Marvel, et là je veux pas trop divulgâcher, mais disons qu’on découvre un moment donné qu’elle vient pas tant d’une autre galaxie et qu’en fait son nom c’est Carole.

Elle dit un moment donné avec beaucoup de fierté et de la musique triomphante: “Mon véritable nom est Carole”.

C’est un peu comme si on découvrait que Superman s’appelle dans le fond Rodrigue, qu’il vient de Chicoutimi et qu’il a acquis ses superpouvoirs pendant un tremblement de terre.

Et Carole, comme elle vient d’une autre Galaxie mais pas vraiment, elle saigne bleu. Elle a du sang bleu. Comme Louis 14 et Louise Deschâtelets.

Son monde lointain est dirigé par une Intelligence artificielle qu’ils appellent l’Intelligence suprême. Genre quasiment plus intelligent qu’Éric Lapointe.

Ça devrait rejoindre tous les citoyens du Canada, nous qui sommes dirigés par quelqu’un d’artificiellement intelligent aussi.

Y’a aussi Samuel L. Jackson qui joue là-dedans. Il est très présent même. Parce que tsé, une héroïne féministe a quand même besoin de 22 hommes pour l’aider.

Samuel L Jackson qui a été rajeunit au montage. Parce que ça se passe dans les années 90 et que son personnage est plus vieux dans les autres films de la série. Donc il a tourné le film, pis après ils lui ont botoxé la face au Photoshop.

C’est quand même assez réussi. Ça veut dire que bientôt, on va peut-être pouvoir faire des films au complet avec des vieux acteurs ou actrices, mais qui ont l’air jeunes.

Par exemple, plutôt que d’engager Jean-François Pronovost pour faire Passe-Montagne, on aurait pu reprendre Jacques L’heureux et le faire redevenir jeune.

On aurait économisé sur les souliers neufs et les beaux vestons.

Evidemment, y’a des méchants dans ce film.

Et je vous dis ça comme ça, dans les films, c’est pas toujours ceux qu’on pense, les méchants. C’est plutôt souvent celui que tu penses qu’il est fin, mais il a une cicatrice dans la face, un oeil qui louche ou une intolérance au gluten.

Alors Capitaine Marvel se ramasse sur la terre en 1995, et ça vient avec tous les clichés de ces années là pour satisfaire les nostalgiques: les clubs vidéos, les pagettes, l’argent et le vote ethnique.

Et la musique des années 90, évidemment. Y’a même du Nirvana.

Quand Nirvana joue dans un film de superhéros, on est quand même loin de l’esprit du grunge.

Kurt Cobain a dû se retourner dans son urne funéraire.

À moins que Courtney Love l’ai déjà toute sniffé.

Mais moi ce qui me gosse le plus de Capitaine Marvel, c’est qu’au fur et à mesure du film, elle découvre la puissance de ses pouvoirs.

Et ça finit pu!

Elle peut pitcher des bombes nucléaires avec ses mains, cracher du feu par les yeux, voler plus vite que le concorde et respirer dans l’espace.

Respirer dans l’espace, faut le faire quand même. J’ai de la misère à respirer chez Roger quand quelqu’un se commande des fish and chip, alors respirer dans l’espace, faut être fait fort.

Tout ça parce qu’elle est tombé dans un réacteur supraluminique quand elle était petite.

C’est un peu comme Superman, le superhéros qui m’insulte le plus au monde. Un moment donné, quand t’es rendu que t’es capable de soulever la terre, ou de mettre le feu à l’enfer, c’est un peu n’importe quoi.

Moi j’aime mieux les superhéros humains qui triomphent grâce à leur intelligence et un très gros compte de dépenses.

Le superpouvoir de Batman, c’est d’avoir hérité de la fortune de son père, ça c’est plus utile pour sauver un groupe en détresse.

Bon, ç’a pas marché avec PKP et le PQ, mais quand même.

Donc tout ça pour dire qu’au final, à part que l’héroïne est une femme, c’est pas ben ben féministe.

Mais à cause des critiques de trolls et des controverses qu’ils causent, ben les acteurs de ces films doivent aller sur toutes les tribunes les défendre avant leur sortie, même si au final, le film est pas si bon et pas si féministe.

