Étiquette : technologie

Le droit à la réparation ou de plus longues garanties?

Selon ce journaliste de ZDnet, au-delà du droit à la réparation des appareils électroniques, il faudrait imposer aux fabricants d’offrir des garanties plus longues, les forçant ainsi à bâtir des appareils qui brisent moins vite.

Here’s my idea for making products more reliable and keep things out of recycling centers for longer — mandatory 3-year parts and labor warranty on gadgets. Simple. Pass the buck to the manufacturer. Obviously, this wouldn’t cover accidental damage or wear and tear (this is where Right to Repair would come into play), but it would shift the burden of repairs relating to a product’s poor lifespan squarely onto the maker. Almost overnight we’d see products last longer. 

Bonne idée.

Reconstruire la sphère publique

Quelques pistes de solutions intéressantes qui pourraient nous mener vers un monde où nous n’abandonnons pas notre vie privée à des compagnies qui n’ont que pour objectif de faire du profit en suscitant des réactions, parfois pour les mauvaises raisons.

Let your imagination loose: What would it really mean to have human rights online? Instead of giving private companies the ultimate decision about whose accounts—whether yours or the president’s—should be deleted, it might mean online citizens could have recourse to a court that would examine whether they violated their terms of service. It would also mean being in charge of your own data. You could give medics all the information they need to help fight diseases, for example, but would also be guaranteed that these data couldn’t be repurposed. If you were to see advertising, political or otherwise, you would have the right to know not only who was behind it, but how your data were used to target you specifically.

On a des options. Il ne manque que la volonté de les mettre en place.

Des robots pour remplacer les comptables

Un logiciel à 10 000$ pourrait faire le travail de deux à quatre humains, selon cet article.

These robots are here to merge purchase orders into columns J and K of next quarter’s revenue forecast, and transfer customer data from the invoicing software to the Oracle database. They are unassuming software programs with names like “Auxiliobits — DataTable To Json String,” and they are becoming the star employees at many American companies.

Ce n’est pas encore au point, mais il me semble que la robotisation et le perfectionnement des algorithmes sont des choses qui vont changer l’organisation de nos sociétés, et qu’on en parle très peu.

Droit à la réparation pour les tracteurs aussi

On s’inquiète depuis quelques années que les produits Apple, entre autres, soient impossibles à réparer soi-même où à modifier. Semble-t-il que ce soit aussi un enjeux chez les fermiers.

The report says for countless generations farmers have been able to independently repair equipment once purchased from manufacturers, but new developments in technology have shifted the status quo to disadvantage farmers. Unable to make repairs themselves, farmers are required to take equipment back to the dealership or associated repair facilities, “leading to delays of hours to weeks.”

“Without the software tools needed to diagnose problems, install replacement parts and authorize repairs, the engagement or failure of any sensor or control system forces a farmer to either haul their machine into the nearest dealership or wait for a field technician to arrive to complete the repair,” the report reads.

Les tracteurs modernes utilisent un logiciel de diagnostic que seule la compagnie possède.

Le modèle d’affaire douteux des fabricants d’imprimantes

Je ne peux plus faire imprimer à partir de mon Mac depuis deux ans parce que le firmware n’a pas été mis à jour pour les dernières versions de MacOS. Je ne peux imprimer qu’à partir de mon iPhone.

Pourtant, les fabricants utilisent leur firmware pour introduire des fonctions empêchant les gens d’utiliser autre chose que leur propres cartouches d’encre.

Printer companies have a peculiar business model. They sell printers — these miracles of modern engineering and technology — for extraordinarily cheap. The reason they can do this is because they make up the money elsewhere: Ink sales. The prices they charge for printer ink are extraordinary. At times, the price-per-ounce has topped Russian caviar or fancy champagnes.

À écouter, cet épisode instructif de Planet Money sur ce modèle d’affaire: Why printers are the worst. Vous comprendrez peut-être pourquoi vous avez souvent envie de pitcher votre imprimante aux bouts de vos bras.

La navigation privée n’est peut-être pas privée

C’est ce qu’on a appris pendant un procès en Californie.

