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Inventer une fausse journaliste Française pour défendre la Chine

Tant qu’à inventer des nouvelles, pourquoi ne pas inventer des journalistes.

The so-called French journalist, who CGTN alleges completed a double degree in history and archaeology from the University of Paris, denied the accusations of genocide within the camps and vowed to fight countries like the US and the UK on the issue. However, after hearing of a French national speaking out on the contentious issue, French newspaper Le Monde decided to do a little bit of digging, only to conclude that Laurène Beaumond does not exist.

Je doute que la nouvelle fasse les manchettes en France…

Les moutons anti-vaccins

Semble-t-il qu’aux États-Unis (et ça doit percoler jusqu’ici) les producteurs de désinformation contre les vaccins ne seraient qu’une douzaine.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont analysé les 425 comptes antivaccins les plus actifs sur les réseaux sociaux. Ils ont constaté que ces comptes avaient un total de 59,2 millions d’abonnés en décembre 2020, ce qui représente une hausse de 877 000 par rapport à juin 2020. Le contenu de plus de 689 000 publications antivaccins créées au cours des deux derniers mois provenait au départ d’à peine 12 de ces 425 comptes. « Un moyen clair et immédiat d’arrêter la diffusion de désinformation antivaccin serait de retirer ces 12 comptes des plateformes », estime M. Ahmed. Un rapport déposé par le CCDH l’an dernier a montré que dans 95 % des cas où des informations erronées sur la COVID-19 étaient signalées par des utilisateurs, les plateformes de réseaux sociaux ne prenaient aucune mesure.

Ça ne prend que 12 fabulateurs pour influencer 60 millions de personnes. C’est beau la viralité.

Sidney Powell: quand les polémistes se désavouent eux-mêmes

L’avocate de Donald Trump dans le dossier de la fraude électorale imaginaire lors de la dernière élection a offert une défense magique:

Les avocats de Sidney Powell ont écrit qu’«aucune personne raisonnable» n’aurait pu croire que les accusations de leur cliente étaient «des déclarations de faits» : «Les personnes raisonnables comprennent le langage de l’arène politique qui est, comme celui utilisé dans des conflits professionnels, souvent vitupérant, abusif et inexact. C’est un principe reconnu que les déclarations politiques ont tendance à être exagérées», peut-on lire dans la demande de rejet.

Ça ressemble un peu à la défense de Tucker Carlson de Fox News dans une poursuite (« Carlson is not ‘stating actual facts’ about the topics he discusses and is instead engaging in ‘exaggeration’ and ‘non-literal commentary.’ ») ou d’Alex Jones, qui serait une sorte d’acteur selon son avoctat (« He’s playing a character »).

Bref, des gens qui s’assument.

Le droit de désinformer

Selon un jugement ontarien, la liberté d’expression donne le droit de désinformer:

La Constitution canadienne protège le droit des internautes d’écrire sur Twitter ou sur Facebook que Jagmeet Singh est musulman, qu’Erin O’Toole n’a jamais fait son service militaire ou que Justin Trudeau n’est pas né au Canada, tranche une juge ontarienne. Du même coup, il devient permis de faire ce genre de désinformation durant une campagne électorale.

C’est toujours ce point en matière de liberté d’expression qui me fait hésiter quant à ses limites. La liberté de mentir délibérément avec toutes les conséquences que ça peut avoir. C’est bien beau d’avoir l’option de poursuivre en diffamation, mais c’est long et compliqué. Alors qu’un mensonge est si vite arrivé….

AJOUT: Semble-t-il que le jugement n’a pas une si grande portée. “Il dit simplement que la manière dont le législateur l’a fait est maladroite et que le gouvernement devrait retourner à sa table à dessin pour écrire une interdiction qui est mieux circonscrite de manière à éviter des dérapages qui pourraient empiéter de manière indue sur la liberté d’expression.”

Les nouvelles d’extrême-droite sont celles qui suscitent le plus d’engagement sur Facebook

Selon une étude de la NYU, sur Facebook, ce sont les sources d’information extrémistes qui font réagir le plus. Celles de droite avant celles de gauche.

Sources of news and information rated as far-right generate the highest average number of interactions per follower with their posts, followed by sources from the far-left, and then news sources closer to the center of the political spectrum.

En plus, parmi les publications d’extrême-droite, ce sont celles qui contiennent de la désinformation qui récoltent le plus d’interactions.

Looking at the far-right, misinformation sources far outperform non-misinformation sources. Far-right sources designated as spreaders of misinformation had an average of 426 interactions per thousand followers per week, while non-misinformation sources had an average of 259 weekly interactions per thousand followers.

Encore un exemple qui démontre que l’extrémisme et la désinformation sont un modèle d’affaire. Plus tu exagères, plus tu mens, plus tu fais réagir, plus tu récoltes des pages vues.

Être influencé par les fausses nouvelles, sans s’en rendre compte

Selon cette étude Française, être exposé à une fausse nouvelle, même si on la sait fausse, peut changer nos comportements inconsciemment.

A lab-based randomized controlled experiment was conducted with 233 undergraduate students to investigate the behavioral effects of fake news. It was found that even short (under 5-min) exposure to fake news was able to significantly modify the unconscious behavior of individuals. This paper provides initial evidence that fake news can be used to covertly modify behavior, it argues that current approaches to mitigating fake news, and disinformation in general, are insufficient to protect social media users from this threat, and it highlights the implications of this for democracy. It raises the need for an urgent cross-sectoral effort to investigate, protect against, and mitigate the risks of covert, widespread and decentralized behavior modification over online social networks.

Would you notice if fake news changed your behavior? An experiment on the unconscious effects of disinformation

Quel effet est-ce que ça a à l’échelle d’une société, ça reste à voir.

Les Canadiens font de moins en moins confiance aux médias

Selon un récent sondage:

Nearly half of those surveyed in Canada believe journalists are purposely trying to mislead them by making statements they know are false or exaggerated; 52 per cent think news outlets are more concerned with supporting an ideology than informing the public; and 52 per cent think the media is not doing well at being objective and non-partisan. That’s better than U.S. and global opinions, where those numbers are close to 60 per cent.

Les politiciens et autres personnalités publiques qui ne cessent de dénigrer les médias y sont sans doute pour quelque chose.

Selon l’article, les gens ont une « hygiène d’information » douteuse. On pourrait croire qu’après plusieurs années d’internet et de réseaux sociaux, les lecteurs soient capable de distinguer le bon grain de l’ivraie, mais ce n’est pas toujours le cas, semble-t-il.

Populisme et désinformation: un modèle d’affaire

Un autre exemple pour nous rappeler que les médias populistes sont dans la business de la désinformation et de l’indignation seulement pour faire du cash: Alex Jones mocks his own fans — and boasts that he can get them to ‘buy anything’: Filmmaker

Filmmaker Caolan Robertson, who was hired by Jones to make a propaganda film called “You Can’t Watch This,” claims that Jones is motivated by a desire to financially exploit Trump supporters and further build his media empire.

In fact, Robertson says Jones once told him off camera that he could get his fans to “buy anything” including “dick pills.”

Ne pensez pas que nos clowns à nous sont différents.

Sean Hannity et le coronavirus: un an déjà

Via.

Le populisme comme carburant des théories du complot

On s’en doutait, mais selon cette étude, le populisme a une influence sur l’adhésion aux théories du complot:

Research examining attitudes and behaviors of Americans during the COVID-19 pandemic has largely focused on partisanship as a lens through which many Americans see the coronavirus. Given the importance of partisan affiliation and the degree of partisan polarization in the American society, that is certainly an important driver of public opinion, and a necessary one to understand. But an overlooked set of predispositions might also shape COVID beliefs and attitudes: populism. It is a worldview that pits average citizens against “the elites” and, importantly in the context of a pandemic, it includes anti-intellectual attitudes such as distrust of experts (including scientists). We find that populism is correlated with conspiracy beliefs about COVID-19, above and beyond partisanship. Furthermore, we find that conservative media consumption tends to be a stronger predictor of conspiracy belief among those high in populism than among those low in populism. We also show that these beliefs have consequences: those who believe the conspiracy theories about COVID-19 are less likely to adapt behaviors recommended by public health officials.

Entre autres, on y révèle que les médias populistes et leur anti-intellectualisme nuisent à l’adhésion aux messages des experts en santé.

Rien de scientifique, mais regarder les liens entre nos médias populistes et les théoriciens du complot sur les réseaux sociaux, tend à confirmer ces affirmations.