Et quand je dis pas si bon, c’est une façon de parler, parce qu’il a réussi sa mission de me divertir à 100%.

Je donne 5 étoiles.

Ready Player One

Je suis allé voir le film Ready Player One.

En français évidemment.

Avoir des enfants, ça nous condamne à voir des mauvaises traductions.

Ready Player One d’ailleurs dont le titre en français au Québec est Player One.

Ready, c’était trop dur à comprendre pour le francophone moyen.

C’est pour ça que Reddy Reddy Go avec Francis Reddy, ç’a pas duré longtemps.

Moi j’ai lu le livre il y a quelques années, un roman de Ernest Cline, j’avais vraiment adoré.

C’était peut-être un peu plus sombre que le film qui est parfois un peu cartoonesque.

Ça raconte l’histoire d’un futur pas si lointain où les gens vivent principalement dans un monde virtuel appelé l’Oasis pour échapper à leur triste sort dans la réalité.

L’Oasis qui a été créé par un gars un peu weird, un genre de Jean Leloup frisé qui aurait passé trop de temps devant sa console Atari et qui trippait sur la culture populaire des années 80-90.

À sa mort, les utilisateurs de l’Oasis doivent poursuivre une quête dont les clés sont issue de cette époque. Ça donne plein de références à des vieux jeux vidéos, à Retour vers le futur, à Goldorak, etc.

Le film est réalisé par Steven Spielberg le grand cinéaste derrière les films 1941, Always ou Le bon gros géant.

Je le recommande à tout le monde qui est optimiste face à l’avenir des relations humaines. Ou pas.

Je donne cinq étoiles.

Gemini Man

J’ai regardé le film Gemini Man, avec Will Smith, que vous connaissez grâce à la série à succès Fresh Prince of Bel-air.

Fresh Prince of Bel-Air, l’histoire d’un adolescent de 17 ans qui quitte Philadelphie et son milieu modeste pour s’installer chez sa tante et son oncle plein de cash à Los Angeles pour améliorer ses conditions de vie.

À ne pas confondre avec Fresh Prince of Val Bélair, l’histoire d’un ado qui quitte Montréal pour aller s’installer dans une banlieue de Québec pour améliorer ses conditions de vie, mais qui meurt d’ennuie en attendant un troisième lien pour s’évader.

Donc Gemini man, c’est l’histoire de Will Smith, un tueur en série pour le gouvernement, qui découvre qu’il a été cloné et que son clone veut le tuer.

C’est des choses qui arrivent.

C’est Will Smith qui joue les deux Will Smith, vieux et jeune, et la technologie pour le rajeunir est aussi efficace que celle utilisée pour rajeunir Louise Deschatelets.

Beaucoup mieux que dans The irishman.

C’est le seul point positif du film, cet effet spéciaux de rajeunissement. Tout le reste est mauvais.

Je donne donc cinq étoiles.

Terminator Dark Fate

J’ai regardé le dernier opus de la série Terminator.

Terminator Dark Fate.

La fabuleux destin d’un exterminateur, en français.

C’est l’histoire d’un robot du futur qui revient dans le passé pour éliminer une future leader de la résistance.

Je vous rappelle que le premier Terminator était l’histoire d’un robot du futur qui revient dans le passé pour éliminer la mère d’un futur leader de la résistance.

Terminator 2 était plutôt l’épopée d’un robot du futur qui revient dans le passé pour éliminer un futur leader de la résistance.

Dans le 3, on pouvait suivre un robot du futur qui revient dans le passé pour éliminer un futur leader de la résistance… ainsi qu’une jeune vétérinaire.

On se débarrasse pas d’une recette gagnante, comme dirait Ricardo.

Une chose intéressante dans ce dernier film, c’est qu’un moment donné, Sarah Connor, la mère d’un futur leader de la résistance explique ce qui se passe à une protagoniste de façon assez lucide.

Elle dit: Tu vas voir, c’est toujours la même chose, ils envoient un robot du futur pour tuer un futur leader de la résistance, et on doit le buter.

J’ai trouvé que c’était un bel exemple d’introspection.

Je donne cinq étoiles.

X-Men Dark Phoenix

Ben moi je voulais vous parler d’un film poche que j’ai vu.

X-Men Dark Phoenix.

Le système de paye phénix noir.

