Étiquette : politique

Qu’est-ce que le Trumpisme?

La semaine dernière, j’étais tombé sur cette discussion entre Jérôme Blanchet-Gravel et Richard Martineau à propos de ce qui pourrait se produire aux États-Unis:

JBG: [Il faudrait revenir à] une certaine droite plus droite droite là.

RM: C’est ça, le Trumpisme sans Trump, je pense que ce serait la meilleure affaire.

Si on enlève Trump du Trumpisme, que reste-t-il? Dans Le Devoir, quelques professeurs se prononcent sur ce qu’est le Trumpisme, dont Christophe Cloutier-Roy de l’UQAM:

« La critique en référence au fascisme, très dénigrante évidemment, est venue de la gauche, note-t-il. Le trumpisme, contrairement aux grandes idéologies comme le communisme ou le nazisme, n’a pas de base intellectuelle. Il n’y a pas de livre de référence du trumpisme, même si certains thèmes reviennent, la critique de l’immigration notamment. »

Si le Trumpisme n’est basé sur rien et qu’on lui enlève Trump, que restera-t-il?

La semaine de quatre jours pourrait vous faire maigrir

Selon une étude, des semaines de travail plus courtes pourraient avoir un effet positif sur le tabagisme et sur votre poids santé.

For blue-collar workers, shortening the workweek by four hours leads to a 19% to 24% decrease in smoking, according to the paper, which was published in the December 2020 issue of Economics & Human Biology. For white-collar workers, meanwhile, cutting the same amount of hours was associated with a 1.7% to 2.1% drop in BMI. 

“The key implication of these results is that policies that reduce working time, such as shortening the statutory workweek, could lead to important health benefits,” said co-author Inés Berniell, an economist at the Universidad Nacional de La Plata in Argentina. 

Shorter workweeks may lead to less smoking, thinner waistlines

Un autre argument en faveur de la semaine de quatre jours.

Beaucoup de niveaux dans ce tweet de Ted Cruz

Comme si l’accord de Paris avait un lien avec les citoyens de Paris. Comme si les changements climatiques respectaient les frontières…

« En revenant dans l’accord de Paris, le Président Biden indique qu’il se souci plus de ce que veulent les citoyens de Paris que des emplois des citoyens de Pittsburgh. Cet accord n’aura à peu près pas d’effet sur le climat et nuira au bien-être des américains. »

Quatre ans à vérifier les mensonges de Trump

Daniel Dale de CNN raconte comment chaque jour, pendant quatre ans, il a vérifié la véracité des prétentions de Donald Trump. En 2017, Trump mentait 2,9 fois par jour. En 2018, il était rendu à 8,3.

I had to email the Boy Scouts to find out if the President had invented a nonexistent phone call from the head of the organization. (He had.) I had to email a Babe Ruth museum to find out if the President had made a bunch of false claims about the baseball legend while awarding him a posthumous Presidential Medal of Freedom. (He had.) I had to email some of Michigan’s most prominent organizations to find out if the President had actually received a state “Man of the Year” award he kept claiming he once got. (Nope.)

Ce qui parle le plus dans tout ça, c’est que Trump n’a jamais tenté de se défendre. Il s’en foutait, de mentir.

Vancouver a donné 5 800$ à quelques sans-abris: vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé par la suite

50% d’entre eux ont quitté la rue.

Though the formal research has yet to be published, the early results are staggering. Half of the cash recipients moved into stable housing one month after they received the money, compared to 25 percent of the control group. “That was phenomenal,” says Zhao. 

Almost 70 percent of them were food secure in one month. Like Ray, they spent most of the money on the essentials — food, shelter, bills. On average, the cash recipients spent a total of three fewer months in a shelter than those in the control group, whose days spent homeless increased. After one year, cash recipients reduced their spending on alcohol, drugs and cigarettes by an average of almost 40 percent, challenging “the widespread misperception that people in poverty will misuse cash funds,” the report stated.At the end of the year-long study, participants had an average of $1,000 still left in the bank. 

Vancouver Gave Homeless People $5,800. It Changed Their Lives

L’argent ne fait pas le bonheur, mais ça peut vous réchauffer de temps en temps.

4chan et le mythe QAnon

Un article fort intéressant où l’on apprend que QAnon existait avant que QAnon existe:

Therefore, when viewed in its original context, Q’s conspiracy theory — far from blazing new trails — trod a well-worn path.

