Antiintellectualisme et népotisme

Au Sportnographe, on s’est dit qu’on n’allait pas commencer à répondre à toutes nos critiques. Mais des fois, c’est tentant.

Par exemple, la semaine dernière, Christian Tétreault et Pierre Pagé de NRJ nous ont solidement rentré dedans.

D’abord, on nous traite d’universitaires. C’est une critique qui revient souvent depuis que le Sportnographe est sur la place publique. Oui oui, une critique. C’est péjoratif d’être éduqué. C’est ce qui me frustre le plus. Qu’est-ce qu’on peut répondre à ça ?

Ensuite, on nous reproche d’être méchants. Venant de personnages (Tétreault et Pagé) qui ont passé plusieurs années à frapper sur certaines vedettes québécoises, et de façon pas toujours élégante, c’est surprenant. Mais c’est aussi un mot (“méchant”) qui n’est pas juste. On critique le travail bâclé des experts sportifs, et on recense leurs erreurs de langage. On ne traite personne de gros, de laid, ou de mal peigné, même si ce serait très facile de le faire.

Enfin, Pierre Pagé tente de nous avertir : “les ptits gars, j’espère que vous avez un contrat à long terme, parce que l’ascenseur revient tout le temps”. Qu’est-ce que ça veut dire ? Si vous voulez faire long feu dans le milieu, restez amis avec tout le monde et ne dénoncez pas l’incompétence ? Comme si on aspirait à remplacer Benoît Brunet. Et comme si c’était une bonne chose que nos médias soient peuplés d’artisans qui s’entre-couvrent (en supposant que ça se dise).

Semble-t-il qu’il ne faut pas niaiser avec ça le sport, au Québec. C’est du sérieux. On ne rit pas des experts sportifs.

Eille, c’est rien que du sport, bondance.

Ça me fait du bien d’en parler.

Le Web comme club-école

Je pensais à ça, et le Web et les blogues sont un peu rendus comme le club-école des médias.

Il y a deux ou trois ans, je prenais une bière pour discuter partenariat avec Alexandre Coupal de Ste-Flanelle, qui faisait des podcasts où l’ont entendait des bruits de casseroles, en compagnie de Frédéric Lord. Ils se retrouvaient ensuite à CIBL, et sont maintenant tout deux à Radio-Canada.

Puis je rencontrais Émile pour jaser stratégie autour du journalisme citoyen. Le voilà maintenant qui vit de Fanatique chez Branchez-Vous.

Il y a Maxime Morin, qui sévissait sur nhlfr.com puis sur Fanatique que l’ont peut maintenant voir à RDS.

Et voilà le Sportnographe à Radio-Canada.

Il me semble que ça devrait servir d’exemple à ceux qui veulent se faire connaître et vivre de ce qu’ils aiment. Montrez de quel bois vous vous chauffez sur les internets. Ça ne coûte rien, ça permet d’acquérir de l’expérience et une réputation, et ça peut porter fruit.

C’est tout ce que j’avais à dire là-dessus.

Le Sportnographe terminera la saison à Radio-Canada

Bon, c’est une façon de parler. Mais dorénavant, plutôt que de faire nos couvertures en direct des matchs sur sportnographe.com, nous les ferons sur le site de Radio-Canada qui nous a construit une belle page (en couleur) où nous pourrons dire nos niaiseries, et quelques trucs un peu plus sérieux (c’est une société d’État, après tout).

Ça commence ce vendredi, et notre ami Jean Dion sera aussi de la partie.

Plagiat sur le Grand Club RDS, la suite

Depuis jeudi soir, j’ai envoyé trois courriels à RDS à propos du texte plagié sur leur Grand Club RDS. Le texte y est toujours, et nous n’avons pas eu de réponse de la part de RDS.

Il faut croire que leur adresse de courriel n’est qu’une décoration.

De plus, nos enquêteurs ont découvert que l’utilisateur plagiaire (à ne pas confondre avec “utilisateur payeur”) avait aussi repris un texte de Normand Leblond.

Et notre ami plagieur se donne la peine d’effacer mes commentaires mettant au jour la supercherie. Effronté.

MISE À JOUR : RDS a retiré les textes et banni le plagiaire en question. Merci.

Identi.ca

Je n’ai pas encore eu le temps de m’inscrire à Identi.ca (j’ai accès à internet de façon intermittente par les temps qui courent), mais je trouve l’idée de “décentraliser” le microblogging excellente. En plus, il s’agit d’un produit montréalais. Évidemment, ça risque d’être difficile de briser l’air d’allée de Twitter, mais Identi.ca a reçu une fort belle visibilité, alors c’est un bon début.

Je vais certainement tenter d’installer Laconi.ca (le logiciel à code source libre derrière la patente) sur mon serveur. Ça pourrait être utile pour les membres du Sportnographe d’avoir un outil de la sorte pour discuter entre eux, et lorsque nous couvrons les matchs en direct… en plus d’ajouter quelques utilisateurs au réseau d’Identi.ca

Cyberpresse commente sur le Sportnographe ?

Drôle de commentaire à ma dernière chronique du Sportnographe :

“Bonjour Yvan, intéressant comme article. Un de mes collègues François Gagnon, traite du même sujet que vous, il pourrait être un bon complément à votre article. http://blogues.cyberpresse.ca/gagnon/ ?p=70313523”

Et c’est rédigé par quelqu’un possédant une adresse @cyberpresse.ca (évidemment, ça peut être bidon).

Est-ce que Cyberpresse essaie d’être amie avec les “blogueurs” ?

Toutefois, comme me le fait remarquer Émile (si j’étais un blogueur d’affaire, je dirais “le copain Émile”), François Gagnon, lui, n’aime pas que l’ont mette des liens dans ses commentaires…

Des vedettes soutiennent le Sportnographe

Ça ne paraît pas comme ça, mais ça commence à être sérieux le Pod’Casque du Sportnographe. Merci à Jean-Philippe Pleau qui est un peu notre Bruno Guglielminetti…

Dans la dernière édition, on peut entendre Jean-René Dufort, Alfa Rococo et Jean-François Mercier dire “Vous écoutez le pod’casque du Sportnographe”. Ça ajoute tout un aura de crédibilité à la patente (mettons).

La semaine prochaine, vous aurez droit à une entrevue exclusive avec Normand L’amour à propos de sa chanson sur les Canadiens, en plus de commentaires alcoolisés de fans finis qui criaient sur le bord de la rue Sherbrooke près du métro Langelier après la victoire contre Boston.