Alors Dark Phoenix, c’est le dernier opus de la série X-Men, qui a été très très mal accueilli.

Moi je connaissais pas trop les tenants et aboutissants de cette mauvaise réception, mais j’ai demandé à mon ami Benoît Mercier du balado Les mystérieux étonnants de m’expliquer pourquoi les fans de superhéros avaient si peu d’intérêt pour ce film-là.

Ben c’est parce que la compagnie Disney a acheté Fox, le studio derrière le film, et ils ont décidé de rebooter la série des X-Men. De recommencer à zéro.

Ce qui veut dire que le film sert à rien dans l’histoire des X-Men.

C’est la suite d’une franchise qui est abandonnée.

Benoît Mercier me l’a pas dit, mais le problème, c’est aussi que Dark Phoenix, c’est pas super bon.

Le genre de film que tu vois venir toutes les répliques.

Même moi je les voyais venir, c’est pas peu dire.

Normalement je suis capable de voir venir les répliques, mais juste dans les films de Charlie Chaplin.

Mais avec X-Men, j’étais vraiment bon.

C’est l’histoire d’une fille qui est téléphathe et qui va dans l’espace avec même pas de casque et absorbe une genre de tempête nucléaire venue d’un autre monde qui la rend ben gros malcommode.

Avez-vous vu d’ailleurs l’autre jour Donald Trump qui aurait proposé d’envoyer des bombes nucléaires sur l’ouragan Dorian pour l’arrêter?

Les scientifiques ont dit que ce serait pas une super bonne idée, parce que justement, ça ferait juste transformer l’ouragan en tempête nucléaire.

Mais il y a pensé.

Comme on dit souvent, dans un brainstorm, y’a pas de mauvaises idées.

Alors la fille qui a absorbé l’ouragan nucléaire, Gin, est interprétée par la Sansa Stark de Game of Thrones, et elle sort avec un gars qui a des yeux au laser.

Mais pas des yeux au laser du genre Lasik MD, mais des yeux qui lancent des rayons laser.

Elle a aussi trois de ses amis qui sont de couleur bleus, multiculturalisme oblige.

D’après moi la production a eu un deal chez Sico.

Donc Sansa Stark, elle commence à se chicaner avec les trois schtroumpfs, pète un peu les plombs à cause de la tempête nucléaire qu’elle a dans les intestins, un peu comme quand vous mangez du chili trop épicé.

Et quand elle se met en colère, elle a des fissures qui s’ouvrent dans sa face, comme si elle faisait une crise d’eczéma.

Pis là y’a une méchante qui arrive qui est jouée par Jessica Chastain, celle que Xavier Dolan a coupé de son film.

D’après moi elle aurait aimé être coupée de celui-là aussi.

Bref, Sansa Stark, la phénix des hôtes de ces bois finit par la combattre après avoir trouvé le turbo sur ses super pouvoirs.

C’est souvent ça les films de super héros. Le héros trouve tout d’un coup le turbo sur ses pouvoirs et devient plus fort.

Donc elle bat tout le monde et renaît de ses cendres, genre.

En gros, c’est ça.

C’est un film qui a été tourné à Montréal, y’a au moins ça de l’fun, vous allez reconnaître des écrans verts bien de chez nous en le regardant.

Sinon, c’est pas très bon, ç’a pas de but et les comédiens sont moyens.

Je donne cinq étoiles.

Men in Black International

Cette semaine, j’ai loué le film Men in black International, réalisé par Gary Gray.

Tu parles d’un nom. Gary Gray. Toutes les mêmes lettres.

Dans ce Man in black, y’a pu de Will Smith ou de Tommy Lee Jones.

Ils ont été remplacés par Chris Hemsworth, le gars qui fait Thor et Tessa Thompson que vous avez pu voir dans Avengers Endgame.

On a donc une première “Woman in black”, femme en noir, après Christiane Charette évidemment.

Je vous rappelle que les Men in black sont cette organisation secrète qui gère nos relations avec les extra-terrestres.

Men in black est donc probablement le documentaire préféré de Ken Pereira.

Et cette organisation-là effacent la présence des extra-terrestres de nos vies en nous effaçant la mémoire avec un ptit bâton magique.

