Le Web comme club-école

Je pensais à ça, et le Web et les blogues sont un peu rendus comme le club-école des médias.

Il y a deux ou trois ans, je prenais une bière pour discuter partenariat avec Alexandre Coupal de Ste-Flanelle, qui faisait des podcasts où l’ont entendait des bruits de casseroles, en compagnie de Frédéric Lord. Ils se retrouvaient ensuite à CIBL, et sont maintenant tout deux à Radio-Canada.

Puis je rencontrais Émile pour jaser stratégie autour du journalisme citoyen. Le voilà maintenant qui vit de Fanatique chez Branchez-Vous.

Il y a Maxime Morin, qui sévissait sur nhlfr.com puis sur Fanatique que l’ont peut maintenant voir à RDS.

Et voilà le Sportnographe à Radio-Canada.

Il me semble que ça devrait servir d’exemple à ceux qui veulent se faire connaître et vivre de ce qu’ils aiment. Montrez de quel bois vous vous chauffez sur les internets. Ça ne coûte rien, ça permet d’acquérir de l’expérience et une réputation, et ça peut porter fruit.

C’est tout ce que j’avais à dire là-dessus.

Bilan de la première soirée de couverture en direct à Radio-Canada

C’était hier la première soirée de “bloguage” en direct du Sportnographe sur le site de Radio-Canada. Pour l’occasion, plutôt que de faire ça dans notre petit chez nous, nous sommes allés directement chez Radio-Canada.

En gros, ça s’est très bien passé. Si l’envers du décor des sites Web de Radio-Canada est antique (d’ailleurs, il semble que j’ai la réputation du “gars qui chiale contre Radio-Canada”, là-bas), les visiteurs n’y voient que du feu et l’interface qui se met à jour automatiquement (en AJAX ?) a très bien fonctionné. Si ce n’était de l’impossibilité d’utiliser les guillemets, et par conséquent, d’insérer des liens, ça aurait été pas mal parfait. Des ajustements seront faits sous peu.

Nous en avons profité pour faire connaissance avec les gars de la Zone, et pour prendre ces très belles photos de Michel Villeneuve :

Mathias Brunet blogue… vraiment

Dans le merveilleux monde des observateurs du Web intéressés par le hockey (on doit bien être trois ou quatre), on se désole souvent de François Gagnon qui pratique régulièrement le copier-coller de ses articles de La Presse dans son blogue.

C’est pourquoi il faut sans doute se réjouir de voir que Mathias Brunet, qui blogue depuis peu, semble avoir compris le concept. Il propose de courts billets agrémentés de liens et parfois des images, sur des sujets généralement exclus de la couverture médiatique traditionnelle.

Mais ce qu’il y a de plus surprenant, c’est que Mathias Brunet fait des commentaires sur son blogue pour répondre à ses lecteurs. Il “discute”.

Chapeau.

Le blogue sur la présidentielle états-unienne de Radio-Canada sur Twitter

Vous ne le saviez probablement pas, mais il existe un blogue, animé par François Messier, sur le site de Radio-Canada qui traite de la campagne présidentielle aux États-Unis.

Vous ne le saviez probablement pas parce qu’il est très bien caché, pas indexé, et qu’il ne possède pas de fil RSS ! C’est dommage, parce qu’on y trouve du bon stock mis à jour régulièrement.

Il semble que la technologie du RSS soit beaucoup trop complexe à implanter. Heureusement, Radio-Canada a partiellement pallié au problème en ouvrant un compte sur Twitter afin d’aviser les lecteurs qu’un nouveau billet est en ligne.

Le tout, à cinq jours des élections…

La lutte pour le patrimoine sur Internet

Un des facteurs important dont il faut tenir compte dans l’analyse de la participation citoyenne en ligne est l’affiliation des participants à des groupes de pression. Je suis tombé sur un article de Bérénice Waty qui parle un peu de leur présence sur le Web, dans le cas particulier du patrimoine. En voici un résumé et quelques réflexions.

Les luttes urbaines pour la protection du patrimoine bâti font jaser depuis longtemps. Les années 1960-1970 furent marquées, à Montréal entre autres, par de grands projets de “modernisation” mus par le désir de faire table rase du passé afin d’entrer de plain-pied dans l’ère du béton et d’un fonctionnalisme désincarné. Plusieurs groupes communautaires ont vu le jour afin de défendre leur environnement et le patrimoine montréalais. Si l’on reconnaît que le patrimoine est le fait de ceux qui le vivent bien plus que celui des experts, il n’est pas étonnant que le citoyen s’organise pour sauvegarder son milieu de vie. À l’ère de l’information, comment ces organisations utilisent-elles Internet pour mener à bien leur défense du patrimoine ?

C’est la question que s’est posée Bérénice Waty, doctorante en anthropologie, dans son article tiré de “Patrimoine et patrimonialisation : du Québec et d’ailleurs“. L’auteure s’est penchée sur quelques cas français pour réaliser son analyse. Comme elle l’explique d’entrée de jeu, aux acteurs traditionnels de la protection du patrimoine (experts, élus, population) se sont greffés des participants qui jouent un rôle de plus en plus important : les journalistes et les associations. Ces dernières, qui nous intéressent particulièrement, utilisent maintenant internet comme outil de connaissance et de propagande, selon les dires de Me. Waty.

