Un internet avec pas de sites

Avec le Sportnographe, on voit bien les effets d’un internet “avec pas de site“. Le contenu est roi, mais le roi doit se déplacer vers ses sujets.

Sur Facebook, nous avons plus de 4000 admirateurs à qui nous pouvons accéder directement grâce au fil de nouvelles. On s’immisce directement dans leur vie.

C’est pourquoi j’ai installé l’extension RSS graffiti qui permet de présenter plus de contenu du site, sur Facebook. Les lecteurs pourront maintenant écouter les extraits audio de citations et les extraits de l’émission sur Facebook.

Ça impliquera peut-être moins de visites sur le site du Sportnographe, mais plus de gens qui écouteront nos contenus…

La lutte pour le patrimoine sur Internet

Un des facteurs important dont il faut tenir compte dans l’analyse de la participation citoyenne en ligne est l’affiliation des participants à des groupes de pression. Je suis tombé sur un article de Bérénice Waty qui parle un peu de leur présence sur le Web, dans le cas particulier du patrimoine. En voici un résumé et quelques réflexions.

Les luttes urbaines pour la protection du patrimoine bâti font jaser depuis longtemps. Les années 1960-1970 furent marquées, à Montréal entre autres, par de grands projets de “modernisation” mus par le désir de faire table rase du passé afin d’entrer de plain-pied dans l’ère du béton et d’un fonctionnalisme désincarné. Plusieurs groupes communautaires ont vu le jour afin de défendre leur environnement et le patrimoine montréalais. Si l’on reconnaît que le patrimoine est le fait de ceux qui le vivent bien plus que celui des experts, il n’est pas étonnant que le citoyen s’organise pour sauvegarder son milieu de vie. À l’ère de l’information, comment ces organisations utilisent-elles Internet pour mener à bien leur défense du patrimoine ?

C’est la question que s’est posée Bérénice Waty, doctorante en anthropologie, dans son article tiré de “Patrimoine et patrimonialisation : du Québec et d’ailleurs“. L’auteure s’est penchée sur quelques cas français pour réaliser son analyse. Comme elle l’explique d’entrée de jeu, aux acteurs traditionnels de la protection du patrimoine (experts, élus, population) se sont greffés des participants qui jouent un rôle de plus en plus important : les journalistes et les associations. Ces dernières, qui nous intéressent particulièrement, utilisent maintenant internet comme outil de connaissance et de propagande, selon les dires de Me. Waty.

Selon elle, les associations se servent du Web à diverses sauces. Il s’agit d’abord d’un moyen d’asseoir l’association, de se présenter aux autres. De là, certaines associations utilisent le Web comme plateforme de discussion afin d’échanger leurs idées et de planifier la contestation. Surtout, les associations y développent la coopération en tissant des liens avec d’autres groupes du même acabit en vue d’échanger de l’information ou de joindre leurs forces.

Cette présence en ligne permet à la fois aux associations d’atténuer l’effet NIMBY (pas dans ma cour) puisque la lutte n’est plus purement locale, mais internationale, et de s’affirmer comme porteuses de compétences et d’une maîtrise des dossiers dans tous ses aspects. Elles s’imposent sur le Web comme références en la matière. Il reste que pour Bérénice Waty, ces “sites Web ne remplacent en rien les actions de terrain entreprises, d’autant plus que les pages des sites s’en nourrissent”.

De plus, la glocalization, cette opposition entre actions locales et enjeux globaux, si elle permet d’aller au-delà du NIMBY, entraîne aussi “la perte de l’argument identitaire en tant que source de mobilisation”. Sur internet, les associations doivent faire correspondre leur message aux visiteurs délocalisés.

Considérant la popularité grandissante des réseaux sociaux comme Facebook, des blogues, des agrégateurs sociaux, du micro-bloguage, ou du microcrédit, on peut se demander si une analyse qui irait au-delà des sites Web de ces organisations ne serait pas plus pertinente. Les groupes communautaires ont en effet bien souvent peu de moyens pour mettre en place des sites efficaces qui permettent une collaboration dans la planification de l’action militante, mais surtout, qui bénéficient d’une visibilité suffisante pour faire effet. Ces acteurs peuvent toutefois miser sur le potentiel “viral” des réseaux sociaux pour propager l’information rapidement et à un plus grand nombre. Potentiellement, il devient possible d’alerter l’opinion publique grâce aux médias alternatifs ou traditionnels selon l’ampleur de la mobilisation.