Un genre de bâton Tide-to-Go, mais pour le cerveau.

Autre truc pour effacer la mémoire: cinq shooters de vodka.

En gros l’histoire, c’est nos deux personnes en noir qui courent après deux méchants qui veulent détruire l’univers.

Les méchants sont des jumeaux qui ressemblent beaucoup à Milli Vanili.

Sauf que leur secret à eux, c’est pas qu’ils savent pas chanter, c’est qu’ils viennent d’une autre planète.

Ils sont interprétés par Laurent et Larry Bourgeois, les fameux Twins que vous connaissez grâce à l’émission Revolution à TVA. Ce sont des français dans la vraie vie et des extraterrestres dans le film.

D’ailleurs, j’ai regardé le film traduit en français, à cause de mes enfants.

Je trouve ça toff des fois les traductions françaises.

L’autre fois, je regardais un film avec Jim Carey et il a dit: “Mince, il m’a filé un pain en pleine poire”.

“Mince, il m’a filé un pain en pleine poire”.

Après ça mes enfants répètent des affaires de même plutôt que de dire “Il m’a sacré un coup de poing sur la yeule”.

Où s’en va notre jeunesse.

Sinon, ben c’est Star Wars all over again. Les motos volantes, les extraterrestres à trois bras. La victoire du bien contre le mal. Etc.

C’est pourquoi je donne 5 étoiles.

The Founder

Cette semaine j’ai regardé pour vous le film « The founder », le fondateur, un film sur la vie et l’oeuvre du gars qui a fait que McDonald’s, le magasin de hamburger, est devenu la multinationale qu’elle est aujourd’hui.
 
C’est un film sur l’entrepreneuriat, sur la détermination et sur les gras trans.
 
Ray Kroc, c’est le nom du gars, est joué ici par Michael Keaton.
 
Il est un vendeur itinérant de machines pour faire des milkshakes qui courre après le rêve américain. Il a 52 ans. Ça fait longtemps qu’il courre. Il est un peu loser.
 
Et lui, il trouve que le monde de la restauration, c’est un peu de la bouette jusqu’à ce qu’il se ramasse chez McDonald’s, un restaurant ouvert par les frères McDonald’s, Ronald et Grosse douceur.
 
Dans ce premier McDo, t’arrives à la caisse, tu passes ta commande et tu as tout de suite ton hambourgeois, parce que leur cuisine fonctionne au quart de tour, comme une chaîne de montage.
 
Y’a pas d’assiettes à gérer, pas d’ustensiles, tout est emballé et tu sacres l‘emballage aux vidanges quand t’as fini.
 
Ray Kroc lui, il convainc les frères McDo d’ouvrir plein de franchises et s’associe à eux. Il leur dit que l’arche dorée doit être vue comme la croix d’une église.
 
C’est comme une religion qui a beaucoup de disciples si je me fie au poids moyen des américains.
 
Donc c’est l’histoire de la standardisation des McDo.
 
La standardisation qui fait que tu peux aller partout dans le monde et manger la même cochonnerie que tu manges chez toi.
 
T’es pas dépaysé.
 
Parce que tout le monde sait que quand tu vas dans un autre pays, tu veux pas être dépaysé.
 
Et là, je sais ce que vous vous dites, comment diable un vendeur de milkshakes de 52 ans sur le retour peut-il bâtir un empire du fast-food? Réponse: “Je sais ce que vous vous dites. Comment diable un vendeur de milkshake de 52 ans sur le retour peut-il bâtir l’empire du fast-food à partir de rien. Avoir 1600 restaurants et un revenu annuel qui avoisine la modique somme de 700 millions de dollars? Ça tient en un mot: la persévérance.”
 
Voilà, la persévérance. Et ça la persévérance, ça veut dire être vraiment gossant et pas mal crosseur.
 
Parce qu’au début du film, on pense que ça va être une genre d’hagiographie, mais à la moitié, Ray Kroc commence à être crook.
 
D’abord, quelqu’un lui donne l’idée d’acheter les terrains sur lesquels sont bâtis les McDo pour faire de l’argent supplémentaire et garder le contrôle. Les frères McDo sont pas d’accord, mais il le fait dans leur dos.
 