Selon elle, les associations se servent du Web à diverses sauces. Il s’agit d’abord d’un moyen d’asseoir l’association, de se présenter aux autres. De là, certaines associations utilisent le Web comme plateforme de discussion afin d’échanger leurs idées et de planifier la contestation. Surtout, les associations y développent la coopération en tissant des liens avec d’autres groupes du même acabit en vue d’échanger de l’information ou de joindre leurs forces.

Cette présence en ligne permet à la fois aux associations d’atténuer l’effet NIMBY (pas dans ma cour) puisque la lutte n’est plus purement locale, mais internationale, et de s’affirmer comme porteuses de compétences et d’une maîtrise des dossiers dans tous ses aspects. Elles s’imposent sur le Web comme références en la matière. Il reste que pour Bérénice Waty, ces “sites Web ne remplacent en rien les actions de terrain entreprises, d’autant plus que les pages des sites s’en nourrissent”.

De plus, la glocalization, cette opposition entre actions locales et enjeux globaux, si elle permet d’aller au-delà du NIMBY, entraîne aussi “la perte de l’argument identitaire en tant que source de mobilisation”. Sur internet, les associations doivent faire correspondre leur message aux visiteurs délocalisés.

Considérant la popularité grandissante des réseaux sociaux comme Facebook, des blogues, des agrégateurs sociaux, du micro-bloguage, ou du microcrédit, on peut se demander si une analyse qui irait au-delà des sites Web de ces organisations ne serait pas plus pertinente. Les groupes communautaires ont en effet bien souvent peu de moyens pour mettre en place des sites efficaces qui permettent une collaboration dans la planification de l’action militante, mais surtout, qui bénéficient d’une visibilité suffisante pour faire effet. Ces acteurs peuvent toutefois miser sur le potentiel “viral” des réseaux sociaux pour propager l’information rapidement et à un plus grand nombre. Potentiellement, il devient possible d’alerter l’opinion publique grâce aux médias alternatifs ou traditionnels selon l’ampleur de la mobilisation.

Il existe de nombreux moyens d’utiliser ces réseaux pour engendrer des changements sociaux, et il fait peu de doute que les organisations de défense du patrimoine en viendront à les utiliser, si ce n’est pas déjà fait. Ce n’est pas autant dans leurs propres sites web que les militants exercent une influence, mais dans la multitude des sites qu’ils investissent.

Site temporaire du FCRPP

J’ai fait une version temporaire du futur site du Forum canadien de recherche publique sur le patrimoine. Je me suis dit que plutôt que de me lancer à fond dans la réalisation d’un site accessible, optimisé, interactif à fond, qui utilise un “framework” CSS, qui est valide, et tout le tralala, j’étais mieux d’implanter une petite structure afin de commencer à y placer du contenu. Je me suis contenté de modifier un thème de Drupal 6 et d’installer quelques modules.

Pour l’instant, j’y placerai donc des informations sur les activités du FCRPP (CFPRH en anglais) en plus de faire une revue de presse de l’actualité autour du patrimoine urbain. Je bloguerai sans doute sur la conférence de la SÉAC à Yellowknife (z’ont le wifi à Yellowknife ?).

La prochaine étape sera plus organisationnelle que technique et constituera sans doute à voir comment implanter une cellule de veille qui tient la route en m’inspirant entre autres de Projet J, de Planetizen, et du Réseau de veille en tourisme sur lequel Philippe et Michelle ont bossé.

De la belle et grosse job en perspective.

Party privé Molson APP

Nous avons assisté samedi soir en tant que représentants du Sportnographe, au party privé Molson dans le cadre de la promotion de leur campagne publicitaire de l’APP (Association des pros du party). Bon, on va se le dire tout de suite, nous ne sommes visiblement pas des pros du party. Je ne partage pas l’enthousiasme de Jean-Luc, Émile et Carl, surtout parce que je ne suis pas le public cible pour ce genre d’événement.

De la musique dans le tapis et des Nonions Rignes, ce n’est pas trop mon fort. Je préfère la musique qui nous permet de s’entendre parler (ou un groupe de rock and roll), et des bouchées au fromage de chèvre (mettons). Comme Émile et Jean-Luc, je ne suis pas un admirateur de Molson Dry et j’ai trouvé que le vidéo corporatif était une vraie joke.

N’empêche que j’ai quand même eu du plaisir avec tous ces gens sympathiques, et que je concède que la chose est une réussite pour qui est admirateur du plancher de danse, que NVI a fait une belle job, que Molson a misé dans le mile, et que la vue était superbe.

Vous pouvez lire une critique plus détaillée sur le Sportnographe.

Un autre site de sport : Sportifs.net

Je reste à l’affût des sites sportifs afin de pouvoir m’en moquer un peu dans nos pod’casques, et j’ai été intrigué par un site présenté par Bruno Guglielminetti ce matin, Sportifs.net :

“Sportifs.net propose les actualités et les résultats sportifs avec le calendrier sportif annuel des principaux événements majeurs en sport. Difficile de faire mieux sur une seule page… On peut également y trouver un forum de discussion pour les gérants d’estrades qui apprécient le soccer, tennis, cyclisme, golf, boxe, etc. Allez jeter un coup d’oeil…”

J’ajouterais qu’il s’agit d’un site dépourvu de contenu, utilisant un thème générique à 80$ de WordPress MU, et qui n’offre aucune information sur ses artisans.