Il existe de nombreux moyens d’utiliser ces réseaux pour engendrer des changements sociaux, et il fait peu de doute que les organisations de défense du patrimoine en viendront à les utiliser, si ce n’est pas déjà fait. Ce n’est pas autant dans leurs propres sites web que les militants exercent une influence, mais dans la multitude des sites qu’ils investissent.

Échecs amoureux et autres niaiseries

Le fait que Matthieu Simard soit inscrit au groupe Facebook du Sportnographe m’a donné le goût de le lire.

Je viens de terminer “Échecs amoureux et autres niaiseries”, un “roman à sketchs” publié en 2004. La copine possédait “Llouis qui tombe tout seul”, mais imaginez-vous qu’on ne le trouve plus.

Bref, j’ai bien aimé “Échecs amoureux et autres niaiseries” : de petites histoires parfois hardcore (bon, softcore d’abord) avec du punch. M. Simard se dit inspiré entre autres par Seinfeld, alors pas étonnant que ça me plaise, puisque j’en suis à la 72e écoute de tous les épisodes de la série (c’est à peu près la seule chose que je réécoute… je ne suis pas un réécouteux)

Je vais tenter de retrouver “Llouis qui tombe tout seul”. Mise à jour : retrouvé.

Ah, et Matthieu Simard blogue.

Flock, deuxième essai

J’avais essayé Flock il y a un an ou deux, et avais constaté le potentiel de la patente. Je ne me souviens plus trop pourquoi je l’avais abandonné.

En tout les cas, voilà qu’une nouvelle version du navigateur fait son entrée. Flock sort du beta avec plein de caractéristiques sympathiques : il intègre Del.icio.us, Facebook, Flickr, Twitter, YouTube, et plein d’autres services à saveur “sociale”. Vous pouvez donc envoyer des liens vers ces services et/ou vers vos “amis”, en drag and droppant comme on dit.

Voyons voir combien de temps je vais l’utiliser…

Marketing sur Facebook : Le Baron et ses amis

Le Baron, ce personnage vedette du Sportnographe, est bien évidemment sur Facebook (comme tout le monde). C’est pratique, parce que Le Baron n’est pas gêné de demander à tout un chacun d’être son ami, et ça fait au passage un peu de promotion pour le site.

Il s’est ainsi lié d’amitié avec nombres de célébrités et on peut dire qu’il fait maintenant parti du jet set : Justin Trudeau, David La Haye, Denis Coderre, Wilfred Le Bouthillier, Jean-Marie Lapointe, et bien d’autres.

Inspiré du groupe “Tous unis contre les castors de Bell”, le Baron a aussi fondé le groupe “Tous unis contre les Serge” (de Molson), qui regroupe mine de rien déjà près de 200 membres.

Subtilement (not!), ça fait de la belle promotion pour le Sportnographe (219 visites via Facebook cette semaine)… à chaque fois que Le Baron poste un machin sur Facebook, tous ses amis en sont avertis. Pensez-y !

La fille de Pauline Marois sur Facebook à Infoman

Bel exemple des risques et périls d’utiliser Facebook, ou d’étaler sa vie sur l’autoroute de l’information…

“Voulez-vous ben m’expliquer pourquoi, à chaque fois que j’essaie de faire de koi de ma putain de vie, y des affaires pas cool qui me font chier pis qui viennent tout fucké mes plans????? Je crois avoir assez donné, bâtard, il serait peut-être temps que je commence à recevoir… Life is a bitch until you die…Pis si j’pouvais dire: j’m’en câlisse, me semble que j’me sentirais mieux… mais j’peux juste pas faire ça, parce que j’M’EN CÂLISSE PAS BORDEL DE MERDE… Vous pouvez aussi lire les journaux ou écouter Jean-René Duford, ne vous gênez pas, il parrait que j’habite dans le château de Moulinsard… Voulez-vous ben me dire QUI se SOUVIENT de koi il a l’air le putain de château de MOULINSARD??? Ben j’ai une tite nouvelle pour vous autre: même pas une miette pareil que la Closerie, bande de morron qui croyaient vraiment que mes parents étaient assez cave pour copier Tintin…Ben oui toé, dépensse LE PLUS DE $$$ POSSIBLE DANS LE SEUL BUT DE RECRÉER LE MOULINSARD… Bravo… Pis en plus: POUVEZ-VOUS laisser mon chalet tranquille??? Ah ma fois, j’crois que je vais créer le groupe: LE MONDE EST CAVE… Ouff, désolée pour la montée de lait… suite de la saga MAROIS sous peux…”

Ouille.