Il se fout des ingrédients de qualité que privilégiaient les deux frères. Tout ce qu’il veut, c’est que ça coûte pas cher alors il introduit les milkshake en poudre. Des milkshakes avec pas de milk.
 
Il prend le contrôle de tout, jusqu’à ce que les frères McDo abdiquent et acceptent qu’il rachète leur part. Il leur promet aussi 1% des bénéfices de l’entreprises, mais ne leur verse jamais.
 
Il boit du whisky cheap sans arrêt, il est pas un bon comptable, il divorce de son épouse, il vole la femme d’un de ses associés, il se chicane avec d’autres collègues.
 
“Business is war”. Si mon compétiteur était en train de se noyer, j’irais vers lui et je lui mettrait un boyau dans bouche, qu’il dit.
 
Ça finit donc par être l’histoire d’un crosseur qui a propagé l’obésité à travers le monde et beaucoup de papiers de hamburger dans les vidanges.
 
C’est ça le rêve américain finalement.
 
Bref, un film qui donne un peu mal au ventre, comme manger du McDo, alors je donne 5 étoiles!

John Wick 2

Cette semaine, j’ai loué le film John Wick 2, qui malgré son nom, n’est pas le frère de Kim Jong 2.

John Wick qui est ici interprété par Keanu Reaves, un des acteurs les plus pas bon acteur de sa génération que vous avez sûrement apprécié dans le film Speed en 1994, l’histoire d’un autobus qui n’avait plus de freins.

Un film souvent cité par les détracteurs du Transport en commun à Québec.

On est dans un tout autre registre ici.

John Wick 2, c’est la suite de John Wick 1, qui racontait l’histoire d’un ancien tueur à gages qui reprend du service pour se venger d’un gars qui l’a agressé, a volé sa voiture et a tué le chien que lui avait offert son épouse récemment décédée.

Il aurait pu se ramasser à Denis Lévesque avec une histoire comme ça.

Mais à la place, ça l’a tellement mis de mauvaise humeur qu’il a décidé de tuer tout le monde.

John Wick 2, c’est totalement différent. Ça raconte l’histoire d’un ancien tueur à gages qui reprend du service pour se venger d’un gars qui a fait exploser sa maison où il habitait avec son épouse récemment décédée.

Encore une fois, il tue tout le monde.

Et quand je dis « tout le monde », c’est très exactement 128 personnes selon des statisticiens que j’ai consulté sur Google.

Quand même une belle amélioration, parce que dans le premier John Wick, il n’avait tué que 77 personnes.

Parmi les 128 personnes qui trouvent la mort dans John Wick 2, Monsieur Wick en tue 110 avec ses guns, 8 à mains nues, 3 avec son char et deux avec un crayon à mine.

La plume est plus forte que l’épée et le crayon à mine, des fois, est plus fort que la kalachnikov.

Alors il tue ces gens-là comme dans du beurre, comme si de rien n’était.

C’est un gars, sans émotion, sans expression.

Et c’était pas des ennemis facile à abattre. Parce que faut savoir que John Wick, il est membre d’une sorte de ligue d’assassins.

Un genre de club Kiwanis de tueurs à gages.

Et comme il s’est mis à dos un des leaders de ce club privé, c’est à dire le gars qui a fait sauter sa maison, bin il a tous les assassins de la planète qui lui courent après.

Alors il tue du monde à Rome, il tue du monde à New York.

Il tue des mafieux russes. Il tue une maniaque sourde et muette.

Et avant de les tuer, il communique avec eux en italien, en russe et il parle même le langage des signes sans problème. C’est un tueur polyglotte.

Il tue dans toutes les langues.

C’est un tueur éduqué donc, et je trouve que c’est un des messages positifs de ce film. Quand on poursuit des études on peut aller très loin dans la vie.

Mais ce qui fait le charme de ce film là, c’est qu’il a été tourné en parti à Montréal.

John Wick tue du monde sur la Ste-Catherine, à la place des arts et dans le métro.

Y’a un peu de nous dans ce carnage-là donc. Y’a de quoi être fier.

Et là, ça peut-être l’air débile comme film, mais faut savoir que ce sont de belles morts.

Les tueries de masse sont magnifiquement chorégraphiées.

On dirait de la danse contemporaine.

C’est comme un mélange de deuxième guerre mondiale et du film Dirty Dancing.