In this case, Google is accused of relying on pieces of its code within websites that use its analytics and advertising services to scrape users’ supposedly private browsing history and send copies of it to Google’s servers. Google makes it seem like private browsing mode gives users more control of their data, Amanda Bonn, a lawyer representing users, told Koh. In reality, “Google is saying there’s basically very little you can do to prevent us from collecting your data, and that’s what you should assume we’re doing,” Bonn said.

Judge in Google case disturbed that ‘incognito’ users are tracked

Google nous dit: J’oublierai ton nom et mon nom, je m’en irai incognito… mais pas vraiment.

L’économie de l’attention

Entrevue avec un chercheur qui avait prédit beaucoup de choses qui se sont avérées au fil des dernières années en se basant sur les théories de l’économie de l’attention.

Mr. Goldhaber was conflicted about all of this. “It’s amazing and disturbing to see this develop to the extent it has,” he said when I asked him if he felt like a Cassandra of the internet age. Most obviously, he saw Mr. Trump — and the tweets, rallies and cable news dominance that defined his presidency — as a near-perfect product of an attention economy, a truth that disturbed him greatly. Similarly, he said that the attempted Capitol insurrection in January was the result of thousands of influencers and news outlets that, in an attempt to gain fortune and fame and attention, trotted out increasingly dangerous conspiracy theories on platforms optimized to amplify outrage.

“You could just see how there were so many disparate factions of believers there,” he said, remarking on the glut of selfies and videos from QAnon supporters, militia members, Covid-19 deniers and others. “It felt like an expression of a world in which everyone is desperately seeking their own audience and fracturing reality in the process. I only see that accelerating.”

Beaucoup de gens qui se battent pour avoir notre attention. Il faut bien choisir à qui la donner.

Reprendre le contrôle de nos données

Pierre Henrichon dans Le Devoir propose que l’on retire aux compagnie privées la mainmise de nos données personnelles.

On peut donc imaginer un régime en vertu duquel les données appartiennent à une instance publique chargée d’en réguler tant la distribution que l’utilisation. Un tel régime permettrait aux entreprises de poursuivre leurs efforts dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la reconnaissance vocale, de la reconnaissance d’images et ainsi de suite. Le dépôt de données serait ouvert à tous, stimulant ainsi l’innovation. En outre, un tel régime permettrait d’encadrer les utilisations de ces données. Retirons aux Big Tech ce qui fait leur puissance : les données. Elles appartiennent à nous tous et nous devons les contrôler.

Je ne suis pas sûr de voir comment techniquement cela fonctionnerait, et il y a aussi un risque à en laisser le contrôle au gouvernement, mais c’est sûrement une piste à explorer.

Être agressé devant la différence

Ce n’est pas une analyse nouvelle, mais je trouve que l’auteur Philippe Delmas l’exprime bien:

« Participer à la vie collective, ça veut dire se frotter à des gens différents qui voient le monde différemment, qui le sentent différemment, qui ont des priorités différentes, des expressions différentes. La tech vous rend possible de les croiser de moins en moins et donc d’être de plus en plus agressé quand vous rencontrez la différence. Ça, c’est le risque. »

À écouter, ce balado de France Culture, même si M. Delmas est peut-être un peu trop pessimiste et même si on ne s’habitue pas à l’utilisation du terme « la tech ».

Il ne faut pas laisser les réseaux sociaux décider de ce qui doit être censuré

Un texte dans Le Devoir qui résume bien ce que je pense des derniers bannissements imposés par les réseaux sociaux, qu’ils soient justifiés ou pas.

Nous devons aujourd’hui composer avec le territoire numérique. Les règles de distanciation sociale vécues depuis le début de la pandémie ne font que confirmer l’urgence d’organiser un espace public dématérialisé. Mais ce n’est pas aux entreprises technos, centralisatrices et mues par des intérêts marchands, d’organiser le lien social. C’est aux citoyens, aux institutions civiques et aux gouvernements d’y réfléchir.

Twitter, Facebook et la société numérique

C’est un peu comme avec la philanthropie. C’est bien beau, mais pourquoi laisser à une entreprise décider qui mérite d’être aidé?