For example, here’s one anon predicting the imminent “arrest of the Cabal” and “liberation of Planet Earth from dark forces” in July 2017 — three months before Q’s first post. Here’sanother, two weeks before Q appeared, writing: “Soon their demise will come. The storm approaches. Hollywood is directly connected.”

Even if we restrict ourselves to the week before Q’s first drop, we can find countless anons expressing their belief in ideas that Q went on to espouse.

For example, three days before Q’s first post, an anon who believed in the Pizzagate conspiracy listed Hillary Clinton’s supposed crimes: “Sex with a minor, rape, cannibalism” — the exact charges against Hillary that would go on to become a core part of QAnonAnother anon in that thread wanted to “talk about what the Clinton Foundation did in Haiti.” The reference was to a less-central part of Pizzagate lore which, despite its relative obscurity, Q folded into some of their early drops.

The Making of QAnon: A Crowdsourced Conspiracy

Je me demande si les fans de QAnon connaissent la genèse du mouvement et réalisent que les « drops » de Q, c’est du réchauffé.

In other words, Q — far from leaking top-secret information to the anons — simply repackaged what right-wing media (and therefore the anons) were already discussing.

Isaac Asimov, à propos du patriotisme

Quand la stupidité est considérée comme du patriotisme, il devient dangereux d’être intelligent.

Le complotisme programmé dans nos cerveaux

Beaucoup de comportements humains nous viennent de la préhistoire. C’est le cas de l’indignation, mais aussi du complotisme.

Il y a des centaines de milliers d’années, l’Homo sapiens vivait dans un monde où les complots étaient monnaie courante. Le risque d’être tué par des tribus hostiles était beaucoup plus grand qu’il ne l’est de nos jours, dans la société moderne, explique le psychologue Jan-Willem van Prooijen, chercheur à l’Université libre d’Amsterdam et auteur d’un livre sur la psychologie des théories conspirationnistes.

Ceux d’entre nos ancêtres qui savaient détecter les complots avant qu’ils ne se manifestent avaient un avantage sur les autres. C’est donc un trait qui a été favorisé dans l’évolution. Nous croyons que nos cerveaux se sont adaptés pour être à l’affût des conspirations hostiles, explique le chercheur.

Nous sommes prédisposés à être conspirationnistes

Je reviens encore avec cette idée que nous avons des émotions du paléolithique, des institutions du moyen-âge et des technologies dignes des Dieux. C’est un peu pour ça que ça chie.

George Orwell, la décence ordinaire et la #covid1984

Court texte dans Le Devoir sur la décence ordinaire prônée par George Orwell.

On parle beaucoup d’Orwell, mais on en parle mal — ou plutôt, on cerne mal l’essentiel, la part de son œuvre qui, en ces temps difficiles, pourrait nous venir en aide, nous aider à comprendre. Pour peu que l’on renonce à une lecture orientée de 1984, on tombera assez vite, en lisant les romans, les essais ou les récits-reportages du pamphlétaire, sur un concept fondamental : celui de la « common decency », que l’on traduira avec Bruce Bégout, auteur d’une étude sur le sujet, par « décence ordinaire ».

Penser la pandémie avec George Orwell

Comme l’explique l’auteur Nathan Murray, Orwell est cité à tort et à travers depuis le début de la pandémie. Un des pires exemples est l’émergence du mot-clic #covid1984, qui est même utilisé par certains chroniqueurs relativement en vue dans nos médias.

L’ignorance, c’est la force, comme disait l’autre.

Le ruissellement est une arnaque

On s’en doutait, mais selon une étude, le ruissellement, cette idée que les revenus des plus riches sont réinjectés dans l’économie, ne fonctionne pas.

The new paper, by David Hope of the London School of Economics and Julian Limberg of King’s College London, examines 18 developed countries — from Australia to the United States — over a 50-year period from 1965 to 2015. The study compared countries that passed tax cuts in a specific year, such as the U.S. in 1982 when President Ronald Reagan slashed taxes on the wealthy, with those that didn’t, and then examined their economic outcomes.

Per capita gross domestic product and unemployment rates were nearly identical after five years in countries that slashed taxes on the rich and in those that didn’t, the study found.

But the analysis discovered one major change: The incomes of the rich grew much faster in countries where tax rates were lowered. Instead of trickling down to the middle class, tax cuts for the rich may not accomplish much more than help the rich keep more of their riches and exacerbate income inequality, the research indicates.

À lire ici: 50 years of tax cuts for the rich failed to trickle down, economics study says ou ici en français.