C’est une ode aux armes à feu, à la violence gratuite, à la vengeance.

Et pour ça, je donne 5 étoiles.

Guardians of the Galaxy 2

Cette semaine je suis allé voir un autre Blockbuster de calibre international: Les gardiens de la galaxie volume 2.

Je suis même allé le voir en français, parce que j’y suis allé avec mes enfants.

Après deux minutes, quand le personnage de Drax, genre de Hugo Girard mais avec pas de cervelle, a expliqué qu’il avait mal aux « tétons », je regrettais déjà mon choix.

Mais bon, qu’est-ce qu’on ferait pas pour nos petits cocos.

Alors en gros, les gardiens de la galaxie 2, c’est la suite du 1.

Et dans le 1, on découvrait Peter un terrien kidnappé par les extra-terrestres dans son enfance des années 80 et qui devient un genre de chasseur de prime de l’espace qui se fait appeler Star-lord.

Il utilise des aéro-rockets, il combat des monstres interdimentionnels et passe à travers des champs quantiques, soit des affaires qui veulent rien dire, mais qui ont des noms cools.

Alors dans le premier film de la série, Starlord sauvait la galaxie.

Et dans le deuxième, il fait quoi?

Bin dans le deuxième, il sauve la galaxie.

C’était dur à battre comme exploit, de sauver la galaxie, alors ils se sont pas cassé le bécique pour la suite.

Faut dire que c’est payant de faire des suites. Les studios investissent beaucoup dans un film et en faire un deuxième alors qu’ils ont déjà la base et plein de produits dérivés à vendre, bin ça leur permet de faire encore plus d’argent.

Et souvent, ils refont juste à peu près le même film avec des jokes différentes, comme c’est le cas ici.

Starlord retrouve son père dans ce film, son père qui s’avère à être un genre de Dieu.

Un Dieu qui a couché avec une terrienne. Donc Starlord est comme Hercule, le fils de Zeus et d’Alcmène, une mortelle.

On refait les mêmes maudites histoires depuis Homère.

Des choses qu’on a vu des milliers de fois: Relation père fils, père manquant, chicane entre soeurs, raton laveur qui a beaucoup trop de répartie et qui tire du gun dans l’espace.

Bon, ce bout-là, on a peut-être vu ça moins souvent.

Et ce Dieu là, bin il a construit sa propre planète qui ressemble pas mal à l’image qu’on se fait du paradis. C’est à dire que ça ressemble à une maison de nouveau riche à Laval avec des fontaines pis des colonnes roses.

Donc il lui arrive toutes sortes de péripéties à notre Peter.

Y’a même des femmes en or qui lui courent après pour le tuer, comme Monique Mercure qui courait après Yvon Deschamps dans deux femmes en or.

Sinon, bin le personnage préféré des enfants, c’est Groot, une branche d’arbre semi-retardée.

C’est le Jar jar binks de ce film là. Y’en faut toujours un.

Y’a aussi Michael Hasselof qui joue là-dedans, Sylvester Stallone, Kurt Russell et Howard le canard qui fait un caméo.

Y’a aussi le personnage de Mantis qui est joué par la comédienne Pom Klementieff qui a une mère coréenne et un père franco-russe mais qui a née… à Québec.

D’ailleurs, elle joue là-dedans une fille avec des antennes sur le front qui prend tout au premier degré. C’est pas une blague. Toute est dans toute.

Donc c’est une franco-russe-coréenne-québécoise qui a un nom de fruit et qui joue une bibitte.

Un bel exemple de mondialisation.

Y’a beaucoup de références aux années 80. À la musique des années 80, à Cheers, à K-2000, au Walkman…

Et ce qu’il y a de bien, c’est que tout le monde comprend ces références là. C’est pour ça que ça fonctionne aussi bien, c’est rassembleur.

Et la force de ce film-là, c’est aussi sa bande sonore. Plein de musique des années 80 pour nous rendre nostalgique.

Pis à la fin, bin je vous surprendrai pas en vous apprenant que Starlord sauve le monde en se sacrifiant comme Jésus, à part qu’il meurt pas parce qu’ils en ont besoin pour faire les Gardiens de la galaxie 3.

Pour toutes ces raisons, je donne cinq étoiles.