2000 ans d’histoire

Avec l’été, les baladodiffusions (j’en connais qui disent podcasts) “parlées” se font rares.

La copine me fait toutefois découvrir un substitut, qui deviendra permanent, l’émission “2000 ans d’histoire” de France Inter. Trop bon. 30 minutes de discussion sur un moment ou un personnage historique : Néron, la tour Eiffel, Genghis Khan, etc.

Instructif et divertissant.

Peut-on acheter de l’ours à la Maison du Rôti ?

Dans le troisième tome de “Mythes et réalités dans l’histoire du Québec”, l’historien Marcel Trudel rappelle qu’à une époque (il y a une couple de siècles, disons), on aimait bien manger de l’ours:

“dont on apprécie la chair au même degré que celle du porc; de sa graisse, on fait une huile pour assaisonner la salade.”

Nonobstant le fait qu’une vinaigrette à la graisse d’ours (ou de porc) me semble peu ragoûtante, paraît que c’est très bon, de l’ours. Faut-il être chasseur pour en manger ?

Sinon, semble-t-il qu’on raffolait du castor à cette même époque. Les autorités religieuses l’avait d’ailleurs classifié mi-viande mi-poisson afin que les gens puissent en manger les jours où la viande était interdite. Un accommodement raisonnable, ou quelque chose comme ça…

Dans un même ordre d’idées, mais pas tant que ça, faut voir ces quelques jolies photographies de notre ancien temps.

Joyeuse Circoncision

Je suis un peu agacé par la “blague” de ce temps de fêtes qui consiste à évoquer le fait qu’on ne peut plus dire “Joyeux Noël” parce que c’est de faire référence à une fête religieuse. Maintenant que chaque animateur de télé ou de radio a dit “Joyeuses Fêtes parce que ça a l’air qu’on ne peut plus dire Joyeux Noël” (ou quelque chose comme ça), est-ce qu’on peut passer à autre chose ?

Justement, je suis en train de lire l’excellent premier tome de la trilogie de l’historien Marcel Trudel, “Mythes et réalités dans l’histoire du Québec“, et dans un texte où il est question de l’excès de pratique religieuse de nos ancêtres, l’auteur évoque le “temps des fêtes”:

Aux 52 [dimanches] de l’année, s’ajoutent les fêtes d’obligation: une bonne trentaine au XVIIIe siècle; certaines de ces fêtes recouvrent trois jours de suite: dimanche de Pâques, lundi de Pâques, mardi de Pâques; dimanche de la Pentecôte, lundi de la Pentecôte, mardi de la Pentecôte; en décembre, le jour de Noël (25 décembre), la Saint-Étienne (le 26) et la Saint-Jean (le 27), à quoi se rattachent la Circoncision (notre Jour de l’An) et les Rois (6 janvier) pour constituer ce qu’on appelle “le temps des Fêtes”; mais attention: “temps des Fêtes” religieuses; et rappelons que le jour des “étrennes” ou cadeaux n’est pas Noël, mais le Jour de l’An.” (p.297)

Vous voulez être original ? Souhaitez “Joyeuse Circoncision”.