Des Ferraris ajustées à la perfection en plein milieu d’un derby de démolition

J’aime bien la série Generation Kill (je sais, je l’ai déjà dit) sur l’invasion de l’Irak. Hier, lors du dernier épisode, j’ai trouvé très bonne cette phrase du “héros” :

“La personne qui doit voir un psy est celle qui est responsable d’avoir choisi les meilleurs soldats de toutes les armées du monde et de les lancer dans des bataillons de Humvees pour diriger une parade d’officiers bidons et de morons sous-humains armés jusqu’aux dents. Combien Oncle Sam a-t-il dépensé pour nous former ? École de parachutisme, école de plongée, combat dans les montagnes, école de gendarmerie… c’est environ un million de dollars pour chaque Marines comme nous. Et nous voilà : des Ferraris ajustées à la perfection en plein milieu d’un derby de démolition.” (scusez pour la traduction, ça sonne mieux en anglais)

Ça décrit assez bien ce que l’on voit dans l’émission.

Des histoires de violence

Le magazine Radar auquel la copine est abonnée – et qui fait faillite périodiquement – offre souvent des articles de fond pas mauvais du tout. Dans la dernière édition, on y parlait des gangs de rue états-uniens qui investissent l’armée pour recruter des membres, directement en Irak. Jusqu’à en avoir quelques petits problèmes, comme celui de perdre un membre (dans le sens “membre du gang” et non “amputation”) au courant de son initiation pour cause de s’être trop fait fessé dessus.

Dans le même ordre d’idées, Richard Hétu rapporte aujourd’hui qu’un soldat de la même armée, tombé au combat en Afghanistan, aurait finalement été tué par des tirs amis : trois balles dans la tête tirées à dix mètres de distance.

Ça va bien…

Mur linguistique en Afghanistan

La copine me fait suivre cet extrait d’un article de Cyberpresse à propos des soldats Québécois en Afghanistan, accompagné du commentaire suivant “c’est donc bin toton ça”:

“Dans un article récent, un chroniqueur anglophone mentionnait l’existence du «mur linguistique» qui séparait le camp canadien, après avoir constaté, entre autres, que les soldats des deux communautés préféraient écouter la télévision chacun de leur côté, dans leur langue respective. Il y voyait là un bien mauvais exemple à projeter dans un pays déchiré par les tensions tribales.”

Sans doute que le chroniqueur (Don Martin du Edmonton Journal) voulait dire que les soldats devraient tous écouter la télévision en français, n’est-